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La cirrhose peut être considérée
comme un véritable état précancéreux, qu’elle soit d’origine
alcoolique, virale (hépatite B, C) … PUB La Carcinogenèse hépatique, désormais mieux connue, comprend :
Les hépatocytes sont porteurs, dans un premier temps, d’anomalies moléculaires, puis d’anomalies de fonctionnement cellulaire. La transformation
en nodules va logiquement entraîner des phénomènes vasculaires
et d’oxygénation au sein de ces nodules, provoquant de la
nécrose, suivie par un phénomène de multiplication
cellulaire aboutissant à la «régénération hépatique».
Une meilleure connaissance de cette carcinogenèse hépatique permet :
- le pronostic
du CHC, très mauvais, allant de quelques semaines à quelques
mois, ont conduit naturellement les praticiens à proposer un dépistage dans de nombreux pays. L’objectif est de détecter un sous groupe de malades, dont la cirrhose est de classe A de Child-Pugh (avec bon métabolisme hépatique) porteur d’une tumeur unique inférieur ou égale à 3 cm, sans envahissement vasculaire, non métastatique. En effet, la survie des ces patients peut atteindre 50% à 3 ans. Méthodes de dépistage : Le diagnostic de cirrhose doit être certain. Ce dépistage repose sur l’échographie et le dosage de l’± foeto proteine.
- examen essentiel Le
diagnostic, à évoquer systématiquement chez un patient cirrhotique
porteur d’un nodule à l’échographie, est le CHC ( carcinome
hépatocellulaire) En cas de petit nodule, inférieur ou égale à 3 cm chez un cirrhotique, des diagnostics différentiels doivent être écartés : - tumeurs bénignes,
telles des angiomes…… 2.
Dosage de l’± foeto proteine : le dosage de ce
marqueur est couplé à l’échographie. Cependant l’objectif du dépistage étant de découvrir un petit CHC, il en résulte que logiquement le dosage sérique de l’± foeto proteine est bas, puisque, comme la majorité des marqueurs tumoraux, sa sécrétion est directement corrélée à la masse tumorale. De
plus, comme pour les autres marqueurs, son élévation peut
traduire un phénomène inflammatoire local. Sa spécificité
est, en conséquence, réduite. 3. Observations sur ce dépistage : Les limites techniques de l’échographie, la faible spécificité de l’± foeto proteine entrainent une controverse sur ce dépistage .. Par contre , ce dépistage en Asie a été efficace dans la mesure où un grand nombre de CHC ont été détectés à un stade dit de « curabilité ». En Europe, l’étiologie des cirrhoses est essentiellement d’origine alcoolique ; ce qui pourrait expliquer les relatives controverses sur ce dépistage. De plus, l’intérêt d’un dépistage est non seulement de détecter la maladie à un stade de curabilité mais aussi et surtout de proposer un traitement efficace. Or nous avons vu dans le chapitre « traitement » qu’à partir de la compréhension de la carcinogenèse hépatique, c’est le foie, dans son entier, qui est « malade », ce qui explique les récidives « à coup sur », lorsqu’une simple résection hépatique est proposée. Seule la transplantation donne des résultats corrects en ce qui concerne la survie.
Les patients porteurs de cirrhose sont habituellement pris en charge et suivis régulièrement par leur praticien. L’amélioration des appareils d’échographie permet de mieux diagnostiquer les petites tumeurs. Ce dépistage pourrait être, en conséquence, plus efficace. Par contre, poser un diagnostic est insuffisant. Il faut, par la suite, proposer une thérapeutique efficace et réaliste. |
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