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actualité médicale
img Xénotransplantation et Xénogreffe (1ère partie)

Sommaire :

Introduction
Articles généraux
Historique
Xénogreffe et éthique
La presse en parle
Pour en savoir plus

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imgIntroduction

Grâce au progrès des techniques de greffe, la transplantation de greffons entre deux êtres humains (greffes allogéniques) donne aujourd’hui d’excellents résultats et il sera peut-être bientôt possible de greffer des cellules, tissus et organes d’origine animale sur des organismes humains (greffes xénogéniques).
Cette perspective soulagera peut-être les nombreux patients en attente d’une greffe ; elle n’en soulève pas moins une foule de questions scientifiques, médicales, juridiques, sociales, éthiques et sanitaires.

Une pénurie d'organe
Pour ne prendre qu’un seul exemple, il y a aux Etats-Unis 50 000 patients en attente d’une transplantation, alors que le nombre de donneurs n’atteint pas 5000 par année. Environ 3000 personnes meurent chaque année faute d’avoir bénéficié d’un don d’organe.
Pour pallier à la pénurie sans cesse croissante d'organes humains pour fin de transplantations, l'utilisation du porc en tant que donneur alternatif offre une solution attrayante.

On envisage donc très sérieusement de greffer des organes, des tissus et des cellules d’origine animale sur les malades qui ont besoin de greffons, d’autant que la mise au point d’organes artificiels prendra vraisemblablement encore des dizaines d’années

Les problèmes majeurs de la xénogreffe

  • Le problème majeur qui empêche la réalisation des xénogreffes d'organes aujourd'hui est l'existence du rejet hyperaigu qui survient entre les espèces animales phylogéniquement distantes.
    Il serait tout à fait possible de réaliser des xénogreffes d'organes à partir de primates supérieurs (chimpanzés) mais cette possibilité semble peu réalisable car ces espèces animales sont protégées et représentent une source incontrôlable de transmission de virus à l'homme.
    Le choix du porc est par contre plus acceptable éthiquement ou physiologiquement, mais la réaction immunologique entre l'homme et un organe porcin est beaucoup plus violente qu'elle ne l'est entre l'homme et le primate ou entre les hommes.
    Deux grandes orientations de recherche dans le domaine de la xénotransplantation sont étudiées par les différents scientifiques:
    - d'une part rendre le porc moins immunogénique en réalisant ce que l'on appelle des porcs transgéniques
    - et d'autre part en cherchant de nouveaux moyens immunosuppresseurs pour maîtriser le rejet hyperaigu qui dépend essentiellement des anticorps préformés et du complément.

  • L’autre problème majeur concerne la transmission à l’homme de zoonoses et de rétrovirus d’origine animale qui risquent à la limite d’atteindre des proportions pandémiques. En la matière, le « risque zéro » ne peut absolument pas être garanti et il paraîtrait donc logique de respecter un moratoire.
    Des organismes comme l'OMS, l'OCDE demandent aux scientifiques de se prémunir de toutes les sécurités nécessaires pour éviter les maladies infectieuses transmissibles du porc vers l'homme.

Conclusion
Il s'agit là encore d'une avancée scientifique qui, en tant que telle, pose à la société un problème tellement sujet à controverse et porteur d'une charge émotionnelle qu'il faut impérativement l'inscrire dans un cadre réglementaire cohérent.

imgArticles généraux

Maladie de Parkinson : une greffe de cellules embryonnaires porcines améliore l'état des patients
Une greffe de tissus mésencéphalique embryonnaire de porc dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Parkinson améliore l'état des malades selon des travaux publiés dans le numéro de Neurology du 14 mars. Les scientifiques expliquent que cette xénogreffe constitue la première implantation de cellules porcines dans le cerveau humain.
Dépêche Caducée.net - Mars 2000.
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Importance de la recherche en immunologie de transplantation
Pour pallier le manque d'organe, il semble que la xénotransplantation représente une solution au manque crucial de donneur d'organes et l'animal qui se présente comme le donneur potentiel le plus probable est le porc.
Par Professeur Pierre Gianello, Université Catholique de Louvain en Woluwe, Bruxelles.
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Bientôt un coeur de porc dans la poitrine d'un homme
Pourquoi des porcs, et pour quelle espérance ? Un donneur idéal. Objectif 2010.
Une page préparée en collaboration avec Essentiel Santé / Préviade sur le site web santé de la ville de metz
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Xénogreffe : des chercheurs rapportent la transmission d'un virus de babouin à l'homme
Des chercheurs américains rapportent avoir observé qu’un virus est passé du babouin à l’homme à l’occasion d’une greffe de foie de singe. C’est la première fois que l’on montre qu’un virus animal a franchi la barrière d’espèce après xénotransplantation, une technique expérimentale consistant à utiliser des organes d’animaux pour pallier à la pénurie d’organes humains.
Dépêche Caducée.net - Octobre 1999.
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Qu'est-ce que la xénotransplantation?
Explication avec schéma vulgarisé de la xénotransplantation. L'utilisation d'organes d'animaux à des fins de transplantation chez l'être humain pourrait mettre fin à la pénurie chronique d'organes au Canada et ailleurs. S'assurer que les organes à greffer ne contiennent pas d'agent pathogène et surmonter le rejet immunitaire.
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imgHistorique

De l'allogreffe à la xénogreffe - Historique
L'histoire est semée de mythes et légendes mettant en scène des êtres hybrides : dieux, demi-dieux, sirènes, tritons ou centaures. Rappelez-vous la chimère d'Homère, résultat de la triple fusion d'une chèvre, d'un lion et d'un dragon. Ce terme de chimère, comme on va le voir, même s'il est loin de cet imaginaire, est aujourd'hui devenu réalité en transplantation.
Par P. Lang Nephrologie - INSERM U139, 1996.
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Rédacteur : Florence Campagne
Juin 2000

 
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