L'application
des lignes directrices nationales exige leur diffusion systématique
et leur mise à jour régulière.
Depuis
quelques années, une cinquantaine de pays en développement
ont entrepris d'élaborer ou de mettre à jour des lignes directrices
nationales relatives aux services de planification familiale.
C'est un travail qui demande la collaboration de chacun :
prestataires, fonctionnaires de l'administration, experts
techniques et autres. Les écrire n'est cependant que la première
phase.
En effet,
il est également essentiel de disséminer ces lignes directrices
grâce notamment à une formation destinée aux prestataires,
qui doivent savoir comment les appliquer et pourquoi. De même,
les lignes directrices doivent être mises à jour régulièrement
étant donné que les découvertes scientifiques touchant la
contraception ou toute autre question liée à la reproduction
peuvent influencer les procédures médicales et la politique
sanitaire. De même, il est indispensable de faire savoir aux
clients quels sont leurs droits en vertu de ces lignes directrices.
Selon
Mme Sandra de Castro Buffington de l'Agence des Etats-Unis
pour le développement international (USAID), pour appliquer
ces lignes directrices, il faut adopter un plan exhaustif
comportant la formation, l'éducation, l'élaboration des politiques
sanitaires et la communication aux clients de leurs droits,
dans le contexte d'une sensibilité aux valeurs culturelles.
Auparavant, Mme Buffington travaillait pour JHPIEGO, entreprise
d'assistance technique en matière de santé de la reproduction,
basée aux Etats-Unis, et a aidé à élaborer des lignes directrices
au Brésil, en Bolivie, au Pérou et au Guatemala.
"Il est
nécessaire d'institutionnaliser les lignes directrices en
les incorporant aux programmes d'études dans les écoles de
médecine, d'infirmières et de pharmacie", continue-t-elle.
"Il faut en informer les futurs clients afin qu'ils exigent
des prestataires qu'ils répondent à leurs questions et respectent
leur droit de faire un choix informé. Nous devons enfin influer
sur le système de supervision et d'administration, du sommet
de la hiérarchie vers le bas, et vice-versa."
L'exécution
de ces étapes primordiales peut demander plusieurs années.
Par conséquent, il est difficile de connaître l'impact réel
sur les services à la clientèle qu'ont les lignes directrices
récentes concernant la planification familiale. "Il est très
difficile de déterminer la mesure dans laquelle les lignes
directrices nationales changent les habitudes des prestataires",
fait remarquer Mme Susan Palmore, qui est responsable de l'application
de la politique et de la recherche à FHI. "De nombreux facteurs
influent sur ces pratiques. Notre recherche à FHI a essayé
de faire le point de ces divers facteurs."
Recommandations
internationales
Les autorités
sanitaires de beaucoup de pays se sont largement inspirées
des recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé
(OMS)1 et de l'USAID2, aux fins de l'élaboration
de lignes directrices concernant la contraception. Ces recommandations
visent à assurer des services plus accessibles, plus uniformes
et de meilleure qualité.
Selon
le docteur Roberto Rivera, directeur des affaires médicales
internationales à FHI, il serait beaucoup plus difficile d'élaborer
des lignes directrices nationales sans les recommandations
de l'OMS et de l'USAID, à la rédaction desquelles il a d'ailleurs
participé, et qui constituent les principaux documents de
référence pour l'actualisation des lignes directrices. "Elles
représentent en effet le consensus des experts internationaux,
fondé sur l'information scientifique disponible la plus récente",
explique le docteur Rivera qui a conseillé les autorités sanitaires
du Mexique, du Paraguay, du Costa-Rica, de la Jamaïque et
du Salvador au moment où elles élaboraient les lignes directrices
nationales de planification familiale.
L'OMS
a adopté un système de classification à quatre niveaux
afin de déterminer comment l'état de santé ou toute autre
circonstance s'appliquant à la cliente pourraient influencer
l'utilisation de méthodes de contraception spécifiques. Si
l'état de santé ou la circonstance en question n'appellent
aucune restriction, ils relèvent de la catégorie 1. La catégorie
2 s'applique aux états pour lesquels l'usage de la méthode
n'est généralement pas restreinte. Si on considère l'âge,
par exemple, les femmes allant de la ménarche jusqu'à 40 ans
sont en catégorie 1 pour l'emploi de contraceptifs oraux faiblement
dosés, tandis que les femmes de 40 ans ou plus appartiennent
à la catégorie 2.
Par contre,
si une femme de 35 ans ou plus fume modérément, elle est rangée
dans la catégorie 3 pour l'emploi de contraceptifs oraux :
la méthode est peu recommandable, sauf si d'autres méthodes
plus appropriées ne sont pas disponibles ou acceptables. Pour
la grande fumeuse (20 cigarettes ou plus par jour) âgée de
plus de 35 ans, la méthode est à proscrire (catégorie 4).
Pour chaque
méthode contraceptive, l'USAID, dans ses recommandations,
offre des réponses aux questions les plus fréquemment posées,
en précisant le raisonnement scientifique qui se rattache
à chacune d'entre elles. Elle classe également les différentes
procédures médicales préliminaires associées à l'administration
de la contraception. Les procédures essentielles, obligatoires
ou importantes se trouvent dans la première catégorie. Les
autres catégories comprennent les procédures qui sont raisonnables
dans certains cas, mais qui ne sont pas toujours appropriées
; celles qui peuvent se justifier sur le plan de la prévention
sanitaire mais qui n'ont rien à voir avec la contraception
proprement dite ; et celles qui non seulement sont inutiles
mais également sans rapport avec une utilisation sans danger
de la méthode.
Un examen
pelvien, par exemple, est une procédure médicale qui convient
à certains objectifs, mais qui n'est pas nécessaire pour déterminer
si la cliente peut sans danger prendre des contraceptifs oraux
: cette procédure appartient donc à la catégorie de celles
qui peuvent être utiles aux fins de prévention sanitaire,
mais qui n'ont pas de rapport avec une utilisation sans danger
de la méthode. Certaines analyses de laboratoire préliminaires,
telle celle des taux de cholestérol, appartiennent à la catégorie
des procédures inutiles et sans rapport avec une utilisation
sans danger des contraceptifs oraux.
Selon
une étude portant sur les révisions apportées aux lignes directrices
sanitaires entre 1992 et 1996 en Bolivie, au Guatemala, au
Pérou et dans deux Etats du Brésil, les nouvelles lignes directrices
nationales s'inspirent beaucoup des recommandations de l'OMS
et de l'USAID. L'étude s'est surtout intéressée aux neuf principales
catégories (comprenant 400 indications de modifications des
programmes) susceptibles d'affecter les obstacles à l'accès
aux services et à la qualité des services. "En examinant les
nouvelles lignes directrices, nous avons observé une baisse
considérable du nombre des procédures médicales et des critères
restrictifs de recevabilité médicale", déclare Mme Jennifer
Macías, de JHPIEGO, qui ajoute que, bien que la plupart des
lignes directrices nationales soient aujourd'hui pratiquement
en accord avec les recommandations de l'OMS, une telle analyse
théorique des documents ne livre aucun renseignement sur l'évolution
des pratiques des prestataires.3
Une analyse
récente réalisée dans cinq pays d'Afrique a permis de comparer
les lignes directrices nationales relatives à la prestation
des services aux pratiques des prestataires, grâce à des entretiens
menés avec 2.000 de ces derniers. Selon Mme Kate Miller et
ses collègues du Population Council, les prestataires "appliquent
à leur clientèle des critères nettement différents et bien
plus restrictifs que ne l'exigerait la politique sanitaire".
Par exemple, bien que les lignes directrices en vigueur dans
les cinq pays n'exigent une autorisation du conjoint que pour
la stérilisation, la majorité des prestataires demandent l'autorisation
du conjoint pour la plupart des procédures. Dans le cas des
contraceptifs oraux, environ le tiers des prestataires au
Burkina Faso, et près du dixième d'entre eux au Kenya ont
exigé le consentement du conjoint. Douze pour cent des prestataires
l'ont réclamé au Botswana pour les injectables, et 25 pour
cent au Sénégal pour les dispositifs intra-utérins (DIU).
L'étude
a comparé les restrictions au niveau de la prestation de services
en fonction de l'état civil, de l'autorisation maritale et
des critères de parité (le nombre d'enfants) et d'âge, aux
énoncés des lignes directrices nationales sur ces points concernant
six méthodes (les contraceptifs oraux, les préservatifs, les
DIU, les injectables, Norplant et la stérilisation féminine).
"Dans tous les cas, le personnel soignant applique des critères
beaucoup plus restrictifs que ceux qui sont requis par les
lignes directrices", concluaient les auteurs de l'étude.4
Pourtant,
des faits anecdotiques semblent indiquer que certaines nouvelles
lignes directrices ont eu un effet favorable sur les services.
L'injectable à l'acétate de médroxyprogestérone-dépôt (DMPA)
a été longtemps gardé sous clef dans les cabinets médicaux
des districts régionaux en Tanzanie, et les prestataires ne
donnaient le DMPA à une femme que si elle avait déjà eu plusieurs
enfants. Selon le docteur Catherine Sanga, qui est l'adjointe
du directeur du programme de planification familiale du ministère
de la Santé en Tanzanie, on a longtemps considéré le DMPA
comme un médicament dangereux qui ne pouvait être prescrit
que par un médecin. Or, le ministère tanzanien, en collaboration
avec INTRAH, un programme international de formation sanitaire,
a confié à un groupe d'experts la tâche d'élaborer de nouvelles
lignes directrices, dont la dissémination s'étalerait ensuite
sur un an. Le nouveau document adopte les recommandations
de l'OMS et de l'USAID, selon lesquelles une femme sans enfants
pouvait utiliser cette méthode sans crainte, et l'obtenir
de n'importe quel prestataire formé à l'administrer. "Les
autorités sanitaires ont enlevé les verrous à la contraception
par le DMPA et l'ont mise à la portée de plus de femmes",
affirme le docteur Sanga.
Les
pratiques des prestataires
Les études
montrent aussi que les lignes directrices influent sur les
pratiques des prestataires. Dans le cadre d'une analyse des
évaluations publiées des protocoles cliniques, 55 des 59 études
qui ont été faites ont relevé "une amélioration sensible de
l'administration des soins depuis l'adoption des lignes directrices".
Ces nouveaux protocoles traitaient de questions médicales
diverses, telles que les soins prénataux, les vaccinations
antitétaniques et les accouchements par césarienne. Selon
les auteurs de l'analyse, "l'application réussie des protocoles
cliniques dépend d'un grand nombre de facteurs, notamment
les méthodes par lesquelles ces protocoles sont élaborés,
disséminés et mis en pratique".5
Sur l'initiative
de l'USAID, plus de 100 spécialistes se sont récemment réunis
à Washington afin de déterminer la mesure dans laquelle les
lignes directrices affectaient la qualité des services dans
le domaine de la planification familiale internationale. Cette
assemblée a décrit le processus d'élaboration et de dissémination
de lignes directrices comme étant "la voie pour maximiser
l'accès et la qualité", l'objectif ultime étant de faire en
sorte que les prestataires les appliquent convenablement.
Pour ce
faire, il est essentiel d'établir la nécessité de ces lignes
directrices et d'obtenir le concours des autorités sanitaires.
L'essai préalable d'un jeu préliminaire de recommandations
auprès de prestataires locaux est utile, car il permettra
de déterminer si les lignes directrices seront bien comprises
des personnes qui doivent les appliquer. Il faut par la suite
assurer une dissémination bien orchestrée et des efforts de
promotion. On prendra soin, en outre, d'actualiser les lignes
directrices régulièrement, et pour bien faire il faudrait
en évaluer les résultats.
Une analyse
faite par FHI des modifications récentes des lignes directrices
en matière de planification familiale met l'accent sur l'importance
que revêt la mise au point de stratégies appropriées à chaque
phase du projet. D'après ses auteurs, il est nécessaire de
faire en sorte que la distribution de la dernière version
des lignes directrices soit assurée, qu'il y ait aussi une
formation, une supervision et un contrôle très serrés, de
façon que les pratiques changent vraiment. Les auteurs ont
aussi suggéré qu'il y ait plus de recherches sur l'effet des
lignes directrices sur les pratiques des prestataires et sur
la qualité des services.6
Une étude
réalisée conjointement au Cameroun par l'Assocation panafricaine
des anthropologues et FHI a permis de conclure que les nouvelles
lignes directrices nationales qui avaient été disséminées
au cours des ateliers de formation avaient eu très peu d'impact
sur l'attitude des prestataires en ce qui concernait l'accès
des clientes aux services. Bien que les lignes directrices
indiquent que toutes les femmes en âge de procréer sont en
droit de se procurer des contraceptifs oraux et, à l'exception
des adolescentes, des injectables, elles ne stipulent pas
spécifiquement que les prestataires ne doivent pas faire de
discrimination d'âge ou de parité dans la prescription de
certaines méthodes. De même, les lignes directrices ne précisent
pas que les examens pelviens et les analyses de sang et d'urine,
qu'on peut qualifier d'"obstacles au processus", devraient
être l'exception plutôt que la règle. L'étude fait remarquer
que la documentation faisant référence aux critères de recevabilité
et aux obstacles au processus n'est pas facile à trouver.7
Les résultats
préliminaires d'une étude de suivi faite en 1998 n'éclaircissent
guère la situation, déclare M. John Stanback, chercheur à
FHI spécialisé dans les services de santé et qui coordonne
l'étude en question. Celle-ci relève peu de changements au
niveau de l'accessibilité des services. Par exemple, bien
que les lignes directrices spécifient que l'âge et la parité
ne sont généralement pas des raisons de refuser les contraceptifs,
la proportion des clientes de moins de vingt ans et sans enfants
n'a pas augmenté à la suite des ateliers de vulgarisation
qui ont eu lieu en 1994.
Cependant,
fait observer M. Stanback, les nouvelles clientes avaient
davantage tendance à maintenir leur méthode pendant six mois
ou un an, et le taux de continuation était encore meilleur
dans les dispensaires où les prestataires affirmaient suivre
les lignes directrices. De même, après 1994, une proportion
accrue des nouvelles clientes n'étaient pas mariées, surtout
dans les dispensaires où au moins la moitié du personnel avait
participé à ces ateliers et en suivait les protocoles. Dans
le cadre de cette étude, les dossiers des années 1992 à 1996
de plus de 5.000 femmes (300 clientes par dispensaire, dans
18 établissements) ont été analysés.
Encourager
l'adhésion
Le ministère
paraguayen de la Santé a élaboré en 1996 et en 1997 de nouvelles
lignes directrices nationales concernant la planification
familiale et des protocoles relatifs à la prestation de ces
services. Ces lignes directrices abordaient des sujets qui
ne figuraient pas encore dans tous les documents nationaux,
par exemple la contraception d'urgence, la stérilisation masculine
et la méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorrhée
(MAMA). A la suite d'essais sur le terrain, les nouvelles
lignes directrices ont été révisées. En 1998, le ministère
a organisé trois ateliers de vulgarisation suivis de stages
à l'intention des prestataires, bénéficiant de l'assistance
technique de FHI.
FHI prévoit
d'étudier l'efficacité de trois méthodes de dissémination
: la seule participation aux ateliers ; la participation aux
ateliers, suivie de visites sur le lieu de travail par des
superviseurs chargés de rappeler les principaux aspects des
lignes directrices ; enfin, la participation aux ateliers
renforcée par des rappels écrits des points essentiels des
lignes directrices.
Comment
s'assurer que les prestataires suivent effectivement les nouvelles
lignes directrices ? C'est parfois très difficile. Dans les
régions où les ressources font défaut, le projet global de
mise au point, de dissémination et d'application de nouvelles
lignes directrices tient de la gageure, admet le docteur Robert
Leke, de l'université de Yaoundé au Cameroun. "Comment faire
parvenir ces recommandations dans les sites locaux ? Nous
ne possédons même pas la logistique de base pour les mettre
en pratique. Il surgit à chaque fois un problème de coût.
Comment allons-nous nous assurer qu'il y aura suffisamment
de ressources pour propager et continuer à appliquer ces nouvelles
pratiques ?"
Il est,
en outre, nécessaire de réviser périodiquement les lignes
directrices nationales à la lumière des nouvelles connaissances
scientifiques, et cela coûte cher également. Il est difficile
d'informer les clients des nouvelles politiques nationales
et de la manière dont elles affectent les services. On devra
s'inquiéter aussi de la complexité des lignes directrices
: nombre de celles-ci dépassent deux cents pages, ce qui rebute
et intimide les prestataires.
En dépit
de ces difficultés, les autorités sanitaires de toutes les
régions du monde progressent sur la voie de la normalisation
des politiques nationales, dans le sens notamment de l'amélioration
de l'accès aux services et de la qualité des soins. Les progrès
seront encore plus grands si les efforts de vulgarisation
s'attachent aux éléments essentiels de ces lignes directrices.
"Les trois principaux obstacles à l'accès aux services et
à la qualité sont l'âge, la parité et le moment choisi pour
adopter une nouvelle méthode", déclare le docteur Rivera.
"Si on veut modifier les pratiques des prestataires, il faut
commencer par l'essentiel. C'est ainsi qu'on aura, sans doute,
le maximum d'impact."
--
William R. Finger
Notes
- Pour
un meilleur accès à des soins de qualité en matière de planification
familiale : Critères de recevabilité médicale pour l'adoption
et l'utilisation continue de méthodes contraceptives.
Genève : Organisation mondiale de la Santé, 1996.
- Recommendations
pour la mise à jour de certaines pratiques d'utilisation
des contraceptifs : Résultats d'un meeting technique, Volume
I. Washington : L'Agence des Etats-Unis pour le développement
international, 1995 ; Recommendations pour la mise à
jour de certaines pratiques d'utilisation des contraceptifs,
Volume II. Washington : L'Agence des Etats-Unis pour
le développement international, 1998.
- Macías
J. Documenting the reduction of medical barriers in reproductive
health service guidelines: Bolivia, Brazil, Guatemala and
Peru. Presented at MAQ: From Guidelines to Action Conference,
Washington, May 12-13, 1998.
- Miller
K, Miller R, Fassihian G, et al. How do providers restrict
access to family planning methods? Results from five African
countries. Unpublished paper. Population Council, 1998.
- Grimshaw
JM, Russel IT. Effect of clinical guidelines on medical
practice: a systematic review of rigorous evaluations. Lancet
1993;342:1317-22.
- Hardee
K, Janowitz B, Stanback J, et al. What have we learned from
studying changes in service guidelines and practices? Int
Fam Plann Perspect 1998;24(2):84-90.
- Nkwi
P, Thompson A, Janowitz B, et al. Cameroun : Evaluer
l'adhérence des prestataires des services aux lignes directrices
nationales pour la santé maternelle et infantile/services
en planification familiale, Rapport Final. (Research
Triangle Park, NC: Family Health International, 1995)18.
Network,
Automne 1998, Volume 19, Numéro1 .

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