img Les chlamydioses (Chlamydia trachomatis)

Introduction
Epidémiologie
Les articles généraux
Prévention et dépistage
Traitements

imgIntroduction

La chlamydiose, causée par la bactérie intra-cellulaire Chlamydia trachomatis, est une des principales causes de stérilité.
C'est la plus fréquente des MST et une des plus contagieuse.
Une adolescente infectée à l'âge de 15 ans a dix fois plus de risque de devenir stérile à la suite d'une infection à chlamydia qu'une femme de 25 ans.

50 à 90 % des hommes contaminés sont asymptomatiques et 90 % des femmes. Les symptômes :
- chez l'homme, d'une urétrite subaiguë se traduisant, de façon peu spécifique, par des écoulements et des sensations parfois désagréables dans l'urètre lors des mictions,
- chez la femme, la bactérie ne se développant qu'au niveau du col de l'utérus, on peut observer quelques leucorrhées non spécifiques. Les chlamydioses peuvent entraîner une affection ascendante du tractus génital féminin : cervicite, endométrite puis salpingite.

imgEpidémiologie

En 1995, 89 millions de nouveaux cas de chlamydiose chez l'adulte se seraient produits dans le monde, le plus souvent en Asie du Sud et du Sud-Est, suivie par l'Afrique subsaharienne. (OMS)

La tendance à la diminution du nombre de cas observés depuis 1990 en France se poursuit chez la femme alors quon observe chez lhomme en 1997 une augmentation du nombre de diagnostics microbiologiques de chlamydiose. Cette augmentation est probablement consécutive à lutilisation de plus en plus large des techniques de biologie moléculaire qui sont des méthodes très sensibles et spécifiques.(renachla)

Les chlamydioses uro-génitales en France en 1997 - RENACHLA
RENACHLA a pour objectif d'estimer les tendances évolutives des chlamydioses uro-génitales en France et de donner quelques caractéristiques épidémiologiques des patients ayant un diagnostic microbiologique d'infection à Chlamydia trachomatis. Objectifs et modalités de surveillance, principales caractéristiques épidémiologiques.
RENACHLA (Réseau National des chlamydioses) - Avril 1999.
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Les jeunes et les MST - Aide-Mémoire O.M.S.
Le monde compte aujourd'hui plus d'un milliard et demi de jeunes (de 10 à 24 ans), dont 85 % dans les pays en développement. Comme la gonococcie, la chlamydiose peut provoquer une pelvipéritonite et une stérilité. En 1995, 89 millions de nouveaux cas de chlamydiose chez l'adulte se seraient produits dans le monde, le plus souvent en Asie du Sud et du Sud-Est, suivie par l'Afrique subsaharienne. Grâce à des tests récemment mis au point en laboratoire, il est cependant devenu possible d'appliquer des programmes de dépistage de chlamydioses dans certains pays industrialisés.
Aide-Mémoire O.M.S.- Décembre 1997
http://www.who.int/inf-fs/fr/am186.html

Chlamydiose (Chlamydia trachomatis) - Canada
Bien que la chlamydiose génitale soit toujours la MST bactérienne la plus souvent signalée au Canada, on a remarqué une diminution régulière du nombre de cas signalés depuis quelle est devenue une maladie à déclaration obligatoire à léchelle nationale en 1990. Les chiffres sont passés de 171,7 pour 100 000 en 1991 à 114,8 pour 100 000 en 1996. Cependant, lincidence de la chlamydiose reste élevée particulièrement chez les jeunes femmes.
Figures : Taux de chlamydiose génitale signalé au Canada, tous âges (91-97) ; Taux de chlamydiose génitale signalé au Canada, par groupe dâge et selon le sexe (96) ; Taux de chlamydiose génitale signalé chez les enfants de <10 ans, Canada (91-97)...
Santé Canada : Rapport de surveillance 1996.
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imgLes articles généraux

Le chlamydia trachomatis est une bactérie qui se transmet lors d'un rapport sexuel non protégé, et se multiplie ensuite dans l'appareil génital. Les germes, s'ils ne sont pas traités, peuvent envahir les trompes et déclencher une salpingite (il y 220 000 nouveaux cas de salpingite par an en France). Si à ce stade la femme contaminée par ce germe n'est toujours pas soignée, elle risque une inflammation des trompes qui peut se solder par une stérilité.

Chlamydioses : discrètes et compliquées
50 à 90 % des hommes contaminés sont asymptomatiques, 90 % des femmes. Mais 70 à 80 % des stérilités d'origine tubaire sont attribuées aux chlamydiae. Tel est le principal enjeu. Chlamydia trachomatis est une bactérie à développement intracellulaire dont la transmission est exclusivement sexuelle.
Article du généraliste en plusieurs parties : Clinique, danger de stérilité, évolution, diagnostic grâce à la PCR, les nouvelles thérapeutiques, Chlamydia et grossesse.
Le Généraliste - Juin 1999.
Mot clés : chlamydioses
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Maladies sexuellement transmissibles hors SIDA
Les MST sont des infections dont le mode de transmission exclusif, principal ou possible est un rapport sexuel. On peut distinguer les affections quasi exclusivement de transmission sexuelles : syphilis (agent = tréponème pale), chancre mou (hémophilus Ducrey), gonococcie, chlamydioses, infections à Ureaplasma urealitycum, à gardnarella vaginalis, à mycoplasmes, trichomonases et les affections possiblement mais non exclusivement d'origine sexuelle : condylomes (HpV = papilloma virus), herpès génital, hépatite (b ou c), candidoses, molluscum contagiosum (poxvirux).
Manifestations cliniques des MST, diagnostic, traitement, prévention. J.C. Beani - 1995
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Images gynécologiques de Chlamydiae
Quelques images de chlamydiae à différents stades sur le site de l'Institut Lorrain pour le Développement de l'Imagerie.
http://medisurf.ese-metz.fr/gyneco.htm

La chlamydiose - AVSC
Article sous forme de questions réponses destiné au grand public. Qu'est-ce que la chlamydiose ? Comment contracte-t-on la chlamydiose ? Quels sont les facteurs de risque de la chlamydiose ? Comment peut-on se protéger contre la chlamydiose ? Quels sont certains des symptômes de la chlamydiose ? La chlamydiose peut-elle entraîner d'autres problèmes de santé? Quel est l'effet de la chlamydiose sur la grossesse ? Comment diagnostique-t-on la chlamydiose ? Existe-t-il un remède pour la chlamydiose ? L'AVSC International est l'une des plus grandes organisations à but non lucratif s'attachant à rendre les soins de santé de la reproduction accessibles aux hommes et aux femmes dans le monde.
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imgPrévention et dépistage

En l'absence d'un vaccin antichlamydien sur le marché, il convient d'insister sur la prévention primaire et secondaire. Dans certains pays comme la Suède, cette prévention a entraîné une décroissance des infections à Chlamydia trachomatis et de leurs complications.

Prévention primaire : Education des populations à risques sur la valeur préventive du préservatif.
Prévention secondaire : Faire un diagnostic ultra-précoce de cette affection par la recherche systématique de Chlamydia trachomatis au niveau du col et de l'urètre par des techniques directes moins co ûteuses et plus rapides que les cultures.
Prévention tertiaire : diagnostiquer et traiter précocement les salpingites, dans le but d'en prévenir les complications : douleurs pelviennes chroniques, infertilité tubulaire, et grossesse extra-utérine (Chlamydia trachomatis est responsable de près de 55% des cas de salpingite aiguë).
("MST au quotidien" par Format Utile en collaboration avec le laboratoire Glaxo Wellcome).

Dépistage des infections à chlamydia
En 1984, le Groupe d'étude canadien sur l'examen médical périodique a examiné les données dont il disposait à l'époque et a conclu qu'il y avait des données acceptables justifiant l'exclusion du dépistage systématique des infections à chlamydia dans l'ensemble de la population de l'examen médical périodique, mais qu'il ne disposait pas de suffisamment de données pour recommander l'inclusion ou l'exclusion du dépistage dans les groupes à haut risque, alors que dans le cas du dépistage chez les femmes enceintes, les données étaient acceptables. Plusieurs parties : Ampleur du problème, l'infection chez les femmes, l'infection chez les hommes, interventions, épreuve de dépistage, traitement, éfficacité du dépistage, ...
Ce document est une traduction directe du guide de pratique clinique publié au Journal de l'Association médicale canadienne. Mise à jour 1996.
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imgTraitements

Un traitement par un antibiotique antichlamydien : pendant 10 jours (cycline, macrolide ou quinolone) peut suffire à l'éradication de chlamydia trachomatis dans les voies génitales basses. Mais l'hypothèse d'une infection haute associée est un argument en faveur d'un traitement de 3 semaines.
On dispose désormais d'un macrolide azalidé : l'azithromycine permettant d'obtenir des concentrations tissulaires prolongées de près de une semaine avec une prise unique. Cette nouvelle thérapeutique, dont les succès clinico-biologiques rejoignent ceux des traitements prolongés, a un impact épidémiologique considérable, dans la mesure où elle permet l'éviction de la bactérie dans 98 % des cas, où on évite les échecs thérapeutiques dus à une mauvaise observance du traitement chez les porteurs et leurs partenaires et où on limite ainsi les risques de transmission liés aux infections basses. (Le généraliste)

Chlamydia trachomatis
Traitement de l'urétrite et de la cervicite (traitement de première intention, traitement alternatif, Chlamydia trachomatis chez la femme enceinte).
Recommandations des Centers for Disease Control (CDC) - 1998.
http://www.esculape.com/infectio/mst1999.html

Chlamydiose Traitement
Liste des différents traitements des chlamydioses (antibiotiques) et posologie pour adolescents et adultes, femmes enceintes et mères qui allaitent, nouveau-nés, nourrissons et enfants.
Lignes directrices canadiennes pour les MTS - Novembre 1995.
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/publicat/stdguide/chlamy_f.html

Rédacteur : Florence Campagne
Avril 2000

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