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Contribution
à l'étude des plantes médicinales utilisées
dans le traitement des affections bucco-dentaires (2ème
partie)
* ELIMANE
M., ** MAMADOU L.D., ***DRISSA D., ****CHARLOTTE F.ND., *****MAMADOU
K.
Méthodologie
Ce travail
s’est déroulé entre juillet et décembre 1996. L’enquête a
été menée auprès des tradi-thérapeutes et herboristes de
Bamako, Koutiala et kati. Elle a porté sur les plantes utilisées
dans le traitement de la carie dentaire et des affections
bucco-dentaires ainsi que de leurs complications. Le choix
de Bamako, Koutiala et Kati relève surtout du coût d’exploitation
le plus bas possible des produits dans ces localités, mais
aussi en raison de notre possibilité financière pour mener
à bien l’enquête. Chaque praticien a été interrogé selon
un guide d’entretien sur les affections bucco-dentaires. Parmi
les tradi-thérapeutes et herborites il y avait 85 hommes et
19 femmes. Quatre vingt cinq praticiens résidaient en milieu
urbain et 19 en milieu rural. La moyenne d’âge était de 30
ans avec un maximum à 90 ans. Chaque thérapeute traditionnel
avait sa propre démarche thérapeutique. Les affections étaient
classées en catégories :
·
Gnidimi : sensations douloureures se manifestant
à travers l’absorption de l’eau ou la consommation des aliments
chauds.
·
Soumou : caractérisé par des douleurs dentaires accompagnées
par un abcès.
·
Dadimi : caractérisé par la présence de petites plaies
à l’intérieur de la bouche.
A chaque type
d’affection correspondait une recette particulière. Grâce
aux multiples références des tradi-thérapeutes, nous avons
retenu les plantes suivantes:
Burkea
africana...................................................
écorces et branchettes
Parkia
biglobosa.................................................
écorces du tronc
Maytenus
senegalensis.......................................
feuilles
Ximenia
americana..............................................
racines et feuilles.
Les réactions
en tube, le dosage de l’eau, des cendres et la chromatographie
sur couche mince ont été les analyses phytochimiques menées
sur : Burkea africana, Maytenus senegalensis,
Parkia biglobosa et Ximenia americana. Les
études analytiques ont été faites à partir des techniques
standards du Département de Médecine Traditionnelle ( DMT)
du Mali à Bamako pour détecter les alcaloïdes, les substances
polyphénoliques, les dérivés anthracéniques, les stérols et
terpènes, les hétérosides cardiotoniques, les saponosides.
Pour les autres caractérisations, nous avons fait une
décoction à 10% (10grs
de poudre dans 100ml d’eau distillée) à la recherche
des composés réducteurs, des oseset holosides, mucilages,
hétérosides cyanogénétiques et des coumarines.
La chromatographie sur couche
mince a été effectuée sur l’extrait
de la poudre de l’écorce de Burkea africana
et de celle de Parkia
biglobosa.
Résultats
Tableau
I : Répartition du nombre de thérapeutes selon
la localité.
| LOCALITES |
EFFECTIF |
FREQUENCE (%) |
| Bamako |
80 |
76.9 |
| Kati |
5 |
4.8 |
| Koutalia |
19 |
18.3 |
| Total |
104 |
100 |
Tableau
II : Répartition du nombre de thérapeutes selon le sexe.
|
SEXE
|
MASCULIN |
FEMININ |
| LOCALITES |
|
|
| Bamako |
65 |
15 |
| Kati |
5 |
0 |
| Koutalia |
15 |
4 |
| Total |
85 |
19 |
Tableau
III : Teneur en eau de 5 échantillons de Burkea africana
(Méthode pondérale).
| Tare |
Masse totale
avant étuve |
Masse Totale
après étuve |
Masse drogue
essais |
Masse eau |
% Eau |
| 13.1897 |
14.2272 |
14.1824 |
1.0375 |
0.0448 |
4.31 |
| 12.4736 |
13.5373 |
13.4984 |
1.0637 |
0.0389 |
3.65 |
| 12.8058 |
13.8543 |
13.8133 |
1.0485 |
0.041 |
3.91 |
| 12.9147 |
14.0459 |
14.0023 |
1.1312 |
0.0436 |
3.85 |
| 14.5342 |
15.5687 |
15.5298 |
1.0345 |
0.0389 |
3.76 |
X/5
= 3,89%.
Nous
avons obtenu une teneur moyenne de 3,89%, une
teneur minimale de 3,65% et une teneur maximale de 4,31%.
(1,10 - 0,90) x 100
*
Méthode par enchaînement azéotropique : %
eau = ------------------------
= 4%
5
Tableau
IV : Teneur en cendre de 5 échantillons de Burkea
africana
(dosage
des cendres ).
| Tare |
Masse totale
avant calcination |
Masse totale
après calcination |
Masse drogue
essais |
Masse cendre |
% Cendre |
| 24.2178 |
25.2105 |
24.2489 |
0.9927 |
0.0309 |
3.11 |
| 20.6220 |
21.6468 |
20.6523 |
1.0248 |
0.0303 |
2.95 |
| 17.1865 |
18.1957 |
17.2124 |
1.0092 |
0.0259 |
2.56 |
| 16.9200 |
18.0083 |
16.9473 |
1.0883 |
0.0273 |
2.50 |
| 17.5989 |
18.5915 |
17.6250 |
0.9926 |
0.02661 |
2.62 |
La teneur moyenne en cendre était égale à 2,74% , la valeur minimale
était de 3,11%, et la valeur maximale de 3,22%.
*
Pourcentage des substances extractibles
par eau = 22,07%
La chromatographie sur couche mince pour Burkia africana a permis d’observer
des saponosides sous forme de tâches blanches bien nettes
ou de couleur violette à l’UV à 365 nm
dans l’extrait hydro-alcoolique et aqueux (avec comme
solvant CHCl3 - Acide acétique - MeOH - eau ( 60 : 32 :
12 : 8), et comme révélateur ( l’anisaldéhyde à H2SO4
ou KMnO4).
Il existe des saponosides dans l’extrait méthanolique et aqueux ;
l’extrait chloroformique donne moins de tâches (avec
comme solvant : MeOH - CHCL3 (1 :1),
et comme révélateur ( réactif
de Godin).
Il existe des saponosides, des dérivés triterpéniques et des flavonoides dans
l’extrait méthanolique et aqueux de Burkea africana
, avec comme solvant = Acide acétique - MeOH - EAU ( 10 :
1,35 : 1), et révélateur ( Réactif de Godin).
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