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Sinusites maxillaires purulentes dans le service de stomatologie
de l'Hôpital de Kati (1ère partie)
DIOMBANA M.L.*, AG. MOHAMED. A.**, HAIDARA.
M.C.***, PENNEAU. M.****.
*CCA d’Odonto-Stomatologie
à l’EMNP du Mali. Chef du Service de Stomatologie et de Chirurgie
Maxillo-Faciale de l’Hôpital de Kati (BP.16).
**CCA d’ORL
et de Chirurgie Cervico-Faciale à l’EMNP du Mali. Chef du
Service ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale de l’Hôpital Gabriel
Touré (BP.267).
***Assistant
de Stomatologie et de Chirurgie Maxillo-Faciale à l’hôpital
de Kati.
****Pr. Agrégé
de Stomatolgie et de Chirurgie Maxillo-Faciale au CHRU d’Angers
(France).
Introduction
La pathologie
des cavités pneumatiques telles le sinus frontal, maxillaire,
sphénoïdal et ethmoïdal occupe une place considérable en pathologie
générale. Il n’est guère d’individus qui n’aient présentés
une sinusite au moins une fois dans sa vie. La recherche d’une
atteinte sinusienne doit être systématique chez tout consultant,
tant son polymorphisme extrême en fait prendre les aspects
les plus divers selon l’évolution (6).
La sinusite maxillaire
présente aujourd’hui deux étiologies essentielles : celle
rhinogène ( voire la fréquence particulière des infections
nasopharyngées, la déviation haute de la cloison, une hypertrophie
de la tête du cornet moyen comprimant un méat étroit favorisant
ainsi l’obstruction de l’ostium et la végétation ) et celle
dentogène
( l’angle
inférieur du sinus maxillaire étant en contact avec les racines
des prémolaires et des molaires constitue une voie d’infection
supplémentaire ).
Le rapport
entre les dents et le sinus s’établit sur le plan topographique,
nerveux et vasculaire. Ceci explique les différents chapitres
de la pathologie tels ceux de la sinusite maxillaire d’origine
dentogène 10 à 50% selon les auteurs, de la sinusalgie d’origine
dentaire, des communications bucco-sinusiennes, des complications
dentaires des interventions sinusiennes, de l’ondontalgie
sinusienne et des pathologies iatrogènes d’origine sinusienne
(9, 11).
La fréquence
particulière des infections aiguës nasopharyngées (4) chez
l’enfant entre 6 et 7 ans témoigne de l’immaturité
de son système immunitaire. Le plus souvent il s’agit d’infections
banales qui guérissent spontanément ou avec un traitement
simple.
Les germes
les plus fréquemment rencontrés selon une étude de LEGENT
F. et al. (5) sont le Staphylococcus auréus, L’Haemophilus
influenzae, le Streptococcus pneumoniae. AG. MOHAMED.A (1)
dans une évaluation effectuée à Bamako à l’Hôpital Gabriel
Touré dans le service ORL trouvent 27,58% pour le streptocoque,
20,68% pour le pneumocoque et 17,24% pour le staphylocoque.
L’intérêt
de l’étude est qu’il s’agit d’une première dans un Service
de Stomatologie du Mali.
L’aspect
particulier est lié surtout à la méconnaissance de la
pathologie en tant que telle par les patients d’où la consultation
tardive.
L’objectif :
-Déterminer
la fréquence de la sinusite maxillaire purulente diagnostiquée
macroscopiquement selon la classe d’âge, le sexe, le siège,
l’occupation et la résidence des patients.
-Chercher la
concordance qui existe entre le diagnostic positif par le
Blondeau et la présence macroscopique du pus dans le sinus
maxillaire.
Patients
et méthodes
Nous avons
effectué une étude rétrospective entre janvier 1981 et décembre
1990 au niveau de l’hôpital de Kati, dans le Service de Stomatologie.
Notre échantillon
se composait de 120 dossiers de patients souffrant de sinusite
maxillaire confirmée par la radiographie de Blondeau sur
517 cas de consultations stomatologiques. Seuls ont été retenus
les dossiers de 81 patients conformes aux critères de l’étude
( c’est à dire ayant présenté macroscopiquement du pus dans
le ou les sinus au cours de l’intervention).
Le diagnostic a été
posé sur la base de céphalées chroniques, de douleurs de l’hémimaxillaire
ou des deux maxillaires supérieurs, de rhinorrhée purulente
ou de foetor ex nasalis ainsi que de desmodontite du bloc
prémolo-molaire supérieur.
Le résultat
de la radiographie des sinus maxillaires en incidence de
Blondeau (Opacité ou de niveau liquide avec dimunition de
transparence au niveau d’un des sinus ou des deux sinus maxillaires)
servira à confirmer le diagnostic.
Après la consultation
chaque patient avait éffectué une radiographie systématique
de crâne en incidence de Blondeau qui lorsqu’elle confirmait
le diagnostic clinique, conduisait à la demande d’un bilan
biologique standard du service ( Une Numération Formule Sanguine,
le Groupage et Rhésus, la Glycémie, l’Urée sanguine, le Test
d’Emmel, le BW, la Scopie ou la Radiographie pulmonaire.
Les autres
méthodes d’investigation telles l’imagerie à résonance magnétique
et la tomographie (10) si utiles dans cette forme d’exploration
mais qui se trouvent de plus en plus supplantées par la tomodensitométrie
(3) n’étaient pas applicables chez nous.
A Kati la
seule méthode de traitement fut la chirurgie selon la technique
de Caldwell-Luc unilatérale ou bilatérale. Seuls ont été reténus
les dossiers des patients ayant présenté du pus visible macroscopiquement
soit dans l’un ou dans les deux sinus maxillaires.
Après l’intervention
chaque patient était placé sous antibiothéraoie de type Ampicilline
(2 grammes par jour) ou sous un Sulfamide tel le Cotrimoxazole
800mg (1comprimé 2 x jour) pendant au minimum 10 jours ainsi
q’un Anti-inflammatoire tel l’Acide Nuflumique (2gelules 3fois
par jour) ou l’Acide Tiaprofénique 200mg (1 comprimé 2fois
par jour). En cas d’incompatibilité digestive ces deux derniers
furent remplacés par l’Alphachymotrypsine (2cp 3xjour)
La majorité
des interventions a été effectuée sous anesthésie locale ou
loco-régionale à la xylocaïne 2 %.
Il n y a pas
eu de ponction lavage du sinus maxillaire dans notre série.
L’analyse
des données ainsi que les calculs statistiques furent
élaborés sur logiciel « EPIINFO ».
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