| Zekeng L, Feldblum PJ,
Oliver RM, Kaptue L. Barrier contraceptive use and HIV
infection among high-risk women in Cameroon. [Utilisation
des contraceptifs de barrière et infection par le VIH
parmi les Camerounaises à risque élevé.] AIDS
1993; 7(5):725-31.
Une étude d'observation effectuée parmi 273 prostituées
camerounaises a conclu à la réduction considérable
du risque d'infection par le VIH chez les femmes qui
utilisaient systématiquement le N-9 ou des préservatifs
en latex. C'était la première fois qu'une étude citait
des preuves épidémiologiques à l'appui de l'hypothèse
selon laquelle le N-9 pourrait protéger contre le
VIH. La moitié des femmes avaient déclaré utiliser
un préservatif lors de 63 pour cent au moins de leurs
rapports sexuels, tandis que les autres avaient déclaré
utiliser un spermicide lors de 67 pour cent au moins
de leurs rapports sexuels. On avait conseillé aux
participantes volontaires d'utiliser à chaque rapport
sexuel un préservatif masculin lubrifié sans spermicides
et un ovule contenant 100 mg de N-9. Cette étude,
d'une durée de 12 mois, a été conduite par le Service
national de contrôle du sida à Yaoundé et par Family
Health International.
Une deuxième analyse de ces données a révélé que
l'utilisation d'ovules au N-9 n'aggravait pas l'incidence
d'ulcérations génitales. Les recherches antérieures
suggéraient que l'usage fréquent de N-9 pouvait entraîner
des irritations et des ulcérations génitales. Or la
présence d'ulcères serait un facteur de risque de
VIH. (Weir SS, Roddy RE, Zekeng L, Feldblum PJ.
Nonoxynol-9 use, genital ulcers, and HIV infection
in a cohort of sex workers. [L'emploi du N-9, les
ulcérations génitales et l'infection au VIH chez une
cohorte de prostituées.] Genitourin Med 1995;71:78-81).
Un autre examen des données a abouti à la conclusion
que les préservatifs masculins en latex conférait
une protection importante contre la blennorragie.
(Weir SS, Feldblum PJ, Zekeng L, Roddy RE. The
use of nonoxynol-9 for protection against cervical
gonorrhea. [L'utilisation du N-9 aux fins de protection
contre la blennorragie cervicale.] Am J Public
Health 1994; 84(6): 910-14.)
Feldblum PJ, Weir SS. The protective effect of
nonoxynol-9 against HIV infection (letter). [L'effet
protecteur du nonoxynol-9 contre l'infection par le
VIH -- lettre]. Am J Public Health 1994; 84(6):1032-34.
Une réanalyse des données recueillies auprès des
prostituées camerounaises a réaffirmé les conclusions
tirées de l'étude originale d'observation, à savoir
que l'utilisation du N-9 pourrait conférer une certaine
protection contre le VIH. Cette réanalyse, conduite
par FHI, est arrivée à la conclusion selon laquelle
les taux de VIH étaient d'autant plus faibles que
l'utilisation du N-9 était systématique. En outre,
les chercheurs ont constaté que le taux d'infection
par le VIH baissait parallèlement à la progression
du port du préservatif.
Kreiss J, Ngugi E, Holmes K, Ndinya-Achola J,
Waiyaki P, Roberts PL, Ruminjo I, Sajabi R, Kimata
J, Fleming TR, Anzala A, Holton D, Plummer F. Efficacy
of nonoxynol-9 contraceptive sponge use in preventing
heterosexual acquisition of HIV in Nairobi prostitutes.
[Efficacité de l'éponge contraceptive au nonoxynol-9
dans la prévention de l'acquisition hétérosexuelle
du VIH parmi des prostituées de Nairobi.] JAMA
1992; 268(4):477-82.
Un essai randomisé et contrôlé de l'éponge contraceptive
au N-9 parmi des prostituées de Nairobi, au Kenya,
a conclu que cette méthode ne semblait pas protéger
ses utilisatrices contre le VIH. L'incidence d'ulcérations
génitales -- facteur qui prédisposerait au VIH --
était trois fois plus élevée, et le risque de vulvite
supérieur aussi, chez les femmes qui utilisaient l'éponge
au N-9. En revanche, le risque de blennorragie était
réduit de 60 pour cent chez ces femmes, d'après les
chercheurs de l'université de Washington à Seattle,
de l'université de Nairobi, de l'université du Manitoba
et de l'Institut de la recherche médicale du Kenya
qui participaient tous à l'étude en question. L'éponge
en polyuréthane à base de N-9 avait été distribuée
de façon aléatoire à 74 femmes. Il avait été demandé
à ces femmes d'insérer cette éponge avant tout rapport
sexuel, d'en changer après l'avoir utilisée avec deux
ou trois partenaires et de retirer la dernière éponge
six heures après le dernier rapport sexuel. Il avait
été demandé à 64 femmes d'insérer un placebo -- d'abord
un ovule à base de glycérine, et par la suite une
crème vaginale à base aqueuse -- une fois par jour
avant leur premier rapport sexuel de la journée.
Niruthisard S, Roddy RE, Chutivongse S. Use of
nonoxynol-9 and reduction in rate of gonococcal and
chlamydial cervical infections. [Utilisation du nonoxynol-9
et réduction du taux d'infections cervicales gonococciques
et à Chlamydia.] Lancet 1992; 339:1371-75.
Les effets du N-9 sur la prévention de l'infection
à Chlamydia et de la blennorragie ont été examinés
dans cet essai randomisé et contrôlé qui a été effectué
en 1990 à Bangkok, en Thaïlande, par FHI et par l'université
de Chulalongkorn. Les chercheurs ont comparé les taux
d'infection parmi 186 femmes qui utilisaient soit
le film au N-9 avec des préservatifs, soit un film
placebo et des préservatifs. Les participantes, toutes
volontaires, étaient des femmes qui travaillaient
dans des salons de massage et qui avaient en moyenne
deux ou trois partenaires sexuels par jour. Les chercheurs
ont constaté que, dans l'ensemble, l'utilisation de
N-9 réduisait de 25 pour cent le taux de blennorragie
et d'infections cervicales à Chlamydia. Chez les femmes
qui utilisaient le N-9 lors de plus de 75 pour cent
de leurs rapports sexuels, le taux d'infection reculait
de 40 pour cent. Chez celles qui l'utilisaient moins
souvent, le N-9 ne semblait guère conférer de protection
contre les infections cervicales. Les préservatifs
protégeaient contre la blennorragie et la Chlamydia
plus que ne le faisait le N-9 utilisé seul. Aucune
différence n'avait été observée entre les deux groupes
en ce qui concernait l'apparition d'ulcères génitaux
ou de candidoses. Les utilisatrices du N-9 se plaignaient
plus fréquemment d'irritations génitales, notamment
de brûlures, de démangeaisons et d'endolorissements,
mais ces symptômes n'étaient pas considérés graves.
Rosenberg MJ, Rojanapithayakorn W, Feldblum PJ,
Higgins JE. Effect of the contraceptive sponge on
chlamydial infection, gonorrhea and candidiasis: a
comparative trial. [Effet de l'éponge contraceptive
sur l'infection à Chlamydia, la blennorragie et la
candidose : essai comparatif.] JAMA 1987; 257(17):2308-12.
Chez les utilisatrices de l'éponge au N-9, le taux
d'infections à Chlamydia était plus faible (29 pour
cent, contre 51 pour cent chez les non-utilisatrices,
au bout de sept semaines) et l'incidence de la blennorragie
aussi (8 pour cent dans le premier groupe, contre
40 pour cent dans le groupe-témoin), dans le cadre
d'un essai randomisé et contrôlé effectué à Bangkok,
en Thaïlande, parmi 492 prostituées travaillant dans
des salons de massage. En revanche, l'incidence de
candidoses était plus élevée chez les utilisatrices
de l'éponge que chez les autres femmes (12 pour cent
contre 4 pour cent, respectivement). La moitié des
participantes, toutes volontaires, avaient reçu l'éponge
au N-9, et le groupe-témoin se composait de 246 femmes.
Il avait été demandé aux femmes de continuer à utiliser
leur méthode habituelle de planification familiale
-- contraceptifs oraux ou injectables dans la plupart
des cas -- et elles avaient été encouragées à recourir
au préservatif. Cette étude a été réalisée par FHI
et le ministère thaïlandais de la Santé publique.
Louv WC, Austin H, Alexander WJ, Stagno S, Cheeks
J. A clinical trial of nonoxynol-9 for preventing
gonococcal and chlamydial infections. [Un essai thérapeutique
du nonoxynol-9 aux fins de prévention des infections
gonococciques et à Chlamydia]. J Infect Dis 1988;
158:518-23.
Dans cet essai randomisé et contrôlé, qui s'est effectué
auprès de 818 femmes, des chercheurs de l'université
d'Alabama à Birmingham et du département de la Santé
de Jefferson County, à Birmingham, ont évalué la capacité
du N-9 à prévenir la blennorragie et la Chlamydia.
Les participantes à l'étude étaient des clientes de
dispensaires qui traitaient les maladies sexuellement
transmissibles. Il avait été demandé à un groupe de
participantes d'utiliser une gelée spermicide à base
de N-9 disponible dans le commerce, tandis qu'un placebo
était distribué dans le groupe témoin. Au bout de
six mois, les chercheurs ont conclu que les utilisatrices
du N-9 étaient moins susceptibles que les femmes du
groupe-témoin de contracter la blennorragie ou des
infections à Chlamydia. Plus le N-9 était utilisé
systématiquement, plus les taux d'infections cervicales
étaient faibles.
Kelaghan J, Rubin GL, Ory HW, Layde PM. Barrier-method
contraceptives and pelvic inflammatory disease. [Les
méthodes contraceptives de barrière et la maladie
inflammatoire pelvienne.] JAMA 1982; 248(2):184-87.
Des chercheurs des U.S. Centers for Disease Control
and Prevention ont constaté que les utilisatrices
de méthodes contraceptives de barrière (préservatifs,
spermicides à base de N-9, diaphragme utilisé en association
avec le N-9) étaient moins sujettes à la maladie inflammatoire
pelvienne (MIP) que les utilisatrices des autres moyens
de contraception et que celles qui n'en utilisaient
aucun. La MIP est une maladie grave chez la femme
et elle peut entraîner la stérilité ou la mort. Les
chercheurs ont analysé les données tirées de l'étude
sur la santé des femmes, grande étude multicentrique
qui s'est effectuée aux Etats-Unis entre 1976 et 1978.
Ils ont comparé les méthodes contraceptives utilisées
par 645 femmes hospitalisées pour MIP aux méthodes
utilisées par 2509 femmes n'ayant pas cette affection
dans leurs antécédents.
|