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L'eau et la santé
Rédaction : Antoinette Jordan-Meille, avril 2002
Sommaire :
Introduction
Les maladies liées à l'eau
Les bienfaits de l'eau
Pour en savoir plus
Introduction
Depuis la conférence des Nations
Unis sur l'environnement et le développement qui s'est tenue
à Rio de Janeiro en 1992, nous fêtons le 22 mars de chaque
année la journée mondiale de l'eau. La journée mondiale de
2001, plus spécialement axée sur le thème de l'eau et la santé
a été organisée par l'OMS. Elle a eu pour objectif de " faire
comprendre aux gouvernements, aux organismes internationaux,
aux ONG et au grand public qu'il est urgent de considérer
l'eau et la santé comme une question prioritaire" et de rappeler
que l'accès à l'eau saine et suffisante fait partie des Droits
de l'Homme.
L'eau est le vecteur de nombreuses maladies : chaque année,
environ 3,4 millions de personnes meurent de maladies hydriques.
Les plus meurtrières sont la diarrhée et le paludisme, et
les plus touchés sont les enfants de moins de cinq ans qui
vivent dans le dénuement. En France, malgré une législation
stricte et des contrôles réguliers, des épidémies de gastro-entérites
peuvent survenir.
L'eau est aussi source de
bienfaits pour l'homme qui a des besoins nutritionnels quotidiens
à satisfaire suivant son âge. Elle est utilisée à
des fins thérapeutiques au sein de station thermales
ou en Thalassothérapie.
Les
maladies liées à l'eau
1/ Les risques
microbiologiques
L'eau peut être à l'origine de
la transmission de maladies infectieuses lorsqu'elle est contaminée
par des agents pathogènes que sont les bactéries, les virus,
les protozoaires et parasites. La consommation d'une eau contaminée
par des porteurs de germes ou des malades ou son utilisation
pour la préparation des aliments ou la toilette et même son
inhalation sous forme de vapeur ou d'aérosols peut provoquer
une infection.
Le tableau ci-dessous indique quelques
unes des maladies hydriques les plus courantes et l'agent
pathogène associé.
|
Type
d'agent
|
Nom
|
Maladie
|
Données
épidémiologiques
|
| Parasite |
Ascaris
lumbricoides |
ascaridiase |
1 000 000
cas par an |
| Sarcoptes
scabiei |
Gale |
300 millions
de cas/an |
| Dracunculus
medinensis |
Dracunculose |
plus de
5 000 000 cas/an |
| Schistosoma
haematobium, S. japonicum, et S. mansoni |
schistosomiase |
200 000
000 millions de cas/an |
| Onchocerca
volvulus transmise par la mouche simulie |
Onchocercose |
18 millions
de cas/an |
| Bactérie |
Salmonella
typhi et Salmonella paratyphi |
Fièvre
typhoïde et para-typhoïde |
17 millions
de cas /an |
| Legionella
pneumophila |
Légionellose |
|
| Leptospira
spp |
Leptospirose |
de 0,1 à
1 pour 100 000 habitants par an dans les climats
tempérés et 10 ou plus pour 100 000 habitants par
an sous les tropiques humides |
| Vibrio cholerae
|
cholera |
384 000
cas /an |
| Campylobacter
jejuni ou C. coli |
campylobacteriose |
A l'origine
de 5 à 14 % des diarrhées dans le monde |
| Virus |
Virus transmis
par Culex tritaeniorhynchus et Culex vishnui |
Encéphalite
japonaise |
30 000 à
50 000 cas signalés en Asie chaque année |
| 4 types
de virus transmis par le moustique Culex Aedes |
Dengue
et dengue hémorragique |
50-100 millions
de cas de dengue / an et 500 000 cas de dengue hémorragique
/ an |
| Chlamydia
trachomatis |
Trachome |
360 000
000 cas par an |
| Protozoaire |
Entamoeba
histolytica |
Diarrhée |
|
| Cryptosporidium
parvum |
Diarrhée |
|
|
Source : OMS
Compte tenu des propriétés particulières
des agents pathogènes, on ne peut leur attribuer de valeur
limite tolérable. L'eau de boisson doit être exempte de tout
pathogène. Pour contrôler l'efficacité d'un traitement sur
l'eau de boisson au niveau microbiologique, on recherche la
présence de bactéries indicatrices d'une pollution fécale.
La plus spécifique des bactéries indicatrices de pollution
fécale facilement détectables et celle que l'on rencontre
en plus grand nombre dans les feces est Escherichia coli,
qui doit donc être considérée comme l'indicateur de choix
pour l'eau de boisson. On peut aussi rechercher les coliformes
thermotolérants. D'autre part, les entérovirus et les formes
quiescentes de Cryptosporidium, de Giardia, des amibes et
d'autres parasites résistant mieux à la désinfection que E
coli et que les streptocoques fécaux, les spores de clostridia
sulfito -réductrices peuvent être utilisées comme paramètre
supplémentaire.
L'OMS recommande qu'aucun échantillon de 100 ml d'une eau
destinée à la consommation ne contiennent d'E Coli ou de coliformes
thermotolérants.
2/ Les risques
chimiques
L'eau contient de nombreux oligo-éléments
qui sont bénéfiques à faible concentration comme le fer ou
le fluorure mais sont toxiques à plus fortes doses pour l'homme.
Certains éléments tels que l'arsenic, le cyanure ou le plomb
sont dangereux même à faible concentration. Le tableau suivant
répertorie quelques-unes des maladies liées à une exposition
excessive de certains éléments.
|
Elément
|
Maladie
|
| Toxines
des cyanobactéries |
Impact sur
le foie, le cerveau ..suivant le type de toxine
produite |
| Arsenic |
arsénicisme |
| Fluorure |
fluorose |
| Plomb |
saturnisme |
| Nitrates |
méthémoglobinémie |
|
Pour les substances chimiques,
les valeurs guide qui sont préconisées par l'OMS sont calculées
à partir d'études de toxicité effectuées sur des animaux de
laboratoire. Quelques études menées sur les populations peuvent
être une source de renseignements mais peu de données sont
disponibles. Une valeur guide est calculée à partir de la
dose journalière tolérable qui est une estimation de la quantité
d’une substance présente dans l'eau de boisson, exprimée
en fonction du poids corporel (mg par kg de poids corporel)
qui peut être ingérée quotidiennement pendant toute la vie
sans risque appréciable pour la santé.
La dose journalière
tolérable (DJT) = DSEIO ou DMEIO / FI
DSEIO = dose sans effet indésirable
observé,
DMEIO = dose minimale ayant un effet indésirable observé,
FI = facteur d'incertitude.
La valeur guide (VG) est alors
calculée à partir de la DJT à l'aide de la formule suivante
: VG = (DJT.pc.p)/C
pc = poids corporel (60 kg
pour une adulte, 10 kg pour un enfant, 5 kg pour un nourrisson),
P = proportion de la DJT attribuée à l’eau de boisson
C = consommation journalière d’eau de boisson (2 litres
pour un adulte, 1 litre pour un enfant, 0,75 litre pour un
nourrisson).
Les facteurs d'incertitude ont
été déterminés par consensus au sein d'un groupe d'experts.
L'eau de boisson n'étant généralement
pas la seule source d'exposition de l'homme aux substances,
les valeurs guide calculées selon la méthode des DJT tiennent
compte des autres sources d'exposition en attribuant un pourcentage
de la DJT à l'eau de boisson. Cette pondération peut varier
géographiquement suivant l'évaluation faite par les autorités
de l'importance du mode d'exposition.
Les valeurs guide sont calculées
pour chaque substance séparément sans tenir compte des interactions
possibles mais on considère que les marges de sécurité choisies
sont suffisament larges.
Le contrôle de
la qualité
Quel que soit le choix des procédés
de traitement de l'eau de boisson, ce dernier est réalisé
après une étude détaillée et attentive de la source et de
son bassin d'alimentation avec une évaluation des sources
possible de contamination. Le principe du traitement est d'appliquer
une succession de "barrières" afin que l'élimination des pathogènes
et des substances polluantes et biodégradables soit aussi
complète que possible avant la désinfection finale. L'eau
pouvant être contaminée à tous les moments de sa production,
il est nécessaire d'établir un programme de surveillance qui
peut être définie comme "l'évaluation et le contrôle continus
et vigilants de la salubrité et de l'acceptabilité des sources
d'eau de boisson du point de vue de la santé publique. Chaque
élément du système d'approvisionnement en eau - source, traitement,
stockage, distribution - doit fonctionner sans risque de défaillance."
La fréquence des contrôles analytiques est fonction du débit
des ressources et de la population desservie (réseau de distribution).
Ce sont les exploitants et gestionnaires des usines de production
et des réseaux de distribution qui doivent effectuer un contrôle
permanent et régulier de la qualité pour s'assurer que le
traitement et la distribution sont conformes aux objectifs
établis et à la réglementation. En France, l'organisation
du contrôle de l'eau délivrée au robinet du consommateur est
effectuée sous l'égide des directions départementales des
affaires sanitaires et sociales (ddass) - service santé et
environnement. Les analyses sont effectuées par des laboratoires
agréés par le ministère chargé de la santé selon des protocoles
normalisés.
La dernière directive à laquelle la France doit se soumettre
en matière de qualité d'eau potable est la directive européenne
du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées
à la consommation humaine (qu'elles soient distribuées ou
utilisées pour la fabrication ou la mise sur le marché de
produits destinés à la consommation). Les mesures nécessaires
doivent être prises pour garantir le respect de ces nouvelles
normes à compter du 25 décembre 2003.
Cette nouvelle directive, qui intègre les recommandations
de l'OMS, modifie de manière significative la directive actuelle
(décrets n° 90-330, 91-257, 95-363 du 3 janvier 1989 ). Les
principaux changements sont :
- Le nombre de paramètres à contrôler
: 48 au lieu de 63 actuellement,
- la norme de qualité relative
au plomb : elle sera progressivement amenée de 50 µg/l à
10 µg/l,
- le contrôle de la qualité de
l'eau : il sera effectué au robinet du consommateur.
Actuellement les 63 paramètres
de contrôle de l'eau de boisson sont classés en :
- Paramètres organoleptiques,
- paramètres physico-chimiques
en relation avec la structure naturelle des eaux,
- paramètres concernant des substances
"indésirables" ,
- paramètres concernant des substances
toxiques,
- paramètres microbiologiques,
- pesticides et produits apparentés,
- paramètres concernant les eaux
adoucies livrées à la consommation humaine.
Le décret 89-3 fixe des " valeurs
limites " à ne pas dépasser, appelées Concentrations Maximales
Admissibles (CMA), et des valeurs guide qu'il est souhaitable
d'obtenir.
Le tableau suivant indique pour quelques substances chimiques
dont la présence dans l'eau de boisson revêt une importance
sanitaire, la valeur guide de l'OMS.
|
Nom
|
Valeur
guide en mg/l
|
Observations
|
| arsenic |
0.01 |
|
| Cuivre |
2 |
Sur la base d'effets
gastro-intestinaux aigus |
| Cyanures |
0.07 |
|
| Florures |
1,5 |
Les normes nationales
doivent être établies en tenant compte des conditions
climatiques, du volume d’eau consommé et des autres
sources de fluorures |
| Plomb |
0.01 |
|
| nitrates (sous
forme de NO3-) |
50 |
La somme des rapports
de la concentration de chacun de ces ions à sa valeur
guide respective ne doit pas dépasser 1 |
| nitrites (sous
forme de NO2-) |
3 |
|
| Atrazine |
0.002 |
|
| Zimazine |
0.002 |
|
|
Source : OMS
Les bienfaits de l'eau
1/ les besoins
en eau
Les apports conseillés
pour un adulte sont d'environ 1.5 litres par jour mais les
besoins réels comprenant l'eau des aliments sont plus
élevés.
|
Tranche
d'âge
|
Volume
(ml/kg/24h)
|
|
Prématuré de moins de 34 semaines
|
|
| J
1 à J 3 |
60-120 |
| J 3
à J 7 |
120-180 |
| Après
J 7 |
150-180 |
| Nouveau-né
à terme |
|
| J
1 à J 3 |
40-120 |
| J
3 à J 10 |
125-150 |
| Nourrisson |
|
| 3
à 6 mois |
140-160 |
| 6
à 12 mois |
120-135 |
| Enfant |
|
| 1
à 6 ans |
90-100 |
| 7
à 10 ans |
70-85 |
| 11
à 18 ans |
40-50 |
|
Source : Centre Evian pour
l'Eau
Selon la législation française,
une eau minérale naturelle se différencie des autres par une
composition constante et pouvant présenter des propriétés
favorables à la santé dûment constatées par l'Académie Nationale
de Médecine. Pour l'OMS, si certaines eaux minérales notamment
celles des pays européens, permettent d'apporter à l'organisme
des micronutriments essentiels, les effets bénéfiques de leur
consommation n'ayant pas été sérieusement prouvés, l'institution
s'abstient de toute recommandations sur les concentrations
maximales admissibles de composés essentiels dans ses "Directives
de qualité pour l'eau de boisson". En revanche, la commission
du Codex Alimentarius, organisme intergouvernemental responsable
de l'élaboration de normes alimentaires, a élaboré une Norme
Codex pour les eaux minérales naturelles qui décrit le produit
ainsi que les caractéristiques relatives à son étiquetage,
sa composition et sa qualité, et fixe des limites maximales
pour certains produits chimiques, de même que des exigences
en matière d'hygiène, d'emballage et d'étiquetage. Le Code
d'usages du Codex pour le captage, le traitement et la commercialisation
des eaux minérales naturelles fournit des orientations aux
entreprises concernées sur plusieurs aspects des bonnes pratiques
de fabrication.
La classification actuelle
des eaux minérales repose sur des bases chimiques et
tient compte pour chaque eau de l’élément quantitatif. Ainsi
on distingue :
- Les eaux sulfurées,
- les eaux sulfatées,
- les eaux chlorurées sodiques,
- les eaux bicarbonatées,
- les eaux à minéralisation
spéciale.
2/ l'hydrothérapie
Le thermalisme
La définition du thermalisme
donnée sur le site officiel du thermalisme français
est : "l'utilisation de l’eau minérale naturelle à des
fins thérapeutiques". La médecine thermale permet
de traiter de nombreuses pathologies chroniques. Une étude
de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, menée sur un échantillon
de 3000 curistes, a mis en évidence une amélioration de l'état
de santé chez 2/3 des personnes ayant suivi une cure.
Il existe plus d'une centaine de stations balnéaires
en France dont les eaux, quelles que soient leurs utilisations,
sont reconnues pour leurs bienfaits. La sécurité
sociale les a classée selon les douze orientations
thérapeutiques suivantes reconnues par l'académie
médicale :
- Maladies cardio-artérielles
- phlébologie,
- rhumatismes, rhumatologie
et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires,
- voies respiratoires et ORL,
- maladies de l'appareil digestif,
de ses annexes, et maladies métaboliques,
- maladies de l'appareil réno-urinaire
et maladies métaboliques,
- gynécologie,
- troubles du développement
chez l'enfant,
- affections des muqueuses
bucco-linguales (stomatologie)
- dermatologie,
- affections psychosomatiques,
- neurologie.
La crénothérapie
La crénothérapie
notamment en indication de pathologie orl, pneumologique,
dermatologique et troubles du développement chez les
enfants consiste en l'application d'eau minérale suivant
différentes techniques repertoriées dans le
tableau suivant.
|
Technique
d'hydrothérapie locale
|
Nom
des procédés
|
Description
des procédés
|
| Techniques
d’aspersion |
Bain
nasal |
L’eau
thermale coule le long du plancher d’une fosse nasale
à l’aide d’une pipette de Depierris |
| Irrigation
nasale |
L’eau
thermale passe d’une narine à l’autre lavant ainsi cavum
et fosses nasales. |
| Gargarismes |
|
| Pulvérisations
nasales et buccales |
L’eau
thermale est projetée sur une plaque métallique, pour
le nez, ou sur un tamis, pour le pharynx, au contact duquel
elle se pulvérise en fines gouttelettes |
| Humage-Nébulisation |
Le
patient respire les vapeurs d’eau thermale qui viennent
au contact des muqueuses rhino-pharyngées |
| Douche nasale
gazeuse |
Utilisation
de gaz thermaux par l’intermédiaire d’une canule |
| Techniques
d’inhalation collective |
vaporarium |
Utilisation
des vapeurs d'eau thermale |
| emanatorium |
Utilisation
des gaz |
|
aérosols collectifs |
Utilisation
de l’eau pulvérisée |
| Aérosolthérapie |
Aérosol simple |
L’eau
thermale est projetée sous forte pression sur des surfaces
dures et se pulvérise en particules de différentes grosseurs.
L’appareil sélectionne les particules les plus fines fournissant
un micro-brouillard presque invisible (particules de 0,2
à 20 microns) qui arrive dans le masque d’aspiration. |
| Aérosol
sonique |
Présente
les mêmes caractéristiques que précédemment couplées à
un vibreur de fréquence 100 hertz qui anime l’aérosol
d’un mouvement ondulatoire et permettant une déposition
150 fois supérieure à l’aérosol simple. |
| Electro-aérosol
|
Se
fait grâce à un nébuliseur qui produit des particules
d’eau de 0,1 à 9 microns chargées négativement pour éviter
leur coalescence. C’est un soin collectif d’une durée
de 20 à 30 mn. |
| Aérosol
manosonique |
Combine
les ultra-sons, vibrations soniques et suppressions mises
en jeu de façon intermittente. Les particules ont un diamètre
compris entre 0,4 et 15 microns avec une force de pénétration
6000 fois supérieure à celle des aérosols simples et 150
fois supérieure à celle des aérosols soniques, d’où l’intérêt
de cette technique dans la pathologie des cavités creuses
de la face et dans la pathologie tubaire comme les otites
séromuqueuses réalisant ainsi un véritable massage tubo-tympanique. |
| Techniques
ORL complémentaires réalisées par le médecin thermal |
Insufflation
tubo-tympanique |
Elle
a pour but d’améliorer la perméabilité de la trompe d’Eustache,
d’aérer la caisse du tympan et de lutter contre l’inflammation
tubo-tympanique. Il s’agit d’introduire une sonde d’Itard
à extrémité recourbée et mousse dans un orifice narinaire
que l’on fait doucement cheminer le long du plancher de
la fosse nasale jusqu’à l’orifice tubaire correspondant
avec insufflation du gaz thermal. Un stéthoscope placé
sur le pavillon de l’oreille du patient permet au médecin
de contrôler la réalité du passage. Ce soin s’adresse
à l’ensemble de la pathologie otologique, surtout les
otites chroniques à tympan fermé. Elle n’est pas contre-indiquée
par la présence d’aérateurs transtympaniques ni par des
antécédents de tympanoplastie. Chez l’enfant de moins
de 5 ans ou chez les patients peu coopérants, cette technique
peut être remplacée par la méthode de Politzer : le gaz
thermal est insufflé par un simple embout nasal, la fosse
nasale controlatérale étant obstruée au doigt |
| Douche
pharyngienne |
Sous
contrôle visuel et avec un abaisse-langue, au moyen d’un
pistolet à 1 ou 3 jets, elle permet une véritable douche
filiforme des amygdales assurant le nettoyage des cavités
cryptiques. |
| Lavage
de sinus par la méthode de déplacement de Proëtz |
Elle
a pour but de faire pénétrer l’eau thermale dans les sinus
et permettre l’évacuation des sécrétions. Sur un patient
couché, la tête inclinée dans différentes positions de
façon à mettre successivement les sinus en position déclive,
l’eau thermale est injectée dans les fosses nasales. Une
des narines est alors obturée au doigt et dans l’autre
est placée une canule d’aspiration. Le malade dit "Ké-Ké"
ce qui accole le voile du palais à la paroi postérieure
permettant le passage intrasinusien de l’eau thermale
par les orifices naturels de drainage. |
|
Source : Centre d'étude
sur la thérapeutique, le thermalisme et l'enfant
La thalassothérapie
La thalassothérapie est définie
dans le dictionnaire de médecine flammarion 7e édition
comme une méthode de traitement qui fait appel à
l'eau de mer, aux boues marines et au climat marin.
Selon, le Dr. Treguer, président
de la Fédération Internationale Mer & santé
et chargé de cours "thalassothérapie"
à la faculté de Marseille, une cure de thalassothérapie
doit durer au moins 6 jours d'affilé avec 4 soins par
jour pour obtenir un effet thérapeutique. Une consultation
médicale en début de séjour permet de
personnaliser le traitement. La cure de base de toute station
est une cure de remise en forme mais il existe des cures plus
spécifiquement orientées par exemple dans l'aide
au sevrage tabagique ou encore la prévention de l'ostéoporose.
» Pour
en savoir plus:
Qualité
de l'eau
Les normes
de qualité de l'eau potable
Les paramètres de qualité
de l'eau, les mesures d'accompagnement, les contrôles,
les situations de non-conformité, les règles d'affichage
des résultats d'analyse, qualité des eaux d'alimentation
: BILAN de 1993 à 1995.
Office International de l'Eau, janv. 2000.
http://cartel.oieau.fr/guide/c004.htm
Qualité des eaux d'alimentation 1993-1994-1995
Introduction, ressources en
eau, distribution de l'eau, la qualité des eaux distribuées
dans les unités de distribution de plus de 5000 habitants,
conclusion.
Rapport du Ministère de l'emploi et de la solidarité
- Direction générale de la santé, juin 98, 74 p.
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/eaux_alim/36_eaux.htm
Eau de consommation et santé
Dépêche Caducee.net du 07/02/02
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3340
Eau de consommation : Prévenir ou guérir ?
Forum de presse sous l'égide de l'Association des Centraliens,
Palais des Congrès - Porte Maillot - Paris - le 7 février
2001, rédaction Dr Françoise Girard.
http://www.caducee.net/conferences/eau-consommation.asp
L'arsenic dans l'eau de boisson
Source, effets, mesure de la concentration d'arsenic,
prévention et lutte, activités de l'OMS concernant l'arsenic,
besoins urgents, situation dans le monde, l'arsenic
au Bangladesh.
Aide-mémoire de l'OMS N. 210, révisé mai 2000.
http://www.who.int/inf-fs/fr/am210.html
Eaux de boissons en bouteille
Salubrité des eaux en bouteille, les effets bénéfiques
potentiels des eaux de boisson en bouteille sur la santé,
normes internationales applicables aux eaux de boisson
en bouteilles, pour en savoir plus.
Aide-mémoire de l'OMS N. 256, octobre 2000.
http://www.who.int/inf-fs/fr/am256.html
L'arsenic dans l'eau de boisson est lié à l'athérosclérose carotidienne
d'une manière dose-dépendante
Dépêche Caducee.net du 26/03/2002
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3590&cal=1
Drinking water quality
L'arsenic dans l'eau de boisson, guidelines de l'OMS
pour la qualité des eaux de boisson...
Document en anglais.
OMS, 5 juillet 2001.
http://www.who.int/water_sanitation_health/Water_quality/drinkwat.htm
Directives de qualité pour l'eau
de boisson
Introduction, critères d'acceptabilité, protection et
amélioration de la qualité de l'eau, commander les ouvrages,
aspects microbiologiques, tableaux des valeurs guides,
aspects chimiques, aspects radiologiques, volume 3 :
surveillance and control of community supplies (en anglais
seulement).
OMS, 2ème édition des Directives : Vol. 1 - Recommandations,
1994 ; Vol. 2 - Critères d'hygiène et documentation
à l'appui, 2000.
http://www.who.int/water_sanitation_health/DQEB/DQEBintro.htm
Analyses qualités
Résultats d'analyse édités par la Direction des Affaires
Sanitaires et Sociales de Paris du Ministère de la Santé
pour les arrondissements de Paris, sept. 2001.
Société d'Approvisionnement et de Gestion de l'Eau de
Paris (SAGEP).
http://www.sagep.fr/sante/default2.html
Du plomb dans l'eau potable
La nouvelle norme européenne fixe la teneur maximale
en plomb à 10 microgrammes par litre. Les collectivités
doivent renouveler leurs canalisations en plomb d’ici
2013. Pour cela, il leur faut planifier les travaux.
Le logiciel Pla-nexplomb né de la collaboration du Cemagref
avec la Lyonnaise des Eaux permet de repérer les zones
de distribution les plus exposées.
Cemagref, Info Médias n°46, mars 2001
http://www.waternunc.com/assets/duplic1/Cemagref_plomb.pdf
Générale des Eaux et Culligan mettent au point un robinet anti-plomb
Un robinet anti-plomb pour les consommateurs, chemisage
des réseaux intérieurs aux bâtiments, diagnostic des
réseaux intérieurs, deux procédés innovants pour les
branchements publics en plomb.
Waternunc.com, 24 août 1999.
http://www.waternunc.com/fr/pbGE1.htm
Les médicaments aussi risquent de polluer l'eau du robinet
Depuis une décennie, on a découvert dans l'eau une nouvelle
catégorie de polluants : les médicaments. Présents dans
les lacs, les rivières, et jusque dans le verre du consommateur,
ils sont a priori trop dilués pour retentir sur la santé
humaine. L'environnement, en revanche, risque fort d'en
souffrir ; des études écotoxicologiques sont en cours.
La France, très en retard, commence tout juste à évaluer
le degré de contamination de ses eaux ; le projet de
loi sur l'eau ne prévoit rien pour limiter ce phénomène.
Le
quotidien du médecin N°7084 du 12/03/2002
Présence dans les eaux de micropolluants modulateurs endocriniens
et de médicaments
Présentation du programme de recherche du laboratoire
Santé-publique Environnement de Chatenay-Malabry. Liens
vers des documents officiels disponibles.
http://www.u-psud.fr/labospe.nsf/Recherche!OpenPage
"L'eau et les Français - 2001"
Statut de l'eau et attitudes à l'égard de la ressource,
la dépollution des eaux usées, sûreté et confiance,
satisfaction, consommation, le prix de l'eau, le service
de l'eau, l'information.
Le baromètre SOFRES / C.I.EAU, 6ème édition - Principaux
résultats.
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/0/frames/i_05.htm
Législation
Qualité de l'eau du robinet :
références réglementaires
Quelques points d'histoire, les principaux textes en
vigueur, extraits réglementaires.
Document réalisé par le Centre d'Information sur l'Eau.
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/56.htm
La qualité de l'eau du robinet : une nouvelle directive européenne
relative à la qualité de l'eau à partir de 2001
Pourquoi les normes ont-elles été modifiées ? Les principaux
changements des normes, les étapes de la mise en conformité,
les nouveaux contrôles au robinet du consommateur, la
diminution de la norme relative au plomb.
Document réalisé par le Centre d'Information sur l'Eau.
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/57.htm
Textes officiels relatifs aux eaux minérales
Ressources générales, textes
récents, textes anciens, textes pratiques, textes complémentaires.
Sur le site Adminet.com, dernière mise à jour janv.2002.
http://www.adminet.com/min/med/tex/eaux.html#2002
Epidémiologie
Impact sanitaire d'une coupure d'eau accidentelle au Havre et d'une panne
de désinfection à Fécamp (Seine-Maritime)
F. Mansotte, P. Beaudeau.
Institut de Veille Sanitaire, B.E.H n.40/1999, 5/10/99.
http://212.234.146.165/beh/1999/9940/index.html
Pollution
du réseau d'eau potable à Strasbourg et survenue concommitante
de gastro-entérites - mai 2000
F. Deshayes, M. Schmitt
Institut de Veille Sanitaire, B.E.H n.02/2001, 09/01/01
http://212.234.146.165/beh/2001/02/index.html
Hydrothérapie
Thalassothérapie
La cure
de thalassothérapie, une alternative au traitement de
la fatigue chronique ?
Dépêche Caducee.net du 07/02/02
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3338
Fédération Internationale de Thalassothérapie
Un label officiel, le savoir-faire français, les centres,
la santé autrement, quoi de neuf ? une longue histoire.
http://www.mer-et-sante.asso.fr/index.htm
Les atouts
de la Thalassothérapie
Quotidien du Médecin
n°7060 du 06-Fév-2002
Thermalisme
Rapport sur le thermalisme français
Première partie - le constat, deuxième partie - les propositions.
Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 44 p. ,octobre
2000.
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/thermal/
Dax : un
procédé thérapeutique unique et des études scientifiques
Quotidien du médecin, n°7060 du 06-Fév-2002
Site
officiel du thermalisme français
Présentation du
thermalisme, présentations des stations thermales
selon leurs orientations médicales, recherche possible
des stations thermales à doubles orientations,
présention des maisons d'enfants et des hôpitaux
thermaux, espace presse et espace médecins.
http://www.france-thermale.org
Thermalies
2002
Site du 20e salon de la
santé, du thermalisme et de la thalassothérapie
qui s'est déroulé à Paris du 06
au 10 février 2002.
Voir le document
Centre
d'étude sur la thérapeutique, le thermalisme
et l'enfant
Le site présente
un espace d'information générale ainsi
qu'un espace professionel où les médecins
pourront se renseigner sur la crénothérapie.
Description des différentes techniques thermales,
indications en pathologie orl, en pathologie pneumologique,
arbre de décision pour la pathologie de l'oreille moyenne,
l'asthme, l'éczéma et le psoriasis.
Voir le document
Organismes,
institutions
National
Centre d'Information sur l'eau (C.I. Eau)
Site grand public d'information
sur l'eau. Le
cycle de l'eau, les ressources en eau, l'histoire de
l'eau, "eau, forme et santé", la qualité de l'eau du
robinet, l'eau dans la vie de tous les jours, le prix
du service de l'eau, les eaux usées, le fonctionnement
du service de l'eau en France, le C.I. Eau.
http://www.cieau.com/index.htm
Centre Evian pour l'eau (CEPE)
Le CEPE, sous l'égide de 30
experts internationaux, s'engage à faire progresser
la recherche et à partager les informations existant
sur l'Eau et la Santé Humaine.
Missions et actions, fonds documentaire, salle de presse,
actualités, l'eau en bref.
http://www.centreevian.com/
Institut
de l'eau Perrier Vittel
Espace grand public et professionnel.
Quatre thématiques développée : l'eau et l'environnement,
l'eau et la vie, "l'eau, source culturelle", l'institut
de l'eau.
http://www.institut-eau.com/homepage.asp?tec=home
Le Réseau
National des Données sur l'Eau (RNDE)
Réseau National des Données
sur l'Eau (RNDE) a été mis en place pour fédérer en
France les principaux producteurs et utilisateurs de
données sur l'eau.
http://www.rnde.tm.fr/francais/frame/prgen.htm
International
InterWater
: Internet Gateway to Water and Sanitation Information
Tenu à jour par l'IRC (International
Water and sanitation Center) ce site répertorie les
différents organismes mondiaux liés à l'eau. Pour la
France : http://www.wsscc.org/interwater/europe.html#FR
Dernière mise à jour, le 01/04/02002
http://www.wsscc.org/interwater/index.html
International
Water and Sanitation Center
Le Centre International de
l'Eau et l'Assainissement est une organisation indépendante
à but non lucratif dont la mission est de venir en aide
aux habitants des pays en voie de développement et d'obtenir
des systèmes d'eau et d'assainissement financièrement
viables.
http://www.irc.nl/lgfr/index.html
Evènements
Compte-rendu
d'évènements passés
Colloque
"Eau et santé", Metz, 31 et 1 juin 2001
Comptes-rendus d'ateliers
disponibles : Les grands témoins, nouveaux polluants,
nouvelles maladies, les attentes du citoyen, le risque
existe-t-il ?, « Protégeons l'eau pour ne pas l'interdire
» Quelles actions ? Pour qui ?
http://www.eau-rhin-meuse.fr/colloque/fr/frame.html
Journée
mondiale de l'eau, jeudi 22 mars 2001
Introduction, qu'est ce que
la journée mondiale de l'eau, nouvelles, sensibilisation,
articles thématiques, aides-mémoires sur les maladies,
évènements.
http://www.worldwaterday.org/2001/lgfr/index.html
"Eau et
santé" Medec 2000, mercredi 08 mars 2000
Comptes-rendus des interventions disponibles sur le
site de la SAGEP (Société d'Approvisionnement et de
Gestion de l'Eau de Paris) : L'eau un aliment particulier
- risques et normes. Pr Philippe HARTEMANN, Professeur
à la faculté de médecine de Nancy. L'eau un aliment
très contrôlé M. Charles SAOUT, chef du bureau de la
Veille Sanitaire, Direction Générale de la Santé. L'eau,
un aliment fragile servi à domicile au robinet. M. Antoine
MONTIEL, Docteur es. Science, Responsable de la Mission
Scientifique pour la qualité de l'eau SAGEP.
http://www.sagep.fr/sante/default3.html
Evènements
futurs
The Third
World Water Forum
13,23 mars 2003, Kyoto, Shiga,
Osaka, Japon.
http://www.worldwaterforum.org/
Quatrième
symposium international de l'eau
3-7 juin 2002, Cannes, France.
http://www.symposium-h2o.com/index.htm
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