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L'informatisation du service des urgences
Rédaction : Dr Luc Jeannin
et Elisabeth Faure, juin 2002
Ceux-ci ont directement été
confrontés à la multiplication des tâches, l’augmentation
du nombre des patients à prendre en charge, la nécessité d’une
communication rapide et fiable avec des partenaires extérieurs
médicaux ou non. La conséquence directe : une charge
de travail importante difficile à gérer. Ce problème
qui n'est pas nouveau ne fait que mettre en valeur l'importance
du traitement de l'information, le rôle central de l'informatisation
dans un but de gestion et d’évaluation de l’activité.
Généralités sur les services d'urgence
Quelques chiffres
(Informations issues du
Rapport DRESS " Les passages aux Urgences de 1990 à 1998
: une demande croissante de soins non programmés", N°
72, juillet 2000)
- Depuis leur création
dans les années 60, les services d'accueil des urgences
hospitalières n'ont cessé de voir leur activité
croître. De 1990 à 1998, le nombre de passages
aux urgences dans les établissements publics hospitaliers
de la France métropolitaine est passé de 7 203
000 à 10 331 000 soit une augmentation de 43 % en huit
ans.
- En 1990, on comptait 127 "passages en urgence"
dans les établissements hospitaliers publics pour 1000
habitants et en 1998, on en dénombrait 176.
- On dispose de très peu d'information pour ce qui
est des établissements privés.
- En 1998, un peu moins d'un million de passages aux urgences
ont été pris en charge par le privé,
684 000 dans les établissements participant au service
public hospitalier et 258 000 dans les cliniques privées
non participantes.
- Au total, en 1998, on peut estimer à 11 273 000 les
passages aux urgences tous secteurs confondus.
- 21,5 % des passages aux urgences ont donné lieu à
une hospitalisation en soins de courte durée.
- Si l'on en revient au taux d'hospitalisation après
un passage aux urgences, il est seulement de 14 % (20 % pour
l'ensemble des CHR) dans les très gros établissements.
- Les temps de séjour d'un patient dans les différents secteurs
des urgences sont élevés. En moyenne, il faut compter 25 minutes
pour la phase d'admission et d'attente et 264 minutes pour
la prise en charge dans les zones "boxes". Pour un patient
qui séjournera dans l'unité d'hospitalisation
"courte durée" (zone d'observation d'une
durée maximale de 24 heures), il faudra compte environ
11 heures supplémentaires.
La place du
service d'accueil et d'urgence dans l'hôpital
- Les services d’urgence occupent
une position très particulière dans l'hôpital parce
que leur position de « filtre » à l’entrée de l’hôpital leur
confère une importance non négligeable dans le contrôle du
flux des hospitalisations.
- Ils jouent un rôle dans l’orientation des malades dans les
filières de soins et sont devenus des observatoires idéaux
pour le recueil d’événements sentinelles.
-C'est dans ce contexte d'évolution des services d'accueil
et d'urgences et dans le cadre d'une démarche qualité que
des critères de tri et d'orientation ont été instaurés. Ils
sont notés à l'accueil par l'infirmière responsable d'accueil
et d'orientation (IRAO).
- La volonté de réguler les flux s'est appuyé sur une informatique
adaptée qui permet outre une gestion optimisée du flux d'identifier,
par un système d'analyse sophistiqué du processus de prise
en charge, les dysfonctionnements et les causes.
Les Avantages de l'informatisation d'un service d'accueil
et d'urgence
- Meilleure perception des
niveaux d'urgence dès l'accueil par l'intermédiaire de
l'infirmière d'accueil et d'orientation (IAO). Le "triage"
qu'elle effectue consiste à déterminer le degré de priorité
d'une situation clinique donnée. Il s'avère d'une importance
capitale puisqu'il permet une meilleure organisation des soins
prodigués aux patients dès leur arrivée aux urgences. Ce triage
se doit de respecter trois concepts importants : l'utilité,
l'applicabilité et la validité. Le triage permet d'attribuer
un niveau de priorité pour chaque patient, évitant
ainsi d'utiliser l'ordre d'arrivée comme ordre de prise
en charge.
- Meilleure coordination des différents intervenants autour
du patient et identification simple et sûre de chaque
acteur avec synoptique visualisant l'état des prises en charge
(tableau de bord : localisation des patients - évolution de
la prise en charge -disponibilité des salles).
- Amélioration de la présentation, de la perception et
de la transmission des dossiers patients par la suppression
du dossier papier et avec une efficacité meilleure (lisibilité
et compréhension) du dossier informatisé.
- Meilleure gestion du flux des passages
> avec mise en place d'un outil de tri pour l'infirmière
d'accueil et d'orientation,
> avec une appréciation qualitative (gravité - IAO - CCMU/GEMSA
) et quantitative (file d'attente) des présents,
> avec visualisation en temps réel de la position (localisation)
du patient dans le SAU et de la disponibilité des salles.
- Meilleure prise en charge du patient par une meilleure
connaissance de ses antécédents (CRH - Courriers - CRImagerie),
mémorisation de son histoire médicale.
- Optimisation des prescriptions (médicamenteuses -
actes biologiques - actes radiologiques) en terme d'homogénéité
(normalisation - consensus - générique - lisibilité - posologies
standards ).
- Amélioration et rationalisation de la production
(suppression des redondances), de l'édition (plus de
documents manuscrits) et de la transmission (utilisation
de messageries sécurisées - intranet & internet) des divers
documents (courrier médecin traitant de qualité - bons d'examen
- avis spécialisés - certificats - conseils ou recommandations
aux patients).
- Evaluation qualitative et quantitative de l'activité
> Codification des passages,
> Calcul de la charge en soins (score de Ségur),
> Extraction aléatoire de dossiers pour étude,
> Mise en place de procédures qualité (plan assurance qualité),
> Accès aux statistiques d'activité,
> Evaluation analytique de l'activité (analyse des flux,
des différents temps : attente & passage, des mouvements :
orientations - destinations - transferts, des indicateurs
d'urgences : pathologies - échelles).
- Amélioration de la communication interne entre les différents
intervenants de l'urgence mais aussi des services satellite
(gestion des annuaires - accès à des banques de donnés : conférences
de consensus, règles de bonnes pratiques).
- Garantir une prise en main (apprentissage) rapide du
système eu égard au " turn over " important des différents
personnels des services d'urgences et ainsi entraîner l'adhésion
de l'ensemble des intervenants de l'urgence souvent enclin
à une " résistance spontanée à l'informatique ".
L'informatique
appliquée à la médecine
- Le
Dossier médical informatisé
- Le
Dossier de soins infirmiers informatisé
- La
Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM)
- Le
programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI)
- Les
Prescriptions informatisées
Interview
L'informatisation
du centre hospitalier de Roubaix
Les progiciels santé Id9
Prima®, Cecosi®, Lisia®
- Prima
Activité, un outil de recueil universel de l'activité
- Prima
Soins, la gestion complète du suivi infirmier des patients
- Prima
Prescription, la prescription informatisée
- Prima
Time, la gestion des ressources sous contraintes
- SIM
Me, le recueil du PMSI MCO et SSR, analyse de l'activité
outil du DIM, des Services et Plateaux Techniques
- SIM
ME PSY, le recueil du PMSI PSY et l’analyse de l’activité
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Pour en savoir plus
Informatisation de
l'accueil des urgences : une première démarche
vers l'assurance qualité
Réflexion sur le projet d’informatisation des UMC de
l’Hôtel Dieu.
Thèse de médecine générale
présentée et soutenue publiquement le 16 Janvier 1997
par Sylvain DEBAUD, UFR Necker, Paris.
Voir le document
Barrière linguistique
dans le cadre de l’accueil des patients aux Urgences
: Apport de l’informatique multimédia
Thèse de médecine générale
présentée et soutenue publiquement le 6 Juillet 1998
par Laurent GOUT , Université Paul Sabatier de
Toulouse III, Faculté de médecine.
Voir le document
Télémédecine
& Urgence
Rappel : le triple intérêt de la télémédecine pour les
urgences - La télémédecine vient en appui des nœuds
critiques de prise en charge - Un développement continu,
mais trop lent, de la télémédecine - Concilier des objectifs
contradictoires : projets cibles ambitieux et opérations
bien délimitées - Recommandations pour le niveau national
- Annexes.
Par le Ministère de la Santé, juillet
2000.
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Rapport des groupes
de travail sur les urgences
Les conclusions présentées dans ce document résultent
des travaux des groupes de réflexion sur les urgences
qui ont été constitués en mars 2001 dans le cadre de
l'application des protocoles des 13 et 14 mars 2000.
Sur le site de la coordination médicale hospitalière.
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