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Caducee.net, le 11 avr. 2002 (Recherche scientifique)
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Pour leur étude, Castellsagué et al ont colligé les données de 1.913 couples qui avaient pris part à sept études cas-contrôles menées sur le cancer du col utérin. Cinq pays d'Europe, d'Amérique du Sud et d'Asie étaient concernés.
L'objectif était de mesurer la prévalence des infections génitales à HPV chez les hommes circoncis et d'évaluer son impact sur le risque de cancer du col chez leur partenaire.
Le diagnostic d'infection par HPV chez les hommes était basé sur la recherche par PCR d'ADN spécifique sur le pénis des sujets. Globalement, le HPV a été détecté chez 19,6 % des hommes non circoncis comparés à 5,5 % des hommes circoncis.
Le risque d'infection est apparu significativement plus faible chez les circoncis (odds ratio = 0,37; IC 95 % = 0,16-0,85) après que les chiffres aient été ajustés en fonction de facteurs confondants parmi lesquels l'âge du premier rapport et le nombre total de partenaires.
Par ailleurs, cette tendance semble également avoir un impact sur le risque de cancer du col chez la partenaire. Dans le groupe des femmes monogames, le risque de cancer du col pourrait être réduit de près de 60 % (odds ratio = 0,42 : IC 95 % = 0,23-0,79) lorsque le conjoint est circonci et a eu au moins six partenaires sexuels.
L'effet protecteur de la circoncision vis à vis du HPV a été aussi fortement suggéré pour le VIH. Si la circoncision venait à être recommandée pour limiter ces risques infectieux, les conditions de son application devraient faire l'objet d'une attention particulière, tant au niveau de sa réalisation que des campagnes et mesures traditionnelles de prévention. On pourrait craindre en effet que cette stratégie ne s'accompagne d'une recrudescence des conduites sexuelles à risque du fait d'un sentiment de protection surestimé.
Source : N Engl J Med 2002;346:1105-12.
SR
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