Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > Rédicidive de l’autoimmunité anti-cellules bêta après transplantation pancréatique dans le diabète de type 1
Caducee.net, le 02 mai 2000 (Recherche scientifique)
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Comme on le sait, le succès de la transplantation pancréatique chez le diabétique de type 1 est limité par l’alloimmunité du tissu greffé, mais aussi par l’auto-imminuté des cellules bêta.
C. Thivolet et ses collègues ont étudié la fréquence des auto-anticorps anti-glutamate décarboxylase (GAD) 65, et tyrosine phosphate (IA2) chez 68 patients diabétiques avec peptide C négatif ayant bénéficié d’une allogreffe pancréatique. Un dosage a été fait immédiatement avant la greffe et lors du suivi des patients.
Les patients ont été répartis selon l’apparition d’un rejet chronique du greffon (groupe A, n=20), d’un rejet du greffon et/ou d’une thrombose artérielle (n=7) ou présentant une greffe pancréatique fonctionnelle (groupe C, n=141). Tous les patients ont bénéficié d’un test de dépistage spécifique combiné et individuel des anticorps GAD et IA2.
Les auteurs précisent que juste avant la greffe les patients du groupe A ont une augmentation significative des valeurs du test combiné par rapport au groupe C et un taux plus élevé des anticorps anti-GAD 65.
Après le rejet du greffon, les 2 anticorps anti-GAD et IA2 augmentent par rapport au taux de base chez les patients du groupe A, mais seuls les anti-A2 s’élèvent de façon significative.
Les auteurs notent qu’il est intéressant de constater que le taux de double anticorps positif dans le groupe A passe de 5 % à 35 % quand on compare les patients du groupe C par rapport à ceux du groupe A.
Enfin, la positivité des anticorps anti-GAD 65 et/ou IA2 chez les patients ayant eu un drainage des sécrétions du greffon pancréatique dans la vessie n’a pas été associée à la réduction du taux de l’amylasurie, ce qui suggère que la perte de la fonction endocrine n’est pas associée à une atteinte du pancréas exocrine.
Source : Diabetes & Metabolism, 2000, XXII.
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