Le cuivre parvient à détruire un germe résistant présent dans les hôpitaux dans le cadre d'une étude sur le terrain à l'échelle internationale

HAMBOURG, Allemagne, August 22 /PRNewswire/ -- Parfois, même les méthodes les plus connues peuvent s'avérer innovantes : dans la Grèce antique, le cuivre était déjà considéré comme ayant des vertus antimicrobiennes. Ces propriétés jouent dorénavant un rôle prépondérant dans la lutte contre certains germes dangereux proliférant dans les hôpitaux. Dans le cadre d'une étude de terrain menée au niveau mondial, un service hospitalier entier de la Clinique Asklepios de Wandsbek à Hambourg, Allemagne, a été équipé de poignées de porte, de plaques de propreté et d'interrupteurs en cuivre. En effet, les germes ne se transmettent pas uniquement par le contact des mains, mais également souvent par le fait de toucher des poignées de porte et des interrupteurs. Pour l'instant, les chercheurs de l'université de Halle-Wittenberg, en Allemagne, sont en train d'étudier les échantillons de la première phase de l'étude. En conséquence, la Clinique Asklepios de Wandsbek est devenue le précurseur de ces recherches cliniques en Europe.

Le principal ennemi est une bactérie dangereuse, résistante aux antibiotiques, le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM ou MRSA), qui touche un nombre croissant de patients dans les cliniques et maisons de repos dans le monde entier. Souvent, les mesures d'hygiène conventionnelles ne suffisent pas à empêcher sa prolifération. D'après la clinique et les chercheurs impliqués à l'université Halle-Wittenberg, les premiers résultats de l'étude ont démontré des « chances de survie significativement réduites » pour ces microbes sur des surfaces en cuivre, raison pour laquelle cette étude de terrain sera prolongée au cours du second semestre. Une évaluation complète devrait être disponible début 2009.

Course mondiale contre la montre

« La lutte contre des bactéries très résistantes ne peut réussir à l'aide des moyens mis en oeuvre jusqu'ici, tels que l'utilisation de nouveaux antibiotiques et les mesures de désinfection intensive. Nous devons explorer de nouvelles pistes afin de réduire le danger potentiel pour nos patients », a déclaré le professeur Prof. Dr. med. Jorg Braun, médecin en chef du Service médical I. de la Clinique Asklepios de Wandsbek, expliquant la logique derrière cette étude de terrain. « Des tests scientifiques réalisés par différents groupes de travail indépendants ont prouvé avec certitude que les surfaces en cuivre pouvaient détruire efficacement certaines bactéries et autres germes », a confirmé le Prof. Dr. Dietrich H. Nies, directeur de l'Institut de Biologie de l'université Martin Luther Halle-Wittenberg, en Allemagne.

Avec cet essai sur le terrain (deux fois huit semaines avec échantillonnage périodique hebdomadaire), la Clinique Asklepios de Wandsbek s'inscrit dans un programme d'études d'envergure internationale. Des essais semblables, réalisés dans des conditions cliniques, sont prévus ou actuellement en cours en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Japon. À Wandsbek, des échantillons de prélèvements sur les poignées de portes, les plaques de propreté et les interrupteurs ont été collectés au cours des dernières semaines, à la fois sur des surfaces conventionnelles, par exemple en acier inoxydable, et sur des surfaces comprenant un alliage de cuivre. Les résultats ont démontré que les poignées et interrupteurs étaient les surfaces de transmission les plus fréquentes.

50 000 victimes en Europe chaque année

Rien que dans les hôpitaux allemands, plus d'un demi-million d'infections nosocomiales de ce type - c'est-à-dire attrapées dans un cadre hospitalier - sont déclarées chaque année selon des estimations fiables. D'après le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC), il existe trois millions de cas à travers l'Europe, dont 50 000 s'avèrent mortels. Les germes résistants aux antibiotiques, tels que le ou SDRM (staphylocoque doré résistant à la méthicilline), représentent donc un danger très conséquent dans ce contexte.

En plus du risque fatal pour les patients, cela implique également un préjudice économique énorme, pouvant se chiffrer en milliards juste pour l'Allemagne. Aux États-Unis, une estimation du Centre de contrôle des maladies (Center for Disease Control - CDC), indiquait que les infections nosocomiales induisaient des coûts de plus de 4,5 milliards de dollars US. En Grande-Bretagne, le Service national de santé (National Health Service -NHS) estime les frais supplémentaires à un milliard de livres sterling annuels. Selon les estimations, les patients contractant le SDRM dans un milieu hospitalier restent alités jusqu'à quatre jours supplémentaires en moyenne et génèrent des frais supplémentaires de 4000 euros, allant dans certains cas jusqu'à 20 000 euros. Les complications les plus fréquentes chez les patients affaiblis par une infection au SDRM sont les infections de plaies, les pneumonies, les septicémies et les infections urinaires.

La recherche mondiale avance à grands pas

Les tests de la Clinique Asklepios de Hambourg, en Allemagne, ont été lancés sur la base d'essais de laboratoire lors desquels 99,9 pour cent des bactéries, y compris le très dangereux agent SDRM, étaient éliminées dans un délai allant de quelques minutes à deux heures, sur des surfaces en cuivre. À l'inverse, les mêmes microbes parvenaient à survivre jusqu'à trois jours sur des surfaces en acier inoxydable. Ceci explique pourquoi l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (US Environmental Protection Agency - EPA) n'a que récemment confirmé l'effet antimicrobien du cuivre, en mars dernier. La recherche actuelle vient combler une lacune scientifique de longue date : « L'humanité a profité des vertus hygiéniques du cuivre pendant des milliers d'années », a déclaré le Dr.-Ing. Anton Klassert, directeur administratif de l'Institut allemand du cuivre (DKI). « Face au fléau omniprésent que représentent les problèmes actuels au sein du système de santé, le DKI a pris les premières mesures nécessaires afin d'appliquer les propriétés du cuivre aux besoins d'un hôpital moderne », a précisé le directeur de la division « Propriétés Antimicrobiennes » du Centre européen du cuivre.

Les documents audiovisuels et présentations PowerPoint des intervenants sur le thème « Cuivre & Germes » sont disponibles sur demande.

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