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Un traitement antipaludique pourrait prévenir la declaration de 6 millions de cas de paludisme chez les enfants en bas âge

IPTi Consortium, le 16 sept. 2009 (Epidémiologie)Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

BARCELONE, September 17 /PRNewswire/ -- Un tiers (30 %) des cas de paludisme peuvent être évités chez les nourrissons africains à l'aide d'un outil, simple, abordable et sûr appelé Traitement préventif intermittent du paludisme chez les nourrissons (TPI). Basé sur l'action du sulphadoxine-pyrimethamine (SP), ce traitement peut être mis en place parallèlement aux programmes de vaccination des enfants existants(i). Les résultats d'une méta-analyse portant sur six essais cliniques réalisés en Afrique pour ce traitement antipaludique que l'Organisation mondiale de la Santé recommande d'ores et déjà sont publiés aujourd'hui sur le site Internet de la revue médicale The Lancet. Des chercheurs affirment que l'extension de l'IPTi-SP à d'autres pays africains permettrait d'éviter 6 millions de cas de paludisme par an chez les personnes les plus vulnérables à la maladie.(ii,iii)

"Ces résultats viennent confirmer le potentiel de l'IPTi basé sur l'action du SP, un traitement qui peut être aisément et rapidement mis en place à travers les programmes de vaccination existants de l'OMS, sauvant des dizaines de milliers de vie chaque année en Afrique," a souligné le Dr Pedro Alonso, investigateur principal et responsable du Secrétariat du centre de recherche international pour la santé de Barcelone (Espagne). "L'IPTi constitue un outil supplémentaire précieux pour lutter contre le paludisme. Les décideurs politiques du monde entier et les responsables des programmes nationaux de lutte contre le paludisme devraient par conséquent envisager son adoption immédiate ainsi que son intégration aux programmes existants", a-t-il ajouté.

Organisée par l'IPTi Consortium et ses partenaires, soit un réseau unique de plus de 20 organisations en Afrique, en Europe et aux États-Unis, l'exploitation collective de six essais randomisés avec placebo portant sur l'IPTi-SP en Afrique constitue la meilleure preuve, à ce jour, de l'efficacité de cette approche dans la prévention du paludisme chez les nourrissons. Cette étude a comparé les résultats d'essais menés pendant neuf ans (1999-2008) auprès de près de 8 000 nourrissons dans quatre pays africains. Les résultats en termes d'efficacité ont fait l'objet d'une deuxième analyse par le statisticien de chacun des six essais. Un panel indépendant, composé d'experts en matière de tolérance et de pharmacovigilance en Afrique, a par ailleurs étudié l'innocuité du traitement. L'IPTi Consortium bénéficie du soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.

"L'UNICEF soutient un large déploiement de l'ITPi en Afrique. Cette nouvelle action dans le traitement du paludisme est en effet synonyme d'une réduction importante du nombre d'enfants malades", a commenté le Dr Alexandra de Sousa, Coordinateur des recherches opérationnelles à l'UNICEF.

Le paludisme est un important problème de santé publique en Afrique, touchant de manière disproportionnée les personnes les plus jeunes et les plus vulnérables. Sur les 247 millions de cas de paludisme recensés dans le monde en 2006, 86 % l'ont été en Afrique. Les nourrissons africains sont les plus exposés aux formes les plus redoutables du paludisme. Un enfant meurt toutes les 30 secondes en Afrique des suites du paludisme.(iv)

À propos de l'IPTi

L'IPTi est un traitement qui consiste à administrer aux nourrissons un comprimé antipaludique deux ou trois fois au cours de leur première année de vie. Il peut être mis en place parallèlement aux programmes de vaccinations établis tel le Programme élargi de vaccination de l'OMS. Il est économique (chaque dose coûte entre 0,13 et 0,23 USD)(v,vi) et rentable. L'association ITPi - SP a été contrôlée par une commission de l'institut de médecine de l'académie nationale des sciences des États-Unis et par le groupe d'experts techniques de l'Organisation mondiale de la Santé. Ces deux comités recommandent d'envisager la mise en place de ce traitement dans les régions à fort taux de transmission du paludisme et faible à moyen taux de résistance des parasites au SP.(vii,viii)

L'intégralité du communiqué de presse avec les références correspondantes est disponible sur le site http://www.ipti-malaria.org

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