Caducee.net, le 6/4/2001
Aronow et al ont procédé à une analyse des essais GUSTO IIb et PURSUIT afin de comparer la mortalité de patients victimes d'un accident coronarien, selon que les patients aient été mis sous traitement hypolipidémiant (n=3.653) ou non (17.156) à leur sortie de l'hôpital.
Les traitements hypolipidémiant étaient associés à une proportion plus faible de décès à 30 jours : 0,5 % vs 1,0 % (hazard ration = 0,44 ; IC 95 % =0,27-0,73).
Cette tendance a été vérifiée lors de la mesure de la mortalité à 6 mois : 1,7 % dans le groupe "hypolipidémiant" versus 3,5 %.
Après ajustement pour divers facteurs confondants dont la disposition à recevoir ce traitement, l'initiation d'un traitement hypolipidémiant était associée à une réduction de 33 % du risque de décès (hazard ratio = 0,67).
"Malgré quelques limitations liées à la nature observationnelle de notre étude, les résultats sont en accord avec l'hypothèse selon laquelle un traitement hypolipidémiant rapidement initié après un syndrome coronarien aigu est associé à une réduction de la mortalité, même durant les premières semaines du traitement", a précisé le Dr Lauer, un des auteurs de l'étude.
Celui-ci ajoute que seul un essai sur un large effectif permettra de mesurer les bénéfices que peuvent apporter les traitements hypolipidémiants chez ce type de patients.
Source : Lancet 2001;357:1063-68.