Caducee.net, le 20/9/2001
Cette approche originale est présentée par Moll et al. dans l'édition de Nature du 20 septembre. Ces scientifiques expliquent que lorsque des mutations de LAMA2 sont impliquées dans ces dystrophies musculaires, elles entraînent un mauvais repliement de la laminine, ce qui est à l'origine du dysfonctionnement musculaire.
Joachim Moll et ses collaborateurs ont utilisé une forme raccourcie d'une autre protéine pour essayer de rétablir une fonction musculaire. Nommée agrine, cette protéine "est connue pour son rôle dans la formation de la jonction neuromusculaire", expliquent les chercheurs.
Les scientifiques ont ainsi créé une version raccourcie du gène de l'agrine qui ne porte, dans cette version modifiée, que ses domaines fonctionnels.
Une fois administré à des souris modèles de la maladie, ce minigène ("miniagrine") a permis de rétablir une certaine fonction musculaire chez les rongeurs.
Au vu des résultats obtenus, les scientifiques estiment que ce procédé pourrait au moins alléger les symptômes de certaines dystrophies musculaires. De plus, ces travaux montrent l'intérêt de protéines non-homologues et modifiées en thérapie génique. D'après Moll et al., ces versions raccourcies de protéines pourraient être moins immunogènes que leurs versions complètes.
Source : Nature 2001;413:302-5.