Prévention des risques de cancer liés à l'exposition solaire et aux UV
Ministère de la Santé
Facteurs de risque
Deux types de facteurs de risques existent :
1. CEUX SUR LESQUELS AUCUNE ACTION N'EST POSSIBLE
- 5 à 10% des cas de mélanomes sont familiaux ;ils sont liés au génotype et, en France, dans 44% des cas de mélanomes familiaux, on retrouve une mutation génétique (gène P16).
- le phénotype : personnes à peau claire, sujettes aux coups de soleil, aux yeux clairs, aux cheveux roux ou clairs, ayant des taches de rousseur ou des naevus (la pré-existence de naevus est retrouvée dans 40 à 60% des cas ; le risque est d'autant plus important que les naevus sont nombreux (>50), atypiques et congénitaux géants).
Globalement, des sujets à risque de mélanome peuvent être identifiés
Les marqueurs de risque du mélanome sont les antécédents familiaux, la couleur de la peau et des cheveux, le nombre et le type de naevus. A la suite de plusieurs études cas-témoins, le nombre de naevus ressort comme le facteur de risque le plus important dans la population générale, même s'il existe des divergences d'appréciation sur le marqueur le plus utile : nombre total de naevus, nombre de naevus de plus de 5 mm, nombre de naevus atypiques.
En dehors des familles à mélanomes multiples, dont les membres sont porteurs eux-mêmes d'un très grand nombre de naevus très atypiques et ont un risque majeur de développer un mélanome, les marqueurs de risque identifiés ne permettent pas d'identifier avec sensibilité et spécificité une population limitée d'où sera issue la plupart des tumeurs.
2. D'AUTRES FACTEURS DE RISQUE, LIES AUX COMPORTEMENTS, SUR LESQUELS PEUT PORTER LA PREVENTION :
Le mélanome cutané a un risque augmenté avec l'exposition solaire. La réduction de la couche d'ozone augmentera le risque : dans les latitudes moyennes, une augmentation de 4 à 9% de l'irradiation UV biologiquement active est attendue. On a estimé qu'une réduction de 1% de la couche d'ozone pourrait causer une augmentation de 0,6% de l'incidence des mélanome.
L'exposition durant l'enfance est particulièrement néfaste
Les expositions intermittentes mais intenses augmentent les risques de façon plus importante que les expositions régulières ou cumulatives
Les lampes fluorescentes sans diffuseur et les lampes à bronzer (suppression des UVB mais pas des UVA) paraissent présenter un risque potentiel.
Voir aussi
Source
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