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Prévention des risques de cancer liés à l'exposition solaire et aux UV Prévention des risques liés aux UV artificiels 1. LES RADIATIONS ULTRAVIOLETTES : DEFINITION Les rayonnements ultraviolets (UVR) sont des radiations non-ionisantes qui font partie du spectre électromagnétique. Situés entre le visible et les rayons X, leur domaine spectral s'étend de 100 nm à 400 nm. On distingue ainsi les UVA (315-400 nm), les UVB (280-315 nm) et les UVC (100-280 nm). Ces distinctions mettent en évidence des différences entre les propriétés d'absorption et les mécanismes d'interaction biologique des radiations. Le soleil émet des rayonnements d'énergies très variées, de l'onde radio aux rayons gamma, très énergétiques. L'atmosphère filtre ces différents rayonnements et ainsi, seuls les UV A et B, la lumière visible, les infrarouges et les ondes radio atteignent la surface du globe. Ceci équivaut à un tiers du rayonnement total. Pour leur part, les ultraviolets représentent 5% du rayonnement solaire qui atteint la terre. Ce pourcentage est en constant augmentation avec la régression de la couche d'ozone. Si le soleil représente la principale source d'exposition aux rayonnements ultraviolets, des expositions d'origine artificielle peuvent se surajouter à ces expositions d'origine naturelle. Parmi ces sources artificielles, le bronzage par exposition aux UVA, occupe une place importante. Ainsi, d'après le Centre International de Recherche en Cancérologie (1992), c'est environ 10% de la population européenne qui s'expose ainsi aux UV artificiels. Cette proportion passe à 20% pour la tranche des 18-34 ans. Cette proportion serait cependant moindre en France (en 1994, 6.4% de la population s'exposait aux UV artificiels selon une étude de l'EORTC, l'Organisation européenne pour la recherche et les traitements du cancer). Ces données mériteraient néanmoins d'être actualisées. Les contrôles menés depuis 1998 par les organismes agréés, permettent d'estimer le nombre d'appareils de bronzage ayant été contrôlés au moins une fois à environ 11 000. Ce chiffre peut être comparé aux estimations de la DGCCRF et du Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine qui évaluent le parc des installations de bronzage à environ 13 000. D'après le Syndicat National des Professionnels du Bronzage en Cabine (SNPBC), cette activité regroupe 9 905 établissements mettant des cabines de bronzage à la disposition du public. 150 entreprises fournissent des appareils UV, des lampes, tubes et consommables nécessaires à l'exploitation d'une cabine à bronzer. Toujours selon le SNPBC, ce secteur emploierait 21 480 salariés et dégagerait en France un chiffre d'affaires estimé à 148 millions d'euros. Les expositions aux rayons ultraviolets ont également lieu en milieu de travail (activités de soudage, procédés de stérilisation et désinfection ainsi que divers procédés photochimiques comme le séchage des encres en imprimerie ou certaines opérations de contrôles dans les industries agroalimentaire et électronique). 2. RISQUES DES RAYONS UV ARTIFICIELS Différents effets sanitaires sont induits par une exposition aux ultraviolets. On distingue des effets cancérogènes et non cancérogènes. - Effets cancérogènes En 1992 et selon les études expérimentales et épidémiologiques, les conclusions du Centre International de Recherche sur le Cancer ont été les suivantes : En 2002, l'Institut National de la Santé américain (NIH), dans son 10ème rapport sur les carcinogènes considère les expositions aux cabines et lampes de bronzage utilisant des rayonnements ultraviolets comme « cancérigène humain connu ». - Effets non cancérogènes Les autres effets sont le vieillissement accéléré de la peau (principalement d û aux UVA), les coups de soleil (essentiellement d û aux UVB mais les UVA peuvent également être responsable d'un érythème actinique), la photosensibilisation, les photoallergies, les photodermatoses (lucite par exemple, principalement due aux UVA) et les risques ophtalmiques comme les kératites et les cataractes. 3. REGLEMENTATION DES UV ARTIFICIELS Désireuse de combler le vide juridique entourant le bronzage en cabine UV, le ministère de la santé a mis en place en 1996 un groupe de travail interministériel afin d'évaluer les risques induits par l'utilisation de ces appareils. Sur la base des recommandations émises par le groupe de travail et s'appuyant sur les normes techniques existantes ( 1 ) , une législation spécifique aux appareils mis à la disposition du public est instaurée après avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France par le décret 97-617 du 30 mai 1997. Les principales dispositions apportées par le décret et visant à réduire les risques liés au bronzage artificiel concernent : Le décret français reste très proches des recommandations émises par l'Organisation Mondiale de la Santé en 2003. L'OMS déconseille par ailleurs l'utilisation de ces installations. Cette position est partagée par le Ministère de la Santé puisqu'il est, par exemple, interdit de faire référence à un quelconque effet bénéfique pour la santé et que toute publicité relative aux appareils de type UV 1 et UV 3 ou à des séances de bronzage doit mentionner la possibilité d'affection oculaire ou cutanée. Tableau 1. Définition des différents types d'appareils de bronzage par rayonnement équipé d'émetteurs ultraviolets selon le décret n°97-617 du 30 mai 1997. 4. CONTROLE DES APPAREILS A UV ARTIFICIELS Le décret n°97-617 prévoit que le contrôle des installations de bronzage soit effectué au moins tous les deux ans par des organismes agréés par le ministère de la santé. Lorsque le contrôle fait apparaître une ou plusieurs non-conformités majeures, l'organisme agréé s'engage dans ce cas à notifier immédiatement aux services départementaux de la répression des fraudes les constats effectués. Bilan des contrôles par les organismes agréés Il apparaît clairement à la lecture de ces bilans que le contrôle technique a un effet positif sur la conformité des installations. En effet, on note une nette amélioration entre la conformité des installations lors des visites initiales et la conformité des installations ayant déjà bénéficié d'un contrôle au cours des années précédentes (2 ans avant, au plus). Ainsi, en 1999, 54% des installations étaient conformes. Le bilan de l'année 2003 avance un pourcentage de conformité de 72% en ce qui concerne les visites initiales et de 81% pour les installations déjà contrôlées auparavant. Contrôles de «2ème niveau» effectués par les DDCCRF La DGCCRF, dans le cadre de l'activité de contrôle des produits destinés aux consommateurs et des services, assure le suivi du secteur des appareils de bronzage UV, particulièrement sensibles du point de vue de la sécurité. Des enquêtes sont donc lancées régulièrement. C'est ainsi qu'au cours de l'été 1999, une enquête réalisée dans une douzaine de départements, a montré que les appareils de bronzage n'avaient pas tous fait l'objet d'une déclaration et que la réglementation n'était pas toujours bien appliquée, en particulier dans les centres de bronzage spécialisés. Il est apparu nécessaire de poursuivre cette action et de faire régulièrement un bilan sur le respect des principales exigences du décret n°97-617 du 30 mai 1997. Ainsi, entre 2000 et 2003, 3699 contrôles ont été effectués non seulement au sein de centres de bronzage spécialisés mais aussi dans des centres n'offrant pas cette prestation à titre principal (établissements hôteliers, centres d'esthétique corporelle, centres de remise en forme, salles de sport…). Les infractions relevées ont fait l'objet de 301 PV et de 895 rappels de réglementation. ( 1 ) Norme française NF EN 60 335-2-27, sécurité des appareils électrodomestiques et analogues. Voir aussi
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