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De nouvelles recommandations sur les indications de l'endoscopie digestive basse, en dehors du dépistage en population
ANAES, 5 juillet 2004
L'Anaes a actualisé, à la demande de la Société nationale française de gastro-entérologie, ses recommandations datant de 1996 sur le thème de l'endoscopie digestive basse.
Ces nouvelles recommandations portent sur la place de l'endoscopie digestive basse (coloscopie et rectosigmoîdoscopie) pour le diagnostic de lésions néoplasiques, dans la population générale pour des situations cliniques particulières et dans des populations à risque élevé et très élevé de cancer colorectal.
En sont exclues, les indications de l'endoscopie digestive basse dans le dépistage en population du cancer colorectal.
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Avec environ 36 000 nouveaux cas diagnostiqués par an, les cancers colorectaux font partie des cancers les plus fréquents en France. C'est un cancer grave, la survie à cinq ans est d'environ 55% et cette affection est responsable de 16 000 décès par an. Entre 1978 et 2000, une augmentation de l'incidence et une diminution de la mortalité a été constatée. Cette évolution est en partie liée au développement de la coloscopie conduisant à un diagnostic et une prise en charge plus précoce.
En dehors du dépistage en population, certaines situations cliniques et certaines populations à risque, nécessitent une surveillance endoscopique particulière.
Ces recommandations concernent donc principalement les indications et modalités de l'endoscopie digestive basse dans les circonstances suivantes :
- Pour la population générale, c'est à dire les sujets à risque moyen, dans les situations cliniques suivantes :
- symptômes digestifs isolés (douleur abdominale, diarrhée, constipation) ;
- rectorragies chroniques ou aiguës abondantes ;
- maladie diverticulaire ;
- endocardite ;
- transplantation d'organe.
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