Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > La consommation de poisson modifie le risque de naissance prématurée
Caducee.net, le 22 févr. 2002 (Recherche scientifique)
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Cette enquête a été réalisée par le professeur S. Olsen (Centre danois des sciences épidémiologiques, Copenhague) et le professeur N. Secher (Hôpital universitaire d'Aarhus).
Ces chercheurs ont analysé les données de 8.729 femmes enceintes afin de déterminer l'impact de leur habitude alimentaire sur l'évolution de la grossesse. Les participantes ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires au cours de leur grossesse. L'analyse était centrée sur la consommation de poissons.
Les participantes ont été séparées en quatre groupes selon leur consommation moyenne de poisson. Globalement, l'incidence des naissances prématurées diminuait progressivement de 7,1 % chez celles qui mangeaient le moins de poisson jusqu'à 1,9 % dans le groupe qui en consommait le plus.
Ainsi le risque ajusté de naissance prématurée serait 3,6 fois plus élevé chez celles qui ne consommaient pas de poisson comparées à celles qui en consommaient le plus, précisent les chercheurs. Le risque était similaire pour le faible poids à la naissance.
Cette relation dose-réponse entre le risque de naissance prématurée et la consommation de poisson était visible pour les consommations de 0 à 15 grammes de poisson par jour ou 0,15 g d'acide gras de la série n-3. Ces acides gras sont fournis par les poissons et leur huile.
Les scientifiques danois expliquent que ces résultats sont en accord avec ceux d'étude précédentes qui montraient que la consommation d'huile de poisson pendant la grossesse pouvait augmenter le poids à la naissance en prolongeant la gestation et en réduisant le risque de nouvelle naissance prématurée. Dans ce contexte, Olsen et Secher estiment qu'il serait souhaitable d'étudier l'impact d'un apport en acide gras de la série n-3 sur le risque de prématurité.
Source : BMJ 2002;324:1-5
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