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Tabac, l'offensive:
les premiers résultats
Inpes
15 novembre 2003
Dans le cadre du Plan Cancer, le ministère chargé de la santé
lançait, en mai 2003, l'offensive, en détaillant les axes de l'action
gouvernementale dans la lutte contre le tabac. Rendre plus difficile
l'accès au tabac, dénormaliser le tabac dans la société française,
encourager l'arrêt étaient ses trois premiers axes d'actions.
Qu'en est-il aujourd'hui ?
L'INPES annonce les premiers résultats d'une étude réalisée par
l'Institut BVA sur l'évolution récente des opinions, attitudes
et comportements des français face au tabac. Dans la mesure du
possible, ce sondage d'opinion a été comparé au résultat du Baromètre
santé 1999-INPES1.
L'enquête INPES/BVA permet de dégager des modifications significatives
dans les représentations et comportements de la population vis-à-vis
du tabac. En particulier, il fait apparaître une baisse sensible
de la proportion de fumeurs, surtout chez les femmes. Il montre
également l'efficacité en terme de santé publique de l'augmentation
du prix du tabac.
Augmentation récente des arrêts
" 16,3% des ex-fumeurs déclarent avoir arrêté sur les douze derniers
mois contre 9,2% en 1999 (+50%).
" Une baisse sensible de la prévalence tabagique :
les 15/75 ans sont 30,2 % à fumer contre 34,5 % en 19991, cette
diminution étant plus marquée chez les femmes que chez les hommes
(24,5% contre 30,8% en 1991).
"73,8% des fumeurs déclarent avoir envie d'arrêter de fumer contre
58,7% dans le Baromètre Santé 1999.1
" La motivation à l'arrêt se traduit par le délai envisagé : plus
on projette d'arrêter de fumer dans un délai court, plus l'intention
est forte. Or, 37,6% des fumeurs ayant envie d'arrêter projettent
de le faire dans le mois à venir (versus 19,9% en 1999).
La hausse des prix : premier motif pour arrêter de fumer
Les motivations à l'arrêt sont le prix (66,8%), la peur de tomber
malade (47,0%), la prise de conscience des conséquences du tabac
sur la santé (17,4%), puis le désir de se défaire de la dépendance,
avoir déjà un problème de santé lié au tabac…
" Le prix est devenu la première motivation à l'arrêt avec 66,8%
de réponses invoquées par les fumeurs qui ont envie d'arrêter.
(Cette raison était la quatrième invoquée en 1999)." L'augmentation
du prix est perçue par les français comme un moyen efficace d'arrêt
du tabac : plus de 8/10 estiment que les hausses incitent les
fumeurs à limiter leur consommation, 7/10 à arrêter de fumer.
" Plus d'une personne sur deux a dans son entourage une personne
que la hausse des prix a incitée à limiter ou à cesser sa consommation
de tabac :
- 45,5% des personnes interrogées et 57,7% des fumeurs connaissent
un proche que la hausse des prix a incité à limiter sa consommation
de tabac,
- 31,2% des français et 37,6% des fumeurs connaissent un proche
que la hausse des prix a incité à arrêter de fumer.
" L'arrêt et les tentatives d'arrêt concernent surtout des populations
les plus résistantes aux actions de prévention :
- l'augmentation du prix a l'impact le plus important chez les
jeunes et les personnes à faibles revenus : les 15/24 ans sont
68,2% (contre 28,7% pour les 25/75 ans) à avoir arrêté en raison
des hausses et surtout ils sont 73,2% (contre 65,0% pour les 25/75ans)
à vouloir s'arrêter pour cette raison,
- de même, les personnes aux revenus modestes sont 43% (contre
28,3% pour les plus aisés) à avoir arrêté en raison de l'augmentation
des prix du tabac.
L'augmentation des prix jugée efficace pour dissuader les jeunes
" 65% des fumeurs et 69% des anciens
fumeurs affirment qu'ils n'auraient jamais commencé à fumer si,
au commencement de leur tabagisme, les prix avaient été ceux pratiqués
actuellement.
" Plus de 6 personnes sur 10 pensent que les hausses dissuaderont
un certain nombre de jeunes de commencer.
Les résultats de cette enquête confirment que la baisse importante
des ventes de cigarettes observée depuis le début de l'année (-8,2%
des ventes) traduit une réelle diminution de la consommation.
La très forte augmentation des ventes de substituts nicotiniques
observée pendant la même période (+51%) est également à mettre
en relation avec la nette hausse des personnes ayant arrêté de
fumer depuis un an.
1Le sondage d'opinion est une méthode différente de celle utilisée
par le Baromètre santé. Une étude reprenant la méthode du Baromètre
santé est en cours et devrait confirmer les résultats annoncés
ici.
Pour en savoir plus :
Le
rappport (pdf, 170 Ko)
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