Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > Le déclin des fonctions pulmonaires augmente le risque de décès toutes causes confondues
Caducee.net, le 22 août 2001 (Recherche scientifique)
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Ce travail a été mené par le Dr Pelkonen et des collaborateurs de l'Université de Kuopio en Finlande. Leur étude est publiée dans l'édition de septembre de la revue Thorax.
Les chercheurs ont utilisé les données d'une étude menée entre 1959 et 1989 et qui avaient été actualisées en 2000. Le groupe étudié était composé de 1.000 finlandais âgés de 40 à 59 ans en 1959 et qui avaient été examinés cinq fois au cours des 30 ans de suivi.
Les auteurs ont évalué la fonction pulmonaire des participants en mesurant le volume gazeux maximum rejeté en 0,75 secondes lors d'une expiration forcée.
La diminution de la fonction pulmonaire au cours du temps était moins importante chez ceux qui n'avaient jamais fumé que chez ceux qui n'avaient jamais arrêté. Par ailleurs, ce déclin était plus lent chez ceux qui n'avaient jamais fumé, qui avaient arrêté définitivement ou qui avaient arrêté puis repris.
D'après l'étude, le risque de décès (quelle qu'en soit la cause) est 20 % plus élevé chez ceux qui n'ont jamais arrêté le tabac. Par ailleurs, ces travaux montrent également que ce qui vivent le plus longtemps (fumeurs ou non fumeurs) ont une fonction pulmonaire mieux préservée.
"Ces résultats soulignent les effets positifs de l'arrêt du tabac, même transitoire, sur la fonction pulmonaire", écrit le groupe mené par le Dr Pelkonen.
Ils estiment que la stimulation permanente des réponses inflammatoires dans les poumons en raison du tabagisme pourrait être un élément critique. Selon eux, préserver au mieux de déclin de la fonction pulmonaire au cours du vieillissement est un élément de longévité.
Source : Thorax 2001;56:703-7. British Medical Association.
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