Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > Le récepteur du facteur de croissance épidermique serait primordial pour le développement des tumeurs intestinales
Caducee.net, le 30 janv. 2002 (Recherche scientifique)
Soyez le premier à réagir
"Le récepteur Egfr est très important pour tous les types de tissus et d'organes mais il n'y avait aucune preuve génétique sur des animaux vivants de son effet sur un cancer majeur comme le cancer du colon", explique dans un communiqué Reade Roberts (Université de Caroline du Nord), le principal auteur de cette étude. R. Roberts et ses collaborateurs viennent de publier leurs résultats dans la revue PNAS.
Deux lignées de souris ont été étudiées. Une première lignée portait une mutation nommée Apc-min qui produit des cancers de l'intestin chez les souris et l'homme, et une autre mutation nommée waved2 qui correspond à une altération partielle du récepteur Egfr. La deuxième lignée était porteuse de la mutation Apc-min mais portait la forme normale d'Egfr.
Au cours des trois premiers mois de vie, la première lignée ("cancer intestinal" + Egfr altéré) a développé beaucoup moins de polypes intestinaux (-90 %) que la deuxième lignée ("cancer intestinal" + Egfr sauvage). Ces premiers résultats montrent donc que Egfr est souvent nécessaire à la formation de ces polypes.
D'une façon surprenante, les scientifiques ont observé que la taille, la croissance et la progression des polypes étaient indépendantes d'Egfr. D'après R. Roberts, "L'examen microscopique du tissu intestinal chez les souris jeunes a aussi révélé qu'il n'y avait pas de différence dans le nombre de lésions précurseurs de polypes plus grands et de cancer. La plupart n'ont pas pu progressé".
Une autre partie du travail portait sur des souris chez lesquelles des cellules humaines de cancer colorectal avaient été implantées. L'utilisation d'un inhibiteur de Egfr a conduit à une réduction de la croissance tumorale avec un effet de dose. Les chercheurs estiment que ce résultat montre tout l'intérêt potentiel des inhibiteurs de Egfr dans les formes avancées de cancer colorectal chez l'homme. Néanmoins, on se sait pas dans quelles mesures ces résultats observés sur des souris "modèles" peuvent s'appliquer aux cancers naturels chez l'homme.
Source : Proc Natl Acad Sci USA 2002;99(3):1521-6. Université de Caroline du Nord, Chapel Hill
| A voir dans la rubrique Recherche scientifique | ||
| L’exposition à la lumière du soleil réduit les risques de cancer de l’oesophage | La métabolomique : son application en recherche pharmaceutique et diagnostique | Les boissons light favoriseraient le diabète de type 2 |
| L’exposition à la lumière du soleil et aux rayons ultra-violets est habituellement considérée comme un facteur de risque pour la plupart des formes de cancer, notamment pour le cancer de la peau. Toutefois, une nouvelle étude réalisée par des scientifiques australiens révèle que cette hypothèse géné... | Programme de la séance thématique de l'Académie de Pharmacie duMercredi 20 février 2013 à 14 h 00Salle des ActesFaculté des Sciences Pharmaceutiques et BiologiquesUniversité Paris Descartes4 avenue de l’Observatoire Paris 6 | Selon des chercheurs de l’INSERM, la consommation de boissons « light », augmenterait le risque de diabète de type 2, et ce, plus fortement encore que les boissons sucrées « classiques ». |