Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > Pollution : les particules fines sont liées à la mortalité cardiopulmonaire et à la mortalité par cancer du poumon
Caducee.net, le 06 mars 2002 (Recherche scientifique)
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Le Dr Arden Pope (Brigham Young University) et ses confrères ont cherché à mieux connaître la relation entre l'exposition aux fines particules et la mortalité sur le long terme.
Dans un article publié dans le Journal of American Medical Association du 6 mars, ces chercheurs expliquent avoir pour cela utilisé des données recueillies par l'American Cancer Society. Elles concernaient une étude lancée en 1982 et les chercheurs ont pu obtenir des informations précises sur la mortalité et les facteurs de risque de près de 500.000 américains. Les facteurs de risque recensés concernaient notamment l'âge, le sexe, l'origine ethnique, le niveau d'instruction, l'indice de masse corporelle, le régime alimentaire, le tabagisme ou encore les risques professionnels.
Ces données ont été analysées pour la période 1982-1998 et ont été combinées aux données sur la pollution de l'air dans plusieurs zones urbaines des Etats Unis.
Les épisodes cardiopulmonaires étudiés comprenaient les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, l'asthme, les pneumonies et les bronchopneumopathies obstructives.
"Les fines particules et la pollution liée au dioxyde de soufre étaient associées à la mortalité globale, la mortalité par cancer du poumon et la mortalité cardiopulmonaire", écrivent les chercheurs. Les fines particules étudiées correspondent aux particules dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 10 µm.
"Chaque élévation de 10 µg/m3 de la pollution de l'air par les particules fines était approximativement associée à un risque augmenté de 4 %, 6 % et 8 % pour la mortalité totale, la mortalité cardiopulmonaire et la mortalité par cancer du poumon", ajoutent le Dr Arden Pope est ses collaborateurs.
D'après leurs résultats, les particules grossières et le total des particules en suspension n'étaient pas systématiquement impliquées dans cette augmentation du risque.
"Le résultat de cette étude fournit jusqu'à présent la plus forte preuve que l'exposition à long terme aux particules fines, commune à de nombreuses zones urbaines, est un facteur de risque important pour la mortalité cardiopulmonaire".
Source : JAMA 2002;287:1132-41
SR
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