De la réversibilité de la contraception hormonale masculine

Une revue des essais cliniques menés sur la contraception hormonale masculine indique qu’il suffit de quelques mois après l’arrêt du traitement pour observer un retour à une concentration normale en spermatozoïdes. Ainsi, la moitié des hommes retrouvaient en trois mois et demi une concentration en spermatozoïdes compatible avec un retour à la fertilité.

Ces résultats ont été publiés cette semaine dans la revue médicale anglaise The Lancet. Les auteurs de cette étude, le Dr Peter Liu et ses confrères de "l'Hormonal Male Contraception Summit Group" rappellent que la contraception masculine hormonale permet d’obtenir une azoospermie ou une oligospermie sévère (définie par une concentration en spermatozoïdes inférieure à 3 millions par ml de sperme) suffisante dans un but contraceptif.

En procédant à l’examen couplé des données de 30 études sur le sujet, ces auteurs ont recueilli les données de plus de 1500 hommes qui avaient reçu un traitement contraceptif hormonal. Il apparaît ainsi que le retour à la spermatogenèse après l’arrêt du traitement permet de retrouver une fertilité en quatre ou cinq mois. « La probabilité typique de retrouver une concentration en spermatozoïdes de 20 millions/ml était de 67% en six mois, 90% en un an, 96% en 16 mois et 100% en deux ans », écrivent les auteurs.

Par ailleurs, parmi les facteurs associés à un retour plus rapide à la normale on retrouvait un âge plus avancé, une origine asiatique et un durée de traitement plus courte. Selon Liu : « Nos données apportent l’assurance que l’efficacité précédemment décrite de la contraception masculine hormonale est couplée à un retour très prévisible à des caractéristiques compatibles avec la fertilité. »

Source : Lancet 2006; 367: 1412–20. www.thelancet.com

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Descripteur MESH : Contraception , Spermatozoïdes , Hommes , Essais , Azoospermie , Reproduction , Sperme , Oligospermie , Spermatogenèse , Probabilité

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