La Liste des Produits et Prestations (LPP) regroupe l’ensemble des produits de santé hors
médicaments, c'est-à-dire des dispositifs médicaux hétérogènes : fauteuils roulants, lits
médicalisés, stimulateurs cardiaques, prothèses de hanche ou du genou, bas de contention,
pansements, etc. Avant l’entrée en vigueur du codage des produits et prestations en avril 2005,
les dépenses de la LPP n’étaient connues que par grands postes
Avec cette nouvelle nomenclature qui comporte un code pour chaque produit (près de 3 000 codes
distincts), l’Assurance Maladie peut, pour la 1ère fois, dresser un état des lieux détaillé des
dépenses de ce secteur pour les soins de ville (professionnels de santé libéraux et cliniques
privés).
Une augmentation importante et régulière des dépenses
En 2006, les dépenses liées à la LPP en ville s’élèvent à 4,2 milliards pour l’ensemble des régimes
d’assurance maladie.
Pour le Régime général, cela représente un montant de 3,5 milliards d’euros. Plus de 50% de
cette somme concernent les matériels de maintien à domicile dont les remboursements ont
doublé entre 2000 et 2006, passant de près de 800 millions à 1,6 milliard d’euros.
Les dispositifs médicaux représentent un budget nettement inférieur à celui des médicaments
(20,3 milliards d’euros en 2006 – Tous régimes) mais depuis plusieurs années leur croissance est
soutenue : +10% en moyenne par an sur la période 2000-2006 (contre +6% pour les
médicaments).
Cela correspond à une progression des dépenses de 1,4 milliard d’euros sur 6 ans, un montant
comparable à la hausse des honoraires des médecins spécialistes et celle des auxiliaires
médicaux sur cette période. Notons également qu’en 2006, la LPP contribue à hauteur de 15% à
la croissance des soins de ville.
Des actions de maîtrise engagées pour soigner mieux en dépensant mieux
Cette connaissance affinée des dépenses de la LPP permet aujourd’hui à l’Assurance Maladie de
détecter les dispositifs faisant l’objet d’utilisations excessives ou inappropriées.
Compte tenu du dynamisme de ce poste, il est en effet essentiel de veiller à une allocation
optimale des ressources de l’Assurance Maladie et de s’inscrire dans l’esprit de la réforme :
soigner mieux en dépensant mieux.
Dans le cadre de son programme de maîtrise médicalisée, l’Assurance Maladie va sensibiliser
prescripteurs et patients pour s’assurer que les dispositifs médicaux ciblés soient prescrits et
utilisés dans les indications prévues. Il s’agit dans un 1er temps des lits médicalisés, des appareils
de traitement de l’apnée du sommeil et des stents coronaires (implants vasculaires).
Et dans un second temps des actions sont à l’étude pour veiller à une utilisation appropriée des
produits d’auto contrôle du diabète et de nutrition orale.
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