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Risque ESST et produits sanguins
AFSSAPS,
5 ao ût 2002
Dans le cadre de la veille
sanitaire vis à vis du risque des encéphalopathies spongiformes
transmissibles (ESST) et en particulier du risque du variant
de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (v-MCJ) et produits sanguins,
l’Afssaps apporte les informations suivantes :
Un groupe d’experts de l’Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)
a procédé en décembre 2000 à une analyse du risque de transmission
du v-MCJ par les produits sanguins. Cette évaluation prenait
notamment en compte les résultats préliminaires d’une étude
publiée en septembre 2000, mettant en évidence la transmission,
par voie sanguine, de l’agent bovin (ESB) dans un modèle ovin.
Cette évaluation a conduit
à prendre en compte un risque potentiel de transmission chez
l'Homme, notamment par voie sanguine, et à renforcer les mesures
de sécurité des produits vis à vis du risque v-MCJ.
Les données scientifiques disponibles
depuis la publication du rapport de décembre 2000 ont fait
l’objet d’une réévaluation en février 2002. Ces deux rapports
sont disponibles sur le site www.afssaps.sante.fr.
Dans un article scientifique
de la revue Journal of General Virology, à paraître à l’automne
2002, l’équipe de F. Houston présente des résultats complémentaires
sur la transmission par voie sanguine de l’agent responsable
d'ESST. Cette nouvelle publication confirme la première observation
parue en septembre 2000 et en particulier que l’agent de l’ESB
et l'agent de la scrapie peuvent être responsables d’infectiosité
dans le sang chez le mouton.
Ces résultats confirment également
les travaux qui avaient été conduits dans d’autres modèles
animaux (souris, hamster), publiés en 1997 et 1999.
En revanche, les études concernant
la recherche d’infectiosité dans le sang de sujets ayant développé
une v-MCJ sont encore négatives à ce jour.
Aussi, ces nouvelles données
complètent-elles l’évaluation de l’analyse de risque réalisée
en décembre 2000 et actualisées en février 2002. En effet,
l’analyse a volontairement retenu des hypothèses correspondant
au niveau de risque le plus élevé, tant du point de vue de
l’infectiosité possible dans le sang que du nombre de porteurs
potentiels de v-MCJ.
Les mesures prises en France,
pour réduire le risque de transmission du v-MCJ par les produits
d'origine humaine et notamment par le sang et ses dérivés
ont consisté notamment à :
- informer, en janvier 2001,
les prescripteurs de produits sanguins sur l’existence de
ce risque théorique et sur la nécessité du strict respect
des indications pour restreindre l’utilisation de ces produits
aux seules situations où le recours est incontournable ;
- exclure du don du sang, à partir de janvier 2001, les donneurs
ayant séjourné pendant une durée supérieure ou égale à 1 an
(période cumulée) dans les Iles Britanniques entre 1980 et
1996 ;
- étendre, depuis le 15 avril 2001, la leucoréduction à l’ensemble
des plasmas (thérapeutiques et destinés au fractionnement),
déjà effective pour les produits cellulaires depuis 1998 ;
- améliorer les procédés de préparation des médicaments dérivés
du sang du LFB, avec notamment la mise à disposition du facteur
VIII nanofiltré depuis le 28 janvier 2001 et des immunoglobulines
nanofiltrées depuis janvier 2002 ;
- enfin, réviser les recommandations sur l’utilisation des
produits sanguins labiles (en cours de finalisation). Les
recommandations d’utilisation du plasma et des produits érythrocytaires
seront publiées au 3ème trimestre 2002 et celles relatives
aux plaquettes et aux granulocytes au 4ème trimestre 2002.
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