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Le dopage et le sport (2ème partie)
Les
risques pour la santé
Les sportifs mettent
leur vie en danger. Les effets nocifs dépendent
de nombreux paramètres (nature des substances consommées,
durée de consommation, les conditions d’administration
et l’état général du sportif).
Les sportifs de niveau régional
ou national sont exposés à des risques plus
élevés et plus immédiats que les sportifs
de niveau international, car ils sont souvent moins bien suivis
médicalement et n'ont pas les moyens d'acheter des
produits de bonne qualité.
Les problèmes
de santé les plus préoccupants sont :
- les conséquences des
associations médicamenteuses
: en effet les sportifs ont besoin de plusieurs produits
pour améliorer leurs performances et ne tiennent
pas compte des intéractions.
- la pharmacodépendance
à certaines substances telles que la caféine,
les amphétamines, la cocaïne, le cannabis.
- les troubles
psychologiques et du comportement induits en particulier
par les stéroïdes anabolisants.
Le rôle
du médecin du sport :
Son rôle est d’optimiser
la préparation des sportifs et d’empêcher les
" dérapages " du dopage en
suivant le sportif et en lui proposant des solutions alternatives :
organisation de l’entraînement, proposer une hygiène
de vie compatible avec la compétition (alimentation, pychologie).
Les
contrôles
L’efficacité
des tests actuels est toute relative pour plusieurs
raisons :
- les athlètes connaissent
les seuils autorisés et savent à quel moment
ils doivent arrêter le traitement pour que les produits
ne soient pas décelables.
- Il existe une course permanente
entre ceux qui inventent de nouveaux produits ou méthodes
de dopage et ceux qui sont chargés de découvrir
ces produits.
- Les contrôles sont insuffisants
et devraient être plus souvent inopinés, ce
qui en augmenterait l’efficacité.
Les dopants naturels ou de synthèse
sont détectables par des méthodes analytiques
habituelles, car ils ont tous un faible poids moléculaire.
Par contre les hormones de synthèse sont difficiles
à différencier des hormones naturelles et le
dosage de leur apport exogène difficile à caractériser.
La
réglementation et les organismes de contrôle
Un nouveau
dispositif anti-dopage a été mis en place, suite à
la mise à jour des failles de la loi de 1989.
·
Tout sportif avant d'être licencié ou de participer à une
compétition doit se soumettre à un examen
médical.
·
La loi antidopage prévoit l'obligation
d'alerte du médecin qui se trouve en contact avec un
sportif dopé. Il doit transmettre l'information à un médecin
d'une antenne médicale (centre médical spécialisé dans la
lutte contre le dopage) et informer
son patient des risques qu'il encoure.
·
Le CPLD : Conseil de prévention
et de lutte contre le dopage
Le CPLD est une
autorité administrative indépendante du ministère de la Jeunesse
et des Sports qui a des pouvoirs de sanctions, et d'initiation
de travaux de recherche à travers une commission scientifique.
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Les sanctions pénales à l'égard
des pourvoyeurs, des prescripteurs sont plus sévères (7 ans
de prison et 1 million de francs d'amende).
Les
actions de prévention
Le Ministère
de la Jeunesse et des sports a multiplié ces dernières
années les actions de prévention et
de lutte contre le dopage.
Le CNOSF
(Comité National Olympique et Sportif Français) a mis en place
fin 1997 l'APSD (Agence de Prévention
Sportive contre le Dopage). Il a lancé avec le Ministère
de la jeunesse et des Sports une campagne de sensibilisation
qui se décline en 3 éléments : un pin's Sport Net, une publication
pour les jeunes, "sport, parcours sans faute" et
une mallette de prévention qui permet d'organiser des séances
d'information sur le dopage.
Rédacteur : Christiane
Perbet
Janvier 2000
(dernière mise à jour Septembre 2000, rédacteur
: Florence
Campagne)
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