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Le
secret médical
Rédigé par Me DURRIEU-DIEBOLT, Avocat
à la Cour
Comment se justifie le secret médical ? Quels sont les fondements
textuels ?
Qui est tenu au secret médical ?
Le secret médical et la médecine de contrôle (sécurité sociale,
travail et assurance)
Quel est le contenu du secret médical ?
Quelles sont les dérogations au secret médical ?
Le secret médical face au juge
Comment
se justifie le secret médical ? Quels sont les fondements
textuels ?
-
Le secret médical se justifie
par l'obligation de discrétion et de respect de la personne
d'autrui.
Il s'agit par là de créer et d'assurer également une relation
de confiance entre le médecin et le patient qui se confie
à lui.
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Ainsi le secret médical est
posé dans les textes :
Le code pénal, quant à lui, prévoit
à l'art. 226-13 : "La révélation d'une information à caractère
secret par une personne qui en est dépositaire soit par son
état ou sa profession, soit en raison d'une fonction ou d'une
mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et
de 100.000 F d'amende."
Qui
est tenu au secret médical ?
-
Le secret médical s'applique
à tous les professionnels de la santé : médecins, internes,
externes, étudiants en médecine, psychologues, infirmiers,
aides soignants...
-
Par contre, il ne s'applique
pas à celui qui exerce illégalement la médecine.
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Peut-on partager le secret
médical en cas de médecine collégiale ?
-
En principe, le secret
appartient au patient et en conséquence, les médecins
entre eux ne peuvent pas en disposer librement.
-
Toutefois, il existe
des dérogations au secret médical dans le cas de
la médecine collégiale :
-
un médecin consulté
par le patient de l'un de ses confrères ne peut
informer celui-ci de ses conclusions qu'avec
l'autorisation du malade. Mais tel n'est pas
le cas pour le médecin appelé d'urgence, le
consultant, répondant à la demande du médecin
traitant, de la famille ou du malade : dans
ce cas, le médecin qui prend en charge le malade
à l'occasion d'une hospitalisation doit communiquer
le résultat de son intervention au médecin traitant,
sans que le malade puisse s'y opposer. Le malade
doit simplement en être avisé.
-
dans le cas où
un malade recourt à un dispensaire ou un groupe
mutualiste, il est admis que les informations
circulent au sein de l'organisme, sauf les notes
confidentielles du médecin
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En ce qui concerne le personnel
administratif, la secrétaire médicale, l'assistante
sociale, l'éducateur spécialisé :
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l'art. 72 du Code de
déontologie fait obligation au médecin de veiller
à ce que les personnes qui l'assistent soient instruites
de leurs obligations en matière de secret professionnel
et s'y conforment : ce texte s'applique au personnel
administratif et à la secrétaire médicale, qui sont
donc soumis au secret médical
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l'art. 9 de la loi
du 8 avril 1946 prévoit que les assistantes sociales
et les auxiliaires de services sociaux sont tenus
au secret professionnel
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reste le problème de
l'éducateur spécialisé : aucun texte ne prévoit
que l'éducateur spécialisé est astreint au devoir
de se taire et on ne peut pas considérer qu'ils
assistent le médecin. En outre, les tribunaux jusqu'alors
ont plutôt eu tendance à ne pas leur appliquer le
secret médical.
Le
secret médical et la médecine de contrôle (sécurité sociale,
travail et assurance)
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