Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > Un questionnaire pour évaluer le risque de cancer colorectal
Caducee.net, le 16 juil. 2002 (Recherche scientifique)
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Cette étude est présentée par Selvachandran et al sous la rubrique des publications avancées du Lancet. Ces auteurs anglais rappellent que le dépistage colorectal au Royaume Uni recommandé par les services de santé (NHS) est basé sur une première visite chez l’omnipraticien référent et que suite à l’interrogatoire et aux symptômes rapportés par le patient, le médecin décide d’orienter le patient chez un spécialiste pour une coloscopie.
« Certains signes et symptômes à haut risque ont été utilisés comme critère pour une consultation urgente », commentent les auteurs. Cependant, ces symptômes ne sont pas toujours spécifiques et ce protocole se traduit par un engorgement des consultations chez les spécialistes. Par ailleurs, ce système ne permet pas d’identifier un nombre significatif de cancers dans le groupe des patients de risque faible.
Pour ces raisons, Selvachandran et al ont développé un questionnaire susceptible d’améliorer la stratification du risque. Ce document se compose d’une série de questions sur l’histoire du patient et les symptômes rencontrés. Les réponses sont ensuite saisies afin de générer un score basé sur les symptômes (« score numérique pondéré ») et un score de risque de malignité. Un autre score de risque de malignité était calculé d’après la lettre du généraliste.
Les auteurs ont examiné les données de 2.268 patients adressés à un centre spécialisé par leur médecin généraliste. Le questionnaire leur avait été remis avant la consultation.
Parmi les 2.268 patients, 95 avaient un cancer colorectal. Le score dérivé du questionnaire était plus élevé (p<0,0001) chez les patients avec un cancer (76,5) que chez les patients sans cancer (44,5).
« Avec des taux similaires de détection des cancers, le score de risque de malignité dérivé du questionnaire et le score numérique pondéré ont qualifié comme urgents une proportion plus faible de patients par rapport aux recommandations du NHS (43,1 % et 39,8 % vs 49,8 %)».
En résumé, les auteurs expliquent que ce questionnaire permet de définir les priorités chez ces patients envoyés par leur omnipraticien. Par ailleurs, il serait aussi utile aux médecins généralistes afin identifier les sujets à risque.
Source : Lancet Published online July 16, http://image.thelancet.com/extras/01art3336web.pdf
SR
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