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Actualité médicale et hospitalière
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Téléconsultations stoppées dans le Bus Loiret Santé : l’exercice forain au cœur d’un bras de fer
Caducee.net, le 10/02/2026 : Depuis l’automne 2025, des téléconsultations de médecine générale « assistées » par des infirmières libérales se tenaient à Darvoy (Loiret) dans le Bus Loiret Santé, au bénéfice notamment de patients sans médecin traitant. Le dispositif a été interrompu après le refus d’une autorisation temporaire d’« exercice forain » par l’Ordre interdépartemental des infirmiers (Eure-et-Loir–Loiret), ouvrant une période de crispations entre acteurs locaux — Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), Département et Ordre — au moment où le Loiret mise sur l’itinérance pour limiter le non-recours aux soins.[1] […].
Après ablation de fibrillation atriale, 90 minutes d’activité modérée par semaine associées à moins de récidives
Caducee.net, le 10/02/2026 : Après une ablation par cathéter, une activité physique modérée et régulière serait liée à une baisse marquée du risque de récidive de fibrillation atriale (FA), selon une équipe de l’Université du Colorado Anschutz. L’étude, publiée début février 2026, s’appuie sur un suivi de patients équipés d’objets connectés, et remet l’exercice au centre des échanges post-procédure, au-delà du seul ajustement médicamenteux.[1] […].
Code de déontologie des kinés : non-discrimination, signalement et remplacement au cœur du décret du 5 février 2026
Caducee.net, le 10/02/2026 : Publié au Journal officiel le 7 février 2026, le décret n° 2026-62 du 5 février 2026 modifie plusieurs articles du code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes, intégré au code de la santé publique (CSP). Le texte, élaboré à partir d’une proposition du Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et discuté avec le ministère chargé de la Santé, entend actualiser des règles d’exercice et renforcer la protection des personnes soignées.[1][2] […].
Dépistage du cancer du poumon : vers une montée en charge nationale, d’abord ciblée sur les fumeurs et ex-fumeurs
Caducee.net, le 05/02/2026 : À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a déclaré vouloir faire du cancer du poumon un dépistage « de masse », à l’image de ceux du sein ou du côlon. L’annonce ouvre surtout une séquence de montée en charge d’un dépistage organisé ciblant les personnes à haut risque, fondé sur le scanner thoracique à faible dose et sur le programme pilote national IMPULSION. […].
Vapotage : l’ANSES cartographie les risques d’inhalation des e-liquides
Caducee.net, le 05/02/2026 : Quinze ans après l’essor des cigarettes électroniques, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) publie une expertise qui hiérarchise, à large échelle, les risques sanitaires liés à l’inhalation des substances présentes dans les e-liquides ou générées lors de la chauffe. Le document, destiné autant aux décideurs qu’aux soignants, paraît alors que l’usage s’inscrit dans la durée et que le « double usage » avec le tabac demeure fréquent. […].
Cholestérol : pourquoi le LDL reste au centre du jeu en prévention cardiovasculaire
Caducee.net, le 05/02/2026 : Longtemps enfermé dans une opposition sommaire entre « bon » et « mauvais » cholestérol, le sujet mérite aujourd’hui d’être repris avec davantage de rigueur. Le cholestérol est une molécule indispensable au fonctionnement de l’organisme ; ce qui expose au risque, ce n’est pas son existence, mais l’excès de certaines fractions lipidiques, leur persistance dans le temps et leur inscription dans un profil cardiovasculaire global. À la lumière des recommandations européennes les plus récentes, le LDL-cholestérol demeure ainsi la cible centrale de la prévention, avec des stratégies thérapeutiques de plus en plus graduées selon le niveau de risque du patient[1][2]. […].
Thérapies innovantes : la valeur perçue suffit-elle à légitimer des prix hors d’atteinte ?
Caducee.net, le 04/02/2026 : Les thérapies géniques, cellulaires et certaines biothérapies promettent des ruptures cliniques, parfois en une seule administration. Mais la logique de tarification qui accompagne ces innovations, fréquemment justifiée par la « valeur » attendue plutôt que par le coût de production, bouscule les mécanismes de solidarité et met les systèmes de santé au pied du mur : financer vite, financer juste, ou financer moins. […].
Toulouse : un obus de 1918 découvert au bloc, les démineurs appelés à l’hôpital Rangueil
Caducee.net, le 04/02/2026 : Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026, un homme de 24 ans s’est présenté aux urgences de l’hôpital Rangueil (Toulouse) pour des douleurs rectales. Au bloc, l’équipe a découvert un obus ancien (daté 1918 dans plusieurs récits), ce qui a entraîné l’appel aux démineurs et la mise en sécurité des lieux. Une séquence peu fréquente, mais qui renvoie, au-delà du fait divers, à une réalité très quotidienne : la prise en charge des corps étrangers rectaux et ses pièges. [1][2] […].
Stocks de masques et d’EPI : la France face au mur de la péremption en 2026
Caducee.net, le 04/02/2026 : Cinq ans après les pénuries du début de la pandémie, la France dispose d’un stock stratégique national de masques et d’équipements de protection individuelle (EPI) d’une ampleur inédite. Les volumes, toutefois, masquent une réalité plus complexe : une part déjà périmée, un calendrier de péremption concentré sur 2025-2026 et une doctrine de rotation et de distribution encore incomplètement stabilisée. […].
Santé publique France recentrée : stocks, réserve sanitaire et campagnes de prévention basculent sous pilotage ministériel
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le gouvernement a acté, le 30 janvier 2026, un « recentrage stratégique » de Santé publique France (SPF), en retirant à l’agence deux blocs de missions : la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire, ainsi que la conduite des campagnes nationales de communication en santé publique.[1] Présentée comme un gain de réactivité et de lisibilité, la réorganisation suscite une contestation marquée dans le champ de la santé publique, qui redoute une confusion accrue entre expertise, arbitrage politique et communication institutionnelle.[2] […].
Cancer du pancréas : une trithérapie anti-KRAS efface les tumeurs chez la souris, la clinique reste à construire
Caducee.net, le 03/02/2026 : Publiés en ligne le 2 décembre 2025 puis dans l’édition du 9 décembre 2025 de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des travaux décrivent une stratégie combinée visant trois nœuds de signalisation autour de KRAS, capable d’obtenir une régression complète de tumeurs pancréatiques chez la souris et de prévenir l’émergence de résistances sur la durée de suivi.[1] Menée par une équipe du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO, Espagne), cette preuve de concept a été largement commentée fin janvier et début février 2026, nourrissant l’espoir habituel suscité par toute avancée dans l’adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC), tout en rappelant l’écart qui sépare encore le modèle murin du patient.[2][5][9] […].
Au CHU de Montpellier, 14,9 M€ pour industrialiser l’IA hospitalière : le temps soignant en ligne de mire, la preuve attendue
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le CHU de Montpellier annonce la mobilisation d’un financement de 14,9 M€ dans le cadre de France 2030 pour structurer Alliance Santé IA, un programme destiné à déployer l’intelligence artificielle dans les soins, l’organisation et la recherche. Derrière l’affichage technologique — infrastructures certifiées pour l’hébergement de données de santé (HDS), intégration au dossier patient informatisé (DPI) et agent conversationnel « souverain » — l’établissement avance un objectif immédiatement lisible : restituer du temps aux équipes, tout en documentant la sécurité et l’efficacité des outils. […].
Ostéopathe en maison de santé : un feu vert sous conditions, selon la Cour de cassation
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le 13 novembre 2025, la Cour de cassation a validé, dans une affaire de sous-location, la possibilité pour un ostéopathe d’exercer dans les locaux d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP), à condition de ne pas en être « membre » et de s’inscrire dans le projet de santé de la structure.[1] […].
Vitamine K : fonctions, apports, carences et usages cliniques
Caducee.net, le 01/02/2026 : Longtemps cantonnée, dans le débat public, à son rôle dans la coagulation, la vitamine K s’est progressivement imposée comme un sujet plus large, à la croisée de la nutrition, de la pharmacologie et de la prévention. Cet intérêt croissant s’explique à la fois par l’essor des compléments alimentaires, par les discussions autour de la santé osseuse et par la persistance de questions très concrètes en pratique clinique, notamment chez le nouveau-né et chez les patients traités par antivitamines K. Pourtant, lorsqu’on examine la littérature avec rigueur, une hiérarchie claire se dessine : les données les plus robustes concernent d’abord l’hémostase, la prévention du saignement néonatal et la gestion des traitements par AVK. [1][2][3] […].
La vitamine D
Caducee.net, le 01/02/2026 : Longtemps promue comme une vitamine aux vertus presque universelles, la vitamine D mérite aujourd’hui que l’on remette les pendules à l’heure. Les connaissances les plus robustes continuent de la placer au premier rang des déterminants de la santé osseuse : son rôle dans l’absorption intestinale du calcium et du phosphore, dans la minéralisation du squelette et dans la prévention du rachitisme comme de l’ostéomalacie ne fait guère débat. En revanche, le cadre clinique s’est nettement resserré au fil des recommandations : l’exposition solaire ne se réduit pas à une durée standard valable pour tous, le dosage sanguin n’a pas vocation à devenir un réflexe de routine, et la supplémentation relève désormais d’indications plus strictement circonscrites.[1][2][3] […].
Vitamine C : fonctions, carences et place réelle en pratique clinique
Caducee.net, le 01/02/2026 : La vitamine C, ou acide ascorbique, appartient à ces micronutriments dont la notoriété dépasse souvent la réalité clinique. Présentée de longue date comme un réflexe de prévention hivernale, elle continue d’alimenter un imaginaire sanitaire foisonnant, parfois au prix d’un certain flou. Or, lorsque l’on revient aux données disponibles, son intérêt apparaît à la fois net sur le plan physiologique et plus mesuré dans ses applications cliniques courantes. Cette distinction permet justement de sortir des promesses en trompe-l’œil et de replacer la vitamine C à son véritable niveau : celui d’un nutriment indispensable, mais non d’un remède universel.[1][2] […].
Vitamine B2 : fonctions, apports, carences et usages thérapeutiques sous surveillance
Caducee.net, le 01/02/2026 : Longtemps éclipsée par la vitamine D, la vitamine B12 ou encore le fer dans les discours de santé publique, la vitamine B2, ou riboflavine, occupe pourtant une place cardinale dans la physiologie humaine. Cette vitamine hydrosoluble intervient au cœur du métabolisme énergétique par l’intermédiaire de ses formes coenzymatiques et participe, à ce titre, à de nombreux processus cellulaires. Dans les pays à hauts revenus, les apports alimentaires suffisent le plus souvent à couvrir les besoins. Il n’en reste pas moins que certaines situations de dénutrition, de malabsorption ou d’alcoolisme chronique exposent à une carence parfois peu bruyante sur le plan clinique. Quant à ses usages thérapeutiques, notamment dans la prévention de la migraine, ils nourrissent un intérêt renouvelé sans lever, à ce stade, toutes les réserves méthodologiques.[1][2][3][4] […].
Vitamine B1 : une vitamine discrète, un déficit aux conséquences majeures
Caducee.net, le 01/02/2026 : La vitamine B1, ou thiamine, occupe une place modeste dans le discours nutritionnel courant. Elle n’en demeure pas moins au carrefour de fonctions métaboliques et neurologiques essentielles, avec, en filigrane, un enjeu clinique souvent sous-estimé tant que la carence ne se manifeste pas de façon aiguë. En France, l’ANSES rappelle qu’elle intervient principalement dans le métabolisme des glucides et que ses besoins doivent être pensés en lien avec l’énergie consommée, et non sous la seule forme d’un apport fixe quotidien.[1] Derrière cette donnée technique se dessine une réalité clinique bien plus concrète : lorsqu’elle manque, la carence peut se traduire par des atteintes neurologiques ou cardiaques sévères, parfois dans des contextes de grande fragilité sociale, nutritionnelle ou addictive.[1][2][3] […].
