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Actualité médicale et hospitalière
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Substituer des infirmiers aux médecins à l’hôpital : une revue Cochrane nuance le débat
Caducee.net, le 25/02/2026 : Sous l’effet du vieillissement, de la chronicisation et des tensions de ressources, l’hôpital cherche des marges d’organisation. Parmi elles, la substitution partielle de médecins par des infirmiers — qu’il s’agisse de consultations spécialisées, de suivi en service ou d’actes protocolisés — s’invite de plus en plus dans le débat. Publiée le 12 février 2026, une revue systématique Cochrane fondée sur 82 essais randomisés conclut que, dans la plupart des situations étudiées, les résultats pour les patients sont comparables entre prise en charge infirmière et médicale, tout en soulignant une forte hétérogénéité des modèles et une incertitude persistante sur l’impact économique.[1] […].
Doctolib accélère dans l’IA clinique avec un laboratoire dédié
Caducee.net, le 25/02/2026 : Doctolib franchit un cap stratégique en annonçant, le 23 février 2026, la création d’un « laboratoire d’intelligence artificielle (IA) clinique » et un investissement de 20 millions d’euros sur l’année 2026. L’entreprise entend développer des outils d’aide à la décision pour les médecins, tout en proposant aux patients un « assistant de santé complet » — promesse qui ravive, chez les soignants, des attentes fortes… et des questions très concrètes de responsabilité, d’évaluation et de gouvernance. […].
Restes à charge à l’hôpital : la note grimpe dès le 1er mars 2026
Caducee.net, le 24/02/2026 : À partir du 1er mars 2026, plusieurs sommes réglées par les patients lors d’une hospitalisation ou d’un passage aux urgences doivent être relevées, selon des projets d’arrêtés et de décret transmis pour avis consultatif. Derrière un affichage technique, l’impact est tangible : les personnes sans complémentaire paieront davantage directement, tandis que, pour la majorité des assurés, la charge basculera vers les organismes complémentaires, avec un risque de répercussion sur les cotisations. […].
MSO obligatoire : l’exécutif retire l’obligation, le dispositif reste
Caducee.net, le 24/02/2026 : Le Gouvernement a déposé, le 19 février 2026, un amendement visant à supprimer la disposition qui devait rendre obligatoire la mise sous objectifs (MSO) dans le cadre de la lutte contre les arrêts de travail jugés excessifs.[1] Ce revirement, intervenu après plusieurs semaines de crispations avec les médecins libéraux, ne signe pas pour autant l’abandon du pilotage des prescriptions d’indemnités journalières : il recentre le débat sur les garde-fous, la transparence des critères de ciblage et la sécurité juridique du dispositif.[2] […].
AMI : la hausse de 15 centimes proposée par la Cnam amplifie la colère des infirmiers libéraux
Caducee.net, le 21/02/2026 : À la table des négociations conventionnelles, l’écart se creuse entre l’affichage budgétaire de l’Assurance maladie et les attentes des infirmières et infirmiers diplômés d’État libéraux (IDEL). Selon un document de travail consulté par Egora, la CNAM avance une hausse de 15 centimes de la lettre-clé AMI dès 2026, suivie de 5 centimes en 2027. Les organisations représentatives y voient un signal trop faible, au moment même où l’avenant n°11 doit accompagner l’élargissement des missions et la montée des contraintes organisationnelles.[1] […].
Plan Greffe 2022-2026 : le record 2025 ne masque plus la dérive des objectifs
Caducee.net, le 21/02/2026 : En 2025, la France a franchi un seuil symbolique avec 6 148 greffes d’organes, un niveau inédit présenté comme un « record historique » par l’Agence de la biomédecine (ABM).[2] Pour un collectif réunissant associations de patients et sociétés savantes, ce résultat ne change pourtant pas la trajectoire : à un an de l’échéance, le Plan Greffe 2022-2026 s’éloignerait des cibles annoncées, tandis que les listes d’attente restent sous tension, en particulier pour la greffe rénale.[1] […].
PSYGEN, un test pharmacogénétique pour mieux tolérer les antidépresseurs : premiers signaux chez des militaires
Caducee.net, le 19/02/2026 : Récompensé par le Prix 2025 de la Fondation des « Gueules Cassées », le projet PSYGEN, porté par l’Hôpital national d’instruction des armées (HNIA) Bégin, évalue l’apport d’un génotypage de cytochromes P450 (CYP2D6/CYP2C19) pour guider la prescription d’antidépresseurs chez des militaires suivis pour troubles psychiques, avec l’objectif de réduire les effets indésirables et de raccourcir des trajectoires thérapeutiques souvent marquées par l’ajustement successif des molécules.[1][2] […].
Après un diagnostic de cancer, l’activité physique corrélée à une mortalité plus faible
Caducee.net, le 19/02/2026 : Publiée le 17 février 2026 dans JAMA Network Open, une analyse harmonisée de six grandes cohortes américaines met en évidence une association entre l’activité physique de loisir, mesurée après un diagnostic de cancer, et une mortalité par cancer plus faible dans sept localisations tumorales encore relativement peu documentées (vessie, endomètre, rein, poumon, cavité orale, ovaire, rectum). Pour certaines d’entre elles, le signal apparaît dès des volumes modestes d’activité ; pour d’autres, il se dessine surtout à des niveaux plus élevés. Les auteurs insistent toutefois sur les limites inhérentes à un travail observationnel. […].
Cotisations ordinales des sociétés : deux syndicats saisissent le Conseil d’État contre le CNOM
Caducee.net, le 19/02/2026 : La contestation monte d’un cran contre le nouveau barème des cotisations ordinales applicables aux sociétés d’exercice. En l’espace de quelques jours, la CSMF et Avenir Spé ont annoncé, les 16 et 17 février 2026, un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’État visant la décision du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM). Derrière la procédure, la querelle porte sur l’équité entre formes sociales, la proportionnalité des montants au regard des missions ordinales et la lisibilité des critères retenus. […].
Aspirine et prévention du cancer après 70 ans : ASPREE nuance la promesse anticancer
Caducee.net, le 18/02/2026 : Chez des adultes de 70 ans ou plus initialement en bonne santé, l’aspirine à faible dose prise plusieurs années ne s’accompagne pas d’une diminution de l’incidence des cancers à long terme. Publiée le 29 janvier 2026 dans JAMA Oncology, l’analyse de suivi d’ASPREE et de son extension observationnelle ASPREE-XT clarifie un point souvent mal compris : ces résultats concernent une initiation tardive chez des seniors et ne se transposent pas automatiquement à des expositions commencées plus tôt dans la vie.[1] […].
TDAH et addictions : un guide national pour décloisonner les parcours de soins
Caducee.net, le 18/02/2026 : Mis en ligne le 13 février 2026 par la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (DI-TND), avec l’appui de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), un guide vise à outiller les soignants face à une association largement documentée : le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et les troubles addictifs se renforcent souvent mutuellement lorsqu’ils restent abordés séparément.[1] Le document assume un parti pris organisationnel : faire des consultations d’addictologie un lieu de repérage du TDAH, tout en améliorant, en sens inverse, l’attention portée aux consommations à risque chez les personnes déjà suivies pour TDAH.[2] […].
IDEL : une enquête alerte sur l’effet ciseau économique, à l’heure des négociations avec la CNAM
Caducee.net, le 18/02/2026 : Alors qu’une nouvelle séance de négociation se tient le 17 février 2026 avec la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), Convergence Infirmière publie les résultats d’une consultation nationale en ligne sur la situation économique des infirmières et infirmiers libéraux (IDEL). L’étude, réalisée auprès de 5 609 répondants, dessine un paysage dominé par la hausse des charges, l’érosion des revenus et une tentation de sortie du libéral, voire de la profession.[1][2] […].
« Moral Injury » : une enquête nationale pour mesurer la “blessure morale” des soignants, au-delà du burn-out
Caducee.net, le 17/02/2026 : Une enquête nationale en ligne, intitulée « Étude du ‘Moral Injury’ chez les professionnels de santé français », entend documenter la “blessure morale” des soignants, définie comme « une profonde discordance entre les valeurs professionnelles des soignants et la réalité de leur pratique quotidienne ».[1] Relayée début février 2026 par l’AFPPE, l’initiative se présente comme le thermomètre d’un système sous tension, en cherchant à objectiver ce qui, dans l’organisation du travail, heurte l’éthique du soin et fragilise le sens professionnel.[2] […].
68 000 décès liés au tabac en 2023, la baisse se confirme sans effacer l’ampleur du fardeau
Caducee.net, le 17/02/2026 : Santé publique France (SPF) publie, le 16 février 2026, de nouvelles estimations de mortalité attribuable au tabagisme pour l’année 2023. À rebours des idées reçues, la baisse des prévalences ne se traduit pas mécaniquement, à court terme, par une chute équivalente de la mortalité : les effets du tabac s’inscrivent souvent dans le temps long. Si l’inflexion par rapport à 2015 est qualifiée d’« encourageante », l’agence rappelle que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, avec des écarts marqués selon le sexe et les territoires.[1] […].
Nouveau suicide d’un interne : horaires, encadrement, violences au travail… les syndicats pointent des facteurs structurels
Caducee.net, le 17/02/2026 : Un nouveau décès par suicide d’un interne de la subdivision de l’Océan Indien a été annoncé le 16 février 2026 dans un communiqué cosigné par l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) et le Syndicat des Internes de l’Océan Indien. Au-delà du drame, les signataires relient cet acte à un ensemble de facteurs déjà décrits dans plusieurs enquêtes : dépassements répétés du temps de travail, violences au travail, encadrement inégal et détresse psychique persistante chez les médecins en formation.[1] […].
Centres de soins non programmés : l’IGAS pousse à l’encadrement d’une offre née hors cadre
Caducee.net, le 17/02/2026 : Entre 400 et 600 centres de soins non programmés (CSNP) opèrent aujourd’hui en France, selon l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Dans un rapport rendu public en février 2026, l’Inspection décrit un essor rapide, inégalement réparti et longtemps laissé à l’initiative d’acteurs locaux, sans définition juridique dédiée ni règles homogènes d’implantation. Sa recommandation centrale vise à structurer cette offre pour la rendre lisible, l’articuler à la régulation et limiter les effets de bord sur le premier recours et les urgences hospitalières.[1] […].
IVG en France : un droit consolidé, un accès encore inégal
Caducee.net, le 16/02/2026 : L’inscription, le 8 mars 2024, de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution a constitué un jalon politique et symbolique de premier plan. Cette révision a conforté un droit déjà solidement établi dans la loi, mais elle n’a pas dissipé les disparités d’accès observées sur le terrain. Les données les plus récentes montrent, au contraire, un recours toujours élevé à l’IVG, une place désormais dominante de la méthode médicamenteuse et une implication croissante des sages-femmes, tandis que les rapports publics continuent de documenter des inégalités territoriales persistantes.[1][2][3] […].
CAN-3110 dans le glioblastome récidivant : un signal précoce de survie étayé par une cartographie spatiale de l’immunité intratumorale
Caducee.net, le 15/02/2026 : Une injection unique d’un virus herpétique oncolytique modifié (CAN-3110/rQNestin34.5v.2, aussi nommé linoserpaturev) a, dans un essai clinique de phase I chez 41 patients atteints de glioblastome récidivant, recruté des cellules immunitaires au cœur des tumeurs et laissé entrevoir un signal de survie. Le 11 février 2026, une publication dans Cell a renforcé la plausibilité biologique en documentant, à l’échelle spatiale, une cytotoxicité T persistante au contact des cellules tumorales — un résultat rarement démontré avec autant de précision dans cette pathologie.[1][2][3] […].

