PUB La polyarthrite rhumatoïde
(PR) est le plus fréquent des grands rhumatismes inflammatoires
chroniques. Les manifestations inflammatoires sont polyarticulaires
et touchent surtout les articulations des membres et des ceintures,
ainsi que les vertèbres cervicales. Elle provoque des
douleurs, raideurs et des déformations des articulations
qui gênent et limitent les mouvements, entrainant une
invalidité sévère dans les cas les plus
graves. Elle affecte préférentiellement les femmes (4 femmes pour 1 homme) surtout entre 35 et 55 ans, et touche en moyenne 0,5% à 1% de la population, dont seulement un tiers développent une maladie évolutive et un petit nombre une forme grave qui évolue vers un handicap irréversible. C'est une maladie très invalidante qui pose un véritable problème de santé publique car d'après P. Miossec, "50% des malades ont arrêté leur activité professionnelle moins de 5 ans après son début, la durée de vie des patients est en moyenne réduite de 5 ans, et les dépenses dues à cette maladie sont élevées". La maladie débute le
plus souvent par des inflammations des petites articulations
: poignet, doigts, genoux, puis les hanches, les chevilles
et les pieds, ainsi que le rachis cervical.
Douleurs et raideurs matinales, gonflement des articulations
touchées sont des signes habituels, ainsi qu'une fatigue
générale importante.
Les causes exactes de cette maladie sont inconnues, mais la polyarthrite rhumatoïde est considérée comme une maladie auto-immune, c'est à dire que l'organisme du malade développe des auto-anticorps, qui provoquent des réactions immunitaires contre ses propres antigènes. Cet auto-anticorps appelé "facteur rhumatoïde" entraîne "la formation de complexes immuns qui se déposent dans les synoviales des articulations, et y attirent les cellules sanguines qui attaquent le collagène et le cartilage" (d'après Encyclopaedia Universalis). Les facteurs de risque
L'évolution de la maladie est très variable et dépend de la précocité de la prise en charge du patient. |
|||
|