Accueil > Actualité médicale > Recherche scientifique > L’estomac, un bouillon de culture plus riche que prévu
Caducee.net, le 06 janv. 2006 (Recherche scientifique)
Soyez le premier à réagir
La bactérie Helicobacter pylori, qui joue un rôle causal dans la survenue de gastrites chroniques, ulcères duodénaux et participe au développement des néoplasies gastriques, est un représentant bien connu de la flore gastrique. En raison de son importance médicale, cette bactérie fait l’objet d’études intensives mais on dispose paradoxalement de peu d’informations sur d’autres micro-organismes susceptibles de persister et de se développer dans l’environnement gastrique.
De nouvelles informations sont apportées par une étude conduite par Elisabeth Bik (Ecole de Médecine de l’Université de Stanford) et ses collaborateurs : en analysant par des techniques de biologie moléculaire la diversité bactérienne de 23 biopsies gastriques, les chercheurs ont identifié au moins 128 types différents de bactéries, soit bien plus qu’on ne l’envisageait.
Résultat tout aussi pertinent, on note que 10% de ces bactéries sont génétiquement distinctes des bactéries connues chez l’homme. C’est notamment le cas de Deinococcus radiodurans, bactérie bien connue pour sa résistance exceptionnelle aux rayonnements ionisants et qui a été par exemple retrouvée dans des sites de stockage des déchets radioactifs ou dans des sources chaudes.
D’après les auteurs, cette flore gastrique apporte un éclairage nouveau sur les maladies gastro-instestinales et mérite un examen approfondi pour définir son rôle éventuel dans ces pathologies.
Source : PNAS Early edition 2006, 2-6 january.
Caducée.net ©Tous droits réservés. Enregistrement, reproduction et copie interdits.
| A voir dans la rubrique Recherche scientifique | ||
| L’exposition à la lumière du soleil réduit les risques de cancer de l’oesophage | La métabolomique : son application en recherche pharmaceutique et diagnostique | Les boissons light favoriseraient le diabète de type 2 |
| L’exposition à la lumière du soleil et aux rayons ultra-violets est habituellement considérée comme un facteur de risque pour la plupart des formes de cancer, notamment pour le cancer de la peau. Toutefois, une nouvelle étude réalisée par des scientifiques australiens révèle que cette hypothèse géné... | Programme de la séance thématique de l'Académie de Pharmacie duMercredi 20 février 2013 à 14 h 00Salle des ActesFaculté des Sciences Pharmaceutiques et BiologiquesUniversité Paris Descartes4 avenue de l’Observatoire Paris 6 | Selon des chercheurs de l’INSERM, la consommation de boissons « light », augmenterait le risque de diabète de type 2, et ce, plus fortement encore que les boissons sucrées « classiques ». |