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L'embolie
pulmonaire
Rédaction
: Elisabeth Faure, Avril 2002.
Validation : Dr F.Girard, Dr. L. Labreze
Sommaire
:
Définition
Epidémiologie
Aspects diagnostiques de l'embolie
pulmonaire
Traitement
Pour en savoir plus
Définition
"L'embolie pulmonaire
est l'oblitération brusque, partielle ou totale, de
l'artère pulmonaire ou d'une de ses branches par un
élément anormal circulant dans le sang. Il s'agit
le plus souvent d'un caillot sanguin, plus rarement d'une
embolie gazeuse, graisseuse ou microbienne. L'embolie pulmonaire
peut être suivie, mais non constamment, d'un infarctus
pulmonaire." Dictionnaire de Médecine
Flammarion, 7ème édition, 2001
Les différentes formes
cliniques :
- les embolies pulmonaires
silencieuses : les plus fréquentes,
- les embolies pulmonaires graves,
- les embolies pulmonaires larvées chez un sujet déjà malade,
de diagnostic difficile,
- les embolies pulmonaires ambulatoires chez un sujet en bonne
santé apparente, de diagnostic également difficile,
- Coeur pulmonaire thrombo-embolique chronique : insuffisance
cardiaque droite secondaire à des embolies multiples et étalées
dans le temps en général avec hypertension artérielle pulmonaire
; grave.
Epidémiologie
L'incidence de l'embolie pulmonaire
ne semble pas diminuer malgré les progrès en
matière de diagnostic et de propylaxie. Ceci s'explique
probablement par les progrès de la médecine
par exemple une survie plus élevée des polytraumatisés.
Ainsi la population à
risque de développer une thrombose veineuse est en
expansion.
La mortalité de l'embolie pulmonaire non traitée
est de l'ordre de 30 à 40 % alors qu'elle est inférieure
à 15 % voire 8 % lorsqu'une prise en charge thérapeutique
adéquate est entreprise.
Les données épidémiologiques actuelles
estiment à plus de 100 000 l'incidence annuelle de
l'embolie pulmonaire en France avec 20 000 décès.
Un chiffre sous-estimé :
- près de un patient sur deux présentant une
thrombose veineuse profonde proximale présente aussi
une embolie pulmonaire,
- 15 % des patients qui décèdent de cause inconnue
à l'hôpital présenteraient en fait une
embolie pulmonaire,
- l'embolie pulmonaire est aussi la cause non carcinologique
de mortalité des patients atteints d'un cancer,
- c'est aussi la première cause extra obstétricale
de décès des parturientes.
Aspects
diagnostiques de l'embolie pulmonaire
1. Signes
fonctionnels
- Dyspnée : elle est
d'apparition brutale ou progressive
- Douleur thoracique de type pleural trois fois sur quatre,
parfois pseudo-angineuse : selon les études, elle est
présente chez 58 à 74 % des patients atteints
d'embolie pulmonaire.
- Autres symptômes :
ils sont présents dans moins de 50 % des cas et son
également peu spécifiques.
> la toux est retrouvée chez 40 % des patients avec
une embolie pulmonaire confirmée,
> des expectorations purulentes sont présentes dans
7 % des cas,
> l'hémoptysie est plus rare, en général
discrète,
> la syncope, parfois inaugurale est un signe de gravité,
due à une chute du débit cardiaque, rencontrée
dans les embolies pulmonaires massives avec une obstruction
vasculaire pulmonaire de plus de 50 %.
- D'autres signes extrapulmonaires
peuvent être trompeurs et égarer le diagnostic
: un état de choc inaugural, une anxiété
inexpliquée accompagnée de dyspnée ou
une fièvre.
2. Examen
clinique
- la tachypnée (fréquence
respiratoire > 20/min.) en rapport avec l'hypoxie est le
signe le plus souvent rencontré, dans 58 à 73
% des cas.
- la tachycardie (fréquence cardiaque > 100/min.)
est constatée dans 30 à 40 % des cas.
- l'ausculation pulmonaire est anormale dans environ la moitié
des cas d'embolie pulmonaire prouvée :
> présence de râles bronchiques dans 30 à
60 % des cas,
> baisse du murmure vésiculaire dans 25 % des cas,
> wheezing dans 8 % des cas,
> souffle pleurétique dans 3 % des cas.
- les signes cliniques de thrombose veineuse profonde sont
présents dans 15 % des cas,
- la fièvre est inconstante et généralement
modérée (< 38°C),
- cyanose des extrémités,
- signes d'insuffisance cardiaque droite dans 30 à
50 % des cas,
- recherche de phlébite systématique mais souvent
négative,
- hypotension artérielle rare.
Le diagnostic d'embolie pulmonaire
ne peut être posé avec certitude sur la base
des seuls signes et symptômes cliniques et la suspicion
clinique doit être confirmée par des examens
complémentaires.
3. Examens
complémentaires
Les d-Dimères
Les d-Dimères sont des
produits de dégradation de la fibrine, présents
dans le sang dans 96 % des embolies pulmonaires. Ils sont
donc de haute sensibilité mais de très faible
spécificité.
Ils sont dosés au mieux
par la méthode ELISA. La valeur seuil, selon cette
technique, est de 500 µg/l, pour le test commercial Stago.
Un taux de d-Dimères inférieur à 500 µg/l permet
d'exclure raisonnablement le diagnostic d'embolie pulmonaire
(sensibilité 96,7%) ou une thrombose veineuse (sensibilité
96,2%). Cependant un taux supérieur à 500 µg/l n'est d'aucune
utilité pour le diagnostic positif de ces affections.
L'électrocardiogramme
- A part la tachycardie, l'électrocardiogramme
est normal chez la plupart des patients.
- En cas d'embolie pulmonaire extensive, il peut exister des
signes d'hypertension artérielle pulmonaire aiguë
(rotation à droite de l'axe de QRS, ondes P pointues
et hautes), et des modifications de ST et T indiquant une
surcharge ventriculaire droite.
- Ces modifications sont souvent transitoires mais leur persistance
évoque une obstruction vasculaire pulmonaire sévère.
La radiographie
thoracique
Le cliché thoracique peut
être jugé normal dans 30% des cas mais peut aussi montrer
une infiltration parenchymateuse et des signes d'épanchement
pleural s'il existe un infarctus pulmonaire.
Une radiographie normale ne
permet en tout cas pas d'exclure le diagnostic d'embolie pulmonaire.
Les images
radiologiques
- Elles sont beaucoup plus
discrètes.
- Une différence de diamètre entre deux vaisseaux
dont la taille devrait être identique doit faire suspecter
l'embolie. > Par exemple, l'obstruction du tronc de l'artère
pulmonaire droite peut entraîner une dilatation de l'artère
pulmonaire gauche puisque cette dernière reçoit
la totalité du débit sanguin.
> On peut retrouver une image de "coupure" nette
d'un vaisseau.
Les caillots ayant la même densité radiologique
que le sang, ils fournissent l'image vasculaire proximale
et c'est l'absence de débit sanguin au delà
du caillot qui explique la "disparition" soudaine
de l'image vasculaire.
> L'organisation du caillot à l'intérieur
de l'artère pulmonaire provoque une rétraction
des parois vasculaires dite "image en queue de rat"
dans laquelle le vaisseau est de diamètre relativement
normal à sa partie proximale puis se termine brutalement
en pointe.
> Enfin, on peut retrouver une hyperclarté anormale
au niveau de certaines zones pulmonaires due à la réduction
ou la suppression du débit sanguin à ce niveau
("signe de Westermark").
Analyse des
gaz du sang artériel
- La gazométrie met fréquemment
en évidence une hypoxémie (avec une PaO2 > 70 mm Hg) peu spécifique.
Si elle est inférieure à 52 mm Hg, elle est en faveur d'une
embolie pulmonaire grave.
- Hypocapnie inférieure à 32mm Hg, fréquente, accompagnée
d'alcalose respiratoire par polypnée.
- L'alcalose respiratoire peut être remplacée par une acidose
métabolique dans les formes graves.
Etudes par
doppler
Le bilan doppler est bipolaire.
Il permet, dans 60% des cas, de mettre en évidence un processus
thrombotique des membres inférieurs sus ou sous inguinal.
Une échographie doppler transthoracique peut mettre en évidence
une hypertrophie ventriculaire droite, des thrombi "piégés"
dans l'oreillette ou le ventricule droit, une élévation de
la pression artérielle pulmonaire ou des hyperdensités au
niveau du tronc de l'artère pulmonaire droite.
Angioscanner
hélicoïdal
L'angioscanner hélicoïdal est une technique diagnostique fiable
des embolies pulmonaires proximales (sensibilité de 86 à 100%
et spécificité de 92 à 96%), mais moins performante dans les
localisations segmentaires des artères pulmonaires.
IRM
L'IRM n'a pas à ce jour d'indication
diagnostique
Scintigraphie
de perfusion pulmonaire et de ventilation
Une scintigraphie pulmonaire
de perfusion au technecium doit être couplée à une déventilation
au xénon. Il s'agit là de l'examen de première intention ou
vulnérant qui doit cependant être interprété selon des critères
de probabilité diagnostique (sensibilité 99%, spécificité
12% et valeur prédictive 32%) et dans les 2/3 des cas elle
n'est pas diagnostique, opérateur dépendante et justifie entre
autres examens l'échodoppler veineux et réference à l'examen
clinique.
Angiographie
pulmonaire
L'angiographie pulmonaire est
le goldstandard diagnostique des anomalies anatomiques de
la vascularisation pulmonaire. C'est cependant un examen vulnérant
et cher dont les indications doivent être pesées. Sa sensibilité
est évaluée entre 94 et 97%.
L'angiographie permet de visualiser
les vaisseaux pulmonaires et le cathétérisme
de fournir d'importantes données hémodynamiques.
Deux types de limites cependant :
- des artefacts peuvent simuler une obstruction vasculaire,
- une autre source d'erreur d'interprétation est de
ne pas rechercher la véritable nature du défaut.
L'image caractéristique
d'embolie pulmonaire est la visualisation du ou des thrombi
obstructifs : image de "feeling defect" (arrêt
en pince de crabe du produit de contraste qui moule le caillot)
avec amputation vasculaire en aval.
Traitement
1. L'héparine
Dans les embolies pulmonaires,
le traitement héparinique conventionnel permet de s'opposer
à l'extension de la thrombose veineuse et de prévenir les
récidives emboliques cependant il est dépourvu d'action thrombolytique.
La revascularisation artérielle pulmonaire résulte alors de
la seule fibrinolyse physiologique. Elle reste donc négligeable
au cours des premières 24 heures et ne s'effectue, plus ou
moins complètement, qu'en quelques semaines à quelques mois
après la mise en route d'un traitement anticoagulant.
En cas de forte suspicion d'embolie, le traitement doit être
institué immédiatement sans attendre la confirmation
diagnostique. Le plus souvent le patient est mis sous héparine
en continu au pousse seringue (la dose est habituellement
de 1 000 unités par heure) et le relais par les Anti-vitamine
K (AVK) , par voie orale est rapidement mis en route de manière
à limiter ce traitement héparinique dont on continue à redouter
les thrombopénies induites et qui justifie, de ce fait, une
surveillance régulière de la numération plaquettaire. Dès
lors que l'INR sera compris entre 2 et 3, on pourra interrompre
l'héparine et le traitement par AVK (par Previscan le plus
souvent compte tenu de sa bonne stabilité) sera maintenu au
moins 6 mois. Ce traitement pourra être prolongé un an ou
plus en fonction de l'existence ou non de facteurs déclenchants
ou d'une pathologie sous jacente de cette migration pulmonaire.
2. Anti-vitamine
K (AVK)
Le traitement à l'héparine
doit être relayé par un traitement AVK, groupe
de médicaments anti-coagulants antagonistes de la vitamine
K. L'avantage par rapport à un traitement à
l'héparine, est que les AVK peuvent être administrées
par voie orale. Lors d'un traitement par AVK, une bonne observance
est indispensable (prise régulière tous les jours à la même
heure) avec surveillance biologique, valeur de l'INR à atteindre.
La durée moyenne du traitement est de 3 à 6
mois selon les cas.
3. Traitement
de l'Embolie pulmonaire grave
(Source :
B.
Charbonnier, CHRU de Tours
- Embolie pulmonaire grave, La Revue du Praticien, 2000)
Traitement
symptomatique
- oxygénothérapie : elle doit être administrée
à fort débit (6 à 10 L/min.) soit par
sonde nasale soit à l'aide d'un masque.
- En cas d'hypoxie réfractaire, l'intubation et la
ventilation contrôlée peuvent être nécessaires.
- Massage cardiaque et ventilation assistée sont nécessaires
en cas d'arrêt circulatoire.
- En cas de choc ou d'hypotension sévère, le
remplissage vasculaire est recommandé
> la dobutamine à la dose de 5 à 15 µg/Kg/min.
> la noradrénaline à la dose de 0,1 µg/Kg/min
(en cas d'hypotension résistante au traitement précédent)
Thrombolyse
L'objectif de la
thrombolyse, contrairement à l'héparine, est
de dissoudre une partie des caillots qui obstruent les artères
pulmonaires et donc de diiminuer rapidement la post-charge
ventriculaire droite. Le risque hémorragique est le
principal facteur limitant de la thrombolyse. Afin de réduire
ce risque, un respect strict des contre-indications est essentiel.
Dans le cas des embolies pulmonaires graves avec choc, la
comparaison entre héparine et strptokinase a confirmé
le bien fondé de la thrombolyse.
Protocoles d'administration des thrombolytiques dans l'embolie
pulmonaire :
- Streptokinase : dose de charge 250 000 UI/30 min puis 100
000 UI/h pendant 24h.
- Urokinase : dose de charge 4 400 UI/Kg/10 min puis 4 400
UI/Kg/h pendant 12 à 24 h
- Altéplase : 100 mg/2h
"Selon les résultats d'un
récent essai clinique - le plus vaste réalisé dans le traitement
lytique de l'embolie pulmonaire massive aiguë -, l'altéplase
instaurée précocement, alors que l'état hémodynamique des
patients est stable, prévient l'évolution péjorative. Son
utilisation plus large dans cette indication, si elle est
validée, pourrait réduire le taux élevé (30 %) de la mortalité
des embolies pulmonaires massives instables."
Article du N° 7111 du Quotidien du médecin,
19 avril 2002.
D'après la communication du Pr S. V. Konstantinides (Gottingen,
Allemagne) au 51ème Congrès de l'American College of
Cardiology (ACC) qui a eu lieu à Atlanta du 17 au 20
Mars 2002.
Embolectomies
L'embolectomie pulmonaire est un traitement chirurgical de
l'embolie pulmonaire grave permettant d'extraire sous circulation
extracorporelle les caillots qui obstruent le tronc de l'artère
pulmonaire ou de ses branches principales.
Après arrêt cardiorespiratoire récupéré,
le patient devrait plutôt être traité par
embolectomie chirurgicale ; en cas d'impossibilité,
la thrombolyse est indiquée.
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Pour en savoir plus
Généralités
Embolie
pulmonaire
Signes cliniques - Diagnostic positif - Formes cliniques
- Traitement de l'embolie pulmonaire.
Par le Dr. Marcel Laurent, Département de cardiologie
et maladies vasculaires, CHU de Rennes.
Dernière mise à jour : 5 septembre 1998.
http://www.med.univ-rennes1.fr/resped/cours/cardio/embolie_pulmonaire.htm
Embolie
pulmonaire
Quelle est l’origine de l’embolie pulmonaire ? Qu’est-ce
qu’une phlébite ? Comment faire le diagnostic de phlébite
? Comment faire le diagnosticd’embolie pulmonaire ?
Quels sont les examens complémentaires à effectuer en
cas d’embolie pulmonaire ? Comment prévenir la survenue
d’une phlébite ? Quel traitement pour l’embolie pulmonaire
? Par la Société de Pneumologie de langue
française, 22.02.2001.
Voir le document
Embolie
Pulmonaire
Généralités - Diagnostic clinique
- Utilisation des outils diagnostics : arbre décisionnel
diagnostique - Traitement - Traitement des EP Graves
- Complications.
Par E. Ferrari, Service de cardiologie - CHU Nice.
Voir le document
Maladie
Thrombo-embolique et embolie pulmonaire
Le diagnostic de l'embolie pulmonaire - Méthodes
actuelles de recherche de thrombo-phlébite des
membres inférieurs - Bibliographie. Par le Dr
D. Musset, Hôpital Antoine Béclère - Clamart, 1994.
Voir le document
Embolie
pulmonaire : étiologie, physiopathologie, diagnostic,
évolution, traitement
Consultation du Corpus Médical - Par Ch. Pison,
J.L.Bosson, décembre 1997.
Voir le document
Référentiel
Guidelines on diagnosis
and management of acute pulmonary embolism
Guide de bonnes pratiques paru dans le European Heart
Journal, p 1301-1336, Volume 21, Number 16, August 15
2000:
Abstract
; Références
bibliographiques; Texte
complet format PDF
Embolie
pulmonaire grave
Procédures
Opérationnelles Standardisées : Embolie
pulmonaire grave
Diagnostic - Situations particulières - Critères
de sortie de réanimation - Surveillance au cours
des 48 premières heures - Prise en charge thérapeutique
- Ventilation artificielle. 05/12/2001.
Voir le document
Diagnostic
Diagnostic
de l'embolie pulmonaire
La clinique - Diagnostic paraclinique.
Dossier FMC N° 1758 de la Revue Le Généraliste
(11/03/1997) - Par le Pr Henri Boccalon (CHU Toulouse).
Voir le document
Echodoppler
veineux et phlébo-scanner dans le diagnostic
de la maladie veineuse thrombo-embolique
Généralités - Echodoppler veineux
des membres inférieurs - Phlébo-scanner - Stratégies
d’exploration.
Par MP Revel, Radiologie, Hopital Européen Georges Pompidou.
Voir le document
Les
défis diagnostiques de l'embolie pulmonaire
Exemple de stratégie diagnostique en présence d'une
suspicion clinique d'embolie pulmonaire chez un malade
ambulatoire. Dans Sang Thrombose Vaisseaux. Vol.
8, Numéro 7, Septembre 1996 : 405-7.
Voir le document
Articles
Revue
des maladies respiratoires
Editorial - Le diagnostic - La prévention et
le traitement - Situations particulières.
Série d'articles issus de la Revue des Maladies
Respiratoires N° 5 bis - Novembre 1999 (téléchargeables
au format pdf).
Voir le document
Valeur du D-dimère
dans l'approche diagnostique de la maladie thrombolique
veineuse
Henri bounameaux - STV n°4, volume 4, avril 1997.
Stratégie diagnostique
de l'embolie pulmonaire aigüe
T Urban, M Febvre,B Lebeau - STV N°7, volume 8,
septembre 96.
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