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Les antagonistes de l'angiotensine II préservent les fonctions rénales dans le diabète de type 2

Caducee.net, le 20 sept. 2001 (Recherche scientifique)Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Trois études importantes publiées aujourd'hui dans le NEJM traitent de l'efficacité des antagonistes de l'angiotensine II dans le ralentissement des néphropathies chez les patients avec un diabète de type 2. Ces travaux montrent clairement que l'irbesartan et le losartan limitent la détérioration des fonctions rénales chez ces sujets, et ce indépendamment de leur effet sur le contrôle de la pression artérielle.

Dans un premier article signé Lewis et al., l'efficacité de l'irbesartan a été mesurée sur 1.715 patients hypertendus et avec une néphropathie consécutive à un diabète de type 2. Pour cet essai prospectif randomisé et en double aveugle, les sujets ont été traités par irbesartan (bloque spécifiquement les récepteurs AT1 de l'angiotensine II), amlodipine (inhibiteur calcique) ou placebo. D'autres traitements pouvaient être utilisés pour le contrôle de l'hypertension.

Après un suivi moyen de 2,6 ans, l'irbesartan a été associé à un risque de détérioration rénale réduit d'environ 20 % par rapport aux groupes amlodipine ou placebo. "Cette protection était indépendante de la réduction de la pression artérielle causée par l'irbesartan", ajoutent Lewis et al..

L'essai multicentrique (28 pays, 250 centres de soins) de Brenner et al. portait lui sur le losartan. Dans cet essai randomisé en double aveugle, 1.513 patients ont reçu du losartan ou un placebo en plus de traitements classiques contre l'hypertension. Tous présentaient un diabète de type 2 et une atteinte rénale.

Au cours d'un suivi de plus de 3 ans, le losartan a entraîné une réduction de 16 % du risque d'insuffisance rénale terminale ou de dégradation majeure de ces fonctions. Ici encore, les bénéfices dépassaient ceux qui pouvaient être attendus d'une action contre l'hypertension.

Dans un troisième essai, Parving et al. ont utilisé l'irbesartan chez des patients hypertendus avec un diabète de type 2 et une micro-albuminurie, facteur de risque pour le développement d'une néphropathie diabétique. Le suivi était de 2 ans dans cet essai randomisé en double aveugle et contre placebo.

Sur les 590 participants, ceux qui avaient été traités par irbesartan (150 ou 300 mg par jour) avaient été moins nombreux à développer une néphropathie diabétique (29/389) que ceux du groupe placebo (30/201).

Ces trois études montrent donc que les antagonistes de l'angiotensine II peuvent ralentir l'évolution des néphropathies établies chez des patients avec un diabète de type 2 mais ils pourraient également retarder l'établissement des premières atteintes rénales sérieuses.

Source : N Engl J Med 2001;345:851-60, 861-69,870-8.

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