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Actualité médicale et hospitalière
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Sevrage tabagique : la vape confirme son avantage sur les substituts, sans lever le doute à long terme
Caducee.net, le 14/09/2026 : La cigarette électronique nicotinée confirme son avantage sur les substituts nicotiniques pour obtenir un arrêt du tabac d’au moins six mois. Dans son actualisation publiée le 26 août 2026, Cochrane estime qu’elle conduit à environ quatre arrêts supplémentaires pour 100 personnes, avec un niveau de preuve élevé.[1] Ce résultat ne constitue pourtant pas une découverte : deux actualisations sont intervenues depuis notre précédent point sur la place de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique, en août 2025, et l’estimation de l’efficacité face aux substituts est restée globalement stable.[1][2][3][4] La progression la plus nette concerne les événements indésirables graves pendant la durée des essais, désormais documentés avec une certitude modérée. Elle ne lève pas les incertitudes cardiovasculaires, respiratoires et cancérologiques d’un vapotage prolongé.[1][5] […].
Antibioprophylaxie avant un implant dentaire : Cochrane 2026 renforce l’intérêt d’une dose unique, pas des cures prolongées
Caducee.net, le 14/09/2026 : La revue Cochrane publiée le 1er septembre 2026 conclut qu’une antibioprophylaxie réduit probablement les échecs implantaires précoces lors d’une pose d’implant sans augmentation osseuse concomitante. Le bénéfice repose surtout sur des essais utilisant une dose unique d’amoxicilline avant l’intervention, le plus souvent 2 g une heure avant la chirurgie. Cochrane estime qu’environ 19 patients doivent recevoir une prophylaxie pour éviter un échec précoce chez l’un d’eux.[1] Ce chiffre dépend toutefois du risque initial : il est calculé à partir d’un risque d’échec d’environ 8 % sans antibiotique dans la population de référence de la revue et ne se transpose pas mécaniquement aux patients à plus faible risque. La publication renforce donc une efficacité déjà connue, sans trancher à elle seule la question française d’une prescription systématique. […].
Franchises médicales : à 140 euros cumulés, la hausse se concentre sur les plus gros consommateurs de soins
Caducee.net, le 14/09/2026 : Le décret du 11 septembre acte le relèvement, au 1er octobre, des deux plafonds annuels de franchise médicale et de participation forfaitaire, de 50 à 70 euros chacun. Le Gouvernement défend une hausse « mesurée » dans un contexte de déficit persistant de l’Assurance Maladie. Mais les données de la Cour des comptes et de la Drees montrent que relever les plafonds touche d’abord les assurés qui consomment le plus de soins, parmi lesquels les malades chroniques et les personnes âgées. Associations de patients, MG France, CGT et UNSA maintiennent leur opposition après l’abandon du scénario à 200 euros. […].
Urgences psychiatriques : le CGLPL dénonce des rétentions arbitraires et une procédure de certification illégale
Caducee.net, le 12/09/2026 : À Paris et dans la petite couronne, des patients attendent parfois plusieurs jours aux urgences avant une hospitalisation psychiatrique. Certains sont privés de liberté avant qu’une décision d’admission ne soit formalisée et notifiée. Dans des recommandations en urgence datées du 24 juillet 2026 et publiées au Journal officiel le 10 septembre, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) qualifie d’illégale la procédure de certification imposée aux médecins des urgences « sous la responsabilité de leurs directions ». Au-delà des pratiques constatées, son rapport met directement en cause l’insuffisance des lits, des effectifs, de la régulation, des transports et des solutions d’aval.[1] […].
Addictions : pourquoi le premier recours reste le maillon faible du parcours de soins
Caducee.net, le 12/09/2026 : Près de deux mois peuvent s’écouler entre une première demande adressée à un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et une prise en charge effective. Dans un rapport publié le 2 septembre 2026, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) décrit moins la défaillance d’un dispositif spécialisé qu’un parcours dont les fragilités se cumulent : repérage encore inégal en ville, délais d’accès, pénurie médicale, comorbidités psychiatriques et coordination incertaine entre professionnels. Le premier recours occupe une position charnière dans cette mécanique. Le renforcer apparaît comme l’un des principaux leviers, à condition que les structures spécialisées et la psychiatrie puissent absorber les patients repérés plus tôt.[1] […].
Hôpitaux de proximité : l’exercice mixte se dessine, mais reste difficile à mesurer
Caducee.net, le 12/09/2026 : Les hôpitaux de proximité présentent une organisation médicale singulière, marquée par davantage de postes libéraux et, surtout, par une forte proportion de temps partiel parmi les praticiens salariés. Dans une étude publiée le 2 septembre 2026, la DREES y voit le signe d’un exercice médical mixte plus fréquent. Mais les statistiques disponibles ne permettent toujours pas de savoir combien de médecins partagent effectivement leur activité entre la ville et l’hôpital. Cette incertitude fait écho aux conclusions d’une mission parlementaire de 2025 qui, tout en portant un jugement globalement favorable sur la réforme, constatait un déploiement encore très inégal de l’exercice mixte selon les territoires.[1][2] […].
EHPAD : quand le manque de personnel fragilise l’exercice des droits fondamentaux
Caducee.net, le 12/09/2026 : Sous-effectifs persistants, rotation des équipes, sinistralité élevée, formation à renforcer, bâtiments vieillissants et contrôles encore perfectibles : dans une lettre datée du 28 août et rendue publique le 8 septembre 2026, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe presse la France d’accélérer la transformation de ses établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Michael O’Flaherty ne fait pas des conditions de travail un nouveau droit fondamental. Il établit en revanche un lien direct entre les moyens accordés aux professionnels et la capacité des établissements à garantir effectivement la dignité, l’autonomie et les droits des résidents.[1][2] […].
Arrêt de Levemir, Fiasp PumpCart et Victoza fin 2026 : comment préparer les alternatives
Caducee.net, le 12/09/2026 : L’arrêt de commercialisation de Levemir, Fiasp PumpCart, NovoMix 50 FlexPen et Victoza par Novo Nordisk doit être achevé en France au plus tard le 31 décembre 2026. Pour les patients traités par insuline ou liraglutide, des alternatives existent, mais le changement peut imposer une adaptation des doses, des horaires ou du dispositif d’administration, ainsi qu’une surveillance glycémique renforcée. À moins de quatre mois de l’échéance, médecins, pharmaciens et équipes soignantes ont intérêt à préparer les relais avant que la disponibilité des stocks ne réduise leurs options.[1][4] […].
Santé sexuelle 2026-2030 : les chantiers de l’IVG en ville, de la contraception et de la consultation longue
Caducee.net, le 12/09/2026 : Publiée le 7 septembre 2026, la nouvelle feuille de route de la Stratégie nationale de santé sexuelle (SNSS) 2017-2030 rassemble 22 actions à conduire d’ici à la fin de la décennie. Pour les professionnels de santé, plusieurs orientations pourraient modifier sensiblement les parcours : assouplissement du conventionnement pour pratiquer l’interruption volontaire de grossesse (IVG) hors établissement, travaux sur la délivrance directe en officine des médicaments abortifs au-delà de la téléconsultation, accès sans ordonnance envisagé pour certains contraceptifs et possible extension de la consultation longue de santé sexuelle après 26 ans. Derrière ces objectifs, les temporalités diffèrent toutefois nettement : plusieurs évolutions supposent encore des textes, des expertises ou des décisions conventionnelles avant de devenir applicables.[1][2] […].
Prise de tension à 15 € en pharmacie : l’UFML relance la bataille de la valeur des actes
Caducee.net, le 10/09/2026 : La perspective d’une rémunération de 15 euros pour le dépistage tensionnel en pharmacie a déclenché une vive réaction des médecins de l’UFML-S et des infirmiers libéraux. Mais le chiffre, avancé par la FSPF, n’est à ce jour ni négocié ni arrêté. Quant à la consultation médicale à 45 euros évoquée par Jérôme Marty, elle relève d’une démonstration ironique. Derrière cette passe d’armes se pose néanmoins une question beaucoup plus sérieuse : comment comparer la valeur de missions de prévention exercées par plusieurs professions lorsque leur contenu, leur durée et leur mode de tarification diffèrent ? […].
Honorabilité des soignants : les députées veulent un contrôle tout au long de la carrière
Caducee.net, le 09/09/2026 : Après l’affaire Joël Le Scouarnec, quatre députées veulent rompre avec un contrôle des antécédents judiciaires essentiellement concentré sur l’entrée dans l’exercice. Attestation d’honorabilité, vérifications régulières pendant la carrière, incapacité d’exercice après certaines condamnations et meilleure circulation de l’information judiciaire figurent parmi leurs recommandations. Mais plusieurs briques de cette réforme ont déjà été inscrites dans un projet de loi adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en juillet. Aucun de ces nouveaux dispositifs n’est cependant applicable aujourd’hui aux soignants.[1][2][3] […].
Temps de travail des médecins : travaillent-ils vraiment moins ?
Caducee.net, le 09/09/2026 : Moins de jours d’exercice libéral, des semaines déclarées plus courtes, mais une activité parfois plus dense : la baisse du temps de travail des médecins est documentée sans se traduire mécaniquement par une contraction équivalente de l’offre de soins. Dans leur rapport publié le 25 août 2026 et actualisé le 7 septembre, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) mettent surtout en évidence la fragilité du thermomètre. En ville, les données mesurent mieux l’activité facturée que les heures réellement travaillées. À l’hôpital public, le suivi du temps effectué demeure lacunaire tandis que le recours au temps de travail additionnel progresse.[1] […].
Déremboursements en 2027 : les nouvelles bornes sont fixées, les taux restent à décider
Caducee.net, le 09/09/2026 : Quatre décrets publiés au Journal officiel du 22 août 2026 redessinent les règles de remboursement des soins dentaires, de certains dispositifs médicaux, des transports sanitaires et de plusieurs catégories de médicaments. À compter du 1er janvier 2027, les fourchettes réglementaires du ticket modérateur seront relevées, rendant plusieurs taux actuels incompatibles avec le nouveau cadre. Le niveau exact de la baisse n’est toutefois pas encore connu : l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) devra arrêter les taux définitifs à l’intérieur de ces nouvelles bornes.[1][2][3][4] […].
Facturation électronique : médecins, infirmiers et kinés, les obligations réelles depuis le 1er septembre
Caducee.net, le 09/09/2026 : Depuis le 1er septembre 2026, médecins, infirmiers libéraux et masseurs-kinésithérapeutes sont entrés dans la réforme de la facturation électronique, mais pas nécessairement là où ils l’attendaient. Pour les cabinets dont l’activité repose essentiellement sur des soins exonérés de TVA, la première obligation consiste à pouvoir recevoir les factures électroniques des fournisseurs concernés par l’intermédiaire d’une plateforme agréée. Les feuilles de soins électroniques (FSE) et SESAM-Vitale restent, elles, dans leur circuit habituel. La vigilance doit surtout porter sur le choix de la plateforme, l’adresse de réception et les éventuelles activités annexes. […].
Arrêts de travail : motif médical obligatoire et plafonds de 31 et 62 jours
Caducee.net, le 09/09/2026 : Depuis le 1er septembre 2026, la prescription des arrêts de travail pour maladie est davantage encadrée. Médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes doivent renseigner systématiquement le motif médical, tandis que la durée est plafonnée à 31 jours pour un arrêt initial et à 62 jours pour chaque prolongation. Ces seuils ne constituent toutefois pas des limites médicales infranchissables : une durée supérieure reste possible lorsque la situation du patient le justifie, à condition que le prescripteur motive explicitement la dérogation.[1][2][3] […].
Arboviroses : pourquoi une fièvre sans voyage doit désormais alerter en métropole
Caducee.net, le 09/09/2026 : La circulation autochtone du chikungunya, de la dengue et du virus West Nile s’est accélérée au cours du mois d’août en France hexagonale. Dans son bulletin publié le 2 septembre, sur des données arrêtées au 30 août 2026, Santé publique France recensait 46 cas autochtones de chikungunya, 6 de dengue et 39 infections à virus West Nile. Pour les médecins, urgentistes et biologistes, cette circulation locale rebat les cartes du diagnostic : devant une fièvre estivale compatible, l’absence de voyage récent ne suffit plus à écarter une arbovirose.[1] […].
Sécurisation du circuit du médicament radiopharmaceutique : de la préparation à l’administration au patient
Lemer Pax, le 08/09/2026 : En médecine nucléaire, le médicament radiopharmaceutique (MRP) s’inscrit dans un circuit où se rencontrent exigences pharmaceutiques et contraintes liées à l’utilisation de radionucléides. Lorsqu’une préparation est réalisée au sein de l’établissement, son organisation doit conjuguer qualité pharmaceutique, maîtrise du risque microbiologique, traçabilité et radioprotection. Des locaux à l’administration au patient, la sécurisation repose ainsi sur une succession de mesures techniques et organisationnelles encadrées notamment par les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP).[1] […].
Franchises médicales : le gouvernement renonce aux 200 euros mais maintient une hausse de 40 %
Caducee.net, le 25/08/2026 : Après avoir envisagé en juillet de doubler à 200 euros le plafond cumulé des franchises médicales et participations forfaitaires, l’exécutif revoit sa copie. Le projet de décret soumis pour consultation fixe désormais les deux plafonds à 70 euros chacun, contre 50 actuellement, soit jusqu’à 140 euros par an. Une entrée en vigueur est prévue au 1er octobre 2026, mais, au 25 août, la mesure n’est pas encore applicable.[1][2] […].

