Les additifs : sont-ils nécessaires ?
La demande des consommateurs et l'évolution scientifique et technologique de l'industrie agro-alimentaire ont entraîné la généralisation et la diversification des additifs. Grâce à eux, la nourriture est maintenant moins chère, de meilleure qualité et plus complète.
Les Egyptiens les utilisaient. Les Grecs aussi. Nous le faisons toujours. Les additifs, au sens le plus large, englobent toutes les substances ajoutées aux aliments en vue d'améliorer les qualités sanitaires et nutritives des produits, ou parfois leur attrait.
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Les additifs servent à préserver, à améliorer
les qualités gustatives, permettent l'assemblage, l'épaississement
et la coloration des aliments. Ils évitent au pain de moisir,
assurent l'homogénéité des sauces de salade, préservent les
viandes ; c'est à eux que la margarine doit par exemple sa
belle couleur jaune. Parmi les additifs, on compte des poudres
de cuisson pour les préparations de gâteaux, comme les agents
gélifiants dans les gelées ou confitures. Ils maintiennent
la cohérence et la qualité des produits ; ils pallient les
éventuels manques nutritifs. Pour le consommateur, les additifs
sont un plus, tant technologique qu'esthétique.
Quelle
est leur origine ?
Les additifs peuvent être végétaux, comme
les agents épaississants extraits de pépins ou de noyaux,
de fruits et d'algues ou acidifiants tels que l'acide tartrique
extrait des fruits. Ils peuvent également provenir de produits
de synthèse ou de biosynthèse, reproduisant les qualités naturelles
originales ; cette catégorie englobe les antioxydants (tels
que l'acide ascorbique des fruits ou le tocophérol des huiles
végétales) et les colorants tels que les caroténoïdes que
l'on trouve dans de nombreux fruits et légumes. Les additifs
obt enus par modification de substances naturelles comprennent
les émulsifiants (dérivés des huiles alimentaires et des acides
organiques) ou les agents épaississants tels que les amidons
ou la cellulose modifiés. Il existe également des additifs
artificiels : les antioxydants tels que l'hydroxyanisole butylée
(BHA), les colorants (comme par exemple l'indigotine et la
quinoléine jaune), ainsi que les succédanés du sucre tels
que la saccharine.
La
législation
Au sein de l'Union européenne, les additifs
sont régis par les Directives des Additifs, élaborées par
la Commission européenne, sur la base des conseils des Comités
scientifiques. Des organismes internationaux tels que le Codex
Alimentarius procèdent également à une évaluation permanente
de la sécurité des additifs.
La
sécurité des additifs
Les additifs sont évalués en fonction de plusieurs critères
: la facilité d'assimilation par l'organisme, la stabilité
dans les aliments et les boissons ainsi que les doses recommandées.
La législation exige que les additifs soient correctement
répertoriés sur les étiquettes (nom et finalité). Dans l'Union
européenne, les additifs agréés sont identifiés et étiquetés
selon leur code CEE.
Selon le docteur Juliane Bueld, chercheur à l'ILSI (International
Life Sciences Institute) *, "on ne connaît pratiquement aucun
risque lié aux additifs, hormis quelques rares cas d'allergie
aux sulfates utilisés dans les fruits secs ou certaines boissons
alcoolisées". Les allergies, dans leur grande majorité, sont
imputables aux aliments eux-mêmes, non aux additifs.
Pour plus d'informations, reportez-vous à EUFIC Review
N° 4 (octobre 1997)
"EUFIC, Le Conseil Européen de l'Information Alimentaire" -
Février 1998
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