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La
Sclérose en Plaques
Rédaction : Ludovic
Baene, juillet 2002
Définition
- Epidémiologie
Etiologie
Symptomatologie
Evolution
Diagnostic
Traitement
Pour en savoir plus
Définition
- Epidémiologie
(Source : Dictionnaire
de Médecine Flammarion, 7ème édition, 2001)
La sclérose
en plaques (SEP) est
une "affection du système nerveux central caractérisée
par un processus de démyélinisation localisé
dans la substance blanche aboutissant à la constitution
de plaques de sclérose et évoluant par poussées
successives, plus ou moins régressives, survenant à
intervalles irréguliers dont la durée est imprévisible."
Les plaques correspondent donc à l'aspect que les zones de
démyélinisation revêtent sur une coupe de cerveau.
Les foyers lésionnels sont nombreux et répartis sans aucune
systématisation dans la substance blanche de l'encéphale,
de la moelle et des voies optiques. C'est pourquoi le terme
anglais est multiple
sclerosis.
.
La SEP affecte 60 000 personnes en France avec 2 000 nouveaux
cas par an. Une prépondérance féminine
(2/3 des cas) et un âge moyen d'apparition entre 20
et 40 ans sont observés. La SEP semble liée
à la zone géographique où le patient
a vécu ses 15 premières années.
Etiologie
La sclérose en plaques
est une maladie multifactorielle dont on ne connait pas
la cause mais qui repose sur une anomalie immunologique.
Les hypothèses sont
:
-
infection
par un virus latent dont l'activation provoque une réponse
immunitaire secondaire,
-
disposition
génétique liée aux groupes tissulaires
mais sans respect des lois mendeliennes,
-
incidence
du climat avec une fréquence plus forte dans les
climats tempérés.
Symptomatologie
La lésion commence
par une démyélinisation de type inflammatoire au voisinage
d'une veinule. Une remyélinisation partielle, voire totale,
est possible mais l'évolution naturelle se fait vers une
gliose astrocytaire caractérisant les plaques anciennes.
Quel que soit le stade d'avancement, la destruction des
gaines de myéline contraste avec la préservation des corps
cellulaires et des axones.
Les lésions entrainent des dysfonctionnements disséminés
du système nerveux central (SNC) qui se manifestent
par des symptômes polymorphes que l'on peut regrouper
en 5 catégories :
- troubles
de la motricité :
-
réflexes
ostéotendineux augmentés,
-
réflexes
cutanés (surtout abdominaux) diminués,
-
signe
de Babinski et clonus souvent observables,
-
tremblements,
-
mouvement
ataxique.
- troubles
de la vision :
-
névrite
optique rétrobulbaire (baisse douloureuse de
l'acuité visuelle),
-
papillites,
-
paralysies
oculo-motrices marquant une diplopie ou une opthalmoplégie
internucléaire.
- troubles
sensitifs :
- troubles
neurologiques et atteintes vestibulaires:
- troubles
génito-sphinctériens :
-
troubles
sexuels,
-
incontinence,
-
rétention
partielle.
Evolution
L'évolution
est très variable, il n’est pas possible d’établir
de profil évolutif spécifique, même s’il existe des critères
qui permettent de prévoir une évolution favorable, en particulier
la durée séparant la première de la deuxième poussée (plus
cette durée est grande, plus théoriquement, le pronostic
est bon).
La poussée est définie par l’apparition, la réapparition,
ou l’aggravation, en l’absence d’hyperthermie, de symptômes
et de signes neurologiques, durant au moins 24 heures, avec
régression totale ou partielle.
On peut considérer trois profils évolutifs
:
-
récurrent/rémittent
(SEP-R), forme la plus bégnine,
-
secondairement
progressif (SEP-SP), forme la plus répandue,
-
progressif
primitif (SEP-PP), forme la plus sévère.
La difficulté du diagnostic
varie suivant ces profils.
Diagnostic
Eléments
cliniques
Le diagnostic de la SEP demeure
en premier lieu un diagnostic clinique, qui repose sur la
constatation que des manifestations cliniques peuvent être
imputées à plusieurs foyers dans le SNC, notion de dissémination
spatiale et qui apparaissent
à différents moments, notion de dissémination
temporelle.
Eléments
paracliniques
Le scanner peut être
utilisé pour écarter tout autre diagnostic.
Pour un diagnostic
positif de la maladie,
trois examens sont effectués :
- Ponction
lombaire
L'analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) donne
des informations sur l'avancée de la réaction
imflammatoire.
Le taux des immunoglobulines G (IgG) peut être supérieur
à 13 % et celui des protéines et lymphocytes
légèrement élevé.
L'électrophorèse sur gel d'agarose du LCR, s'il
présente des bandes oligoclonales positives, indique
la synthèse d'IgG à l'intérieur de la
barrière hémato-encéphalique chez 90
% des malades.
-
Potentiels évoqués
Ce sont les réponses électriques enregistrés
après stimulation d'un système sensoriel.
Cet examen permet la mise en évidence du ralentissement
de la conduction nerveuse en raison de la démyélinisation
en cas de latence prolongée.
- IRM
Parmi les examens paracliniques complémentaires, l'imagerie
à résonnance magnétique (IRM) revêt la plus grande importance
puisqu'il permet de prendre en compte simultanément
les deux critères diagnostiques, spatial et temporel.
Les lésions apparaissent sous forme de zones d'hypersignal
(ZHS) spontané.
L'IRM montre des lésions de ZHS dans 70 à 95 % des SEP cliniquement
définies et dans 50 à 60 % des SEP suspectées cliniquement.
Lors d'un symptôme isolé évoquant une atteinte du SNC,
la mise en évidence de lésions multi-focales par IRM, cliniquement
silencieuses, rend compte de la dissémination spatiale.
Les critères IRM suivants sont considérés comme caractéristiques
de la sclérose en plaques (critères de Barkoff) :
- lésion prenant le contraste
au gadolinium ou 9 lésions hyperintenses dans l’image en
T2,
- au moins une lésion infratentorielle,
- au moins une lésion proche
du cortex,
- au moins 4 lésions périventriculaires.
Critères IRM pour la prolifération
des lésions dans le temps:
- lésion prenant le contraste
au gadolinium trois mois après une attaque clinique,
- nouvelle lésion hyperintense
dans l’image en T2 trois mois après un premier examen,
- si une première image a
été réalisée plus de trois mois après l’attaque clinique,
toute nouvelle lésion hyperintense dans l’image en T2 est
considérée comme l’expression de la dissémination dans le
temps.
De nouveaux critères
(Mc Donald, 2001) sont utilisés en recherche grâce
aux progrès de l'IRM. Ils restent cependant à
valider.
Ils sont consultables dans le document référentiel
suivant, édité par l'ANAES (format PDF):
Conférence
de consensus de la Fédération Française
de Neurologie : Sclérose en plaques juin 2001
Traitement
Traitement
symptomatique
Il peut aider à diminuer
la spasticité, la fatigue, les dysfonctionnement vésiculaires,
les troubles de la coordination, les douleurs chroniques et
paroxystiques. En plus des médicaments, l'activité
physique ou la réeducation en cas d'atteintes marquées
sont conseillés pour réduire la spasticité
et apporter un bénéfice psychologique.
Traitement
des poussées
Les indications thérapeutiques
sont les corticostéroïdes, essentiellement la
méthylprednisolone par voie intraveineuse (1g/j en 3 heures,
pendant 3 jours).
Le traitement à long terme par corticostéroïdes
est rarement justifié et implique de nombreuses complications
médicales comme l'ostéoporose, les diabètes,
les ulcères.
L'ACTH par IM est parfois utilisée en alternative.
Traitement
de fond
De part leurs effets secondaires
ces traitements sont donnés au cas par cas.
Immunosuppresseurs
= pour les formes SEP-PP et SEP-SP :
- Méthotrexate,
- Cyclophosmamide (Endoxan).
L'Agence des produits de santé
rappelle que la SEP n'est pas une indication de la mitoxantrone.
Les données disponibles ne permettent pas d'affirmer actuellement
une efficacité dans cette indication. Elle recommande de ne
pas utiliser la mitoxantrone dans la SEP en dehors du cadre
d'un essai clinique et des formes très actives. Dans tous
les cas, une surveillance cardiaque et hématologique est indispensable.
Immunomodulateurs
= pour les formes SEP-R
Trois molécules de la famille des Interférons
bêta sont efficaces sur la fréquence des poussées
et sur la progression des lésions IRM :
- Avonex (interféron
bêta-1a)
- Rebif (interféron
bêta-1a)
- Betaferon (interféron
bêta-1b)
Pour l'instant, aucun effet
n'a été montré sur la durée des
poussées, ni la progression de la maladie. Il n'y a
pas encore assez de données pour déterminer
la durée du traitement.
Le principe d'action de ces médicaments est de réactiver
dans la cellule le STAT (signal transcription and transduction)
pour annuler la répression de la transcription du IRSG
(interferon regulated synthesis gene). Ainsi la synthèse
protéique reprend dans la cellule permettant une inhibition
de la réplication virale, une modulation de la production
de cytokines, une action mitotique, et surtout une expression
des MCH I et II qui sont les complexes indispensables à
la reconnaissance du soi par le système immunitaire.
Complément d'information avec le dossier rédigé
par l'Union
Nationale de Lutte contre la Sclérose en Plaques
(UNISEP) en octobre 2000 :
La
Sclérose en Plaques, une maladie du système nerveux central
» Pour
en savoir plus:
Généralités
Sclérose en
plaques
Définition de la maladie tirée de Terminologie
de neuropsychologie et de neurologie du comportement,
Recherche et réd., Louise Bérubé., c1991., 176 p.
Voir le document
Sclérose en plaques
: quand le courant ne passe plus
Définition et épidémiologie de
la maladie, une évolution de la sclérose
en plaques à géométrie variable,
de nombreuses pistes restent à explorer, les
traitements et la prise en charge, recommandations.
Dossier d'actualités scientifiques du CNRS.
Voir le document
La Sclérose en
Plaques
Manifestations de la sclérose en plaques, les
récents progrès en matière de diagnostic,
les traitements, les hypothèses sur l'origine
et les facteurs de risque de la maladie, les orientations
de la recherche.
Sujet de fond sur les maladies du système nerveux
par la fondation pour la recherche médicale.
Voir le document
Sclérose en plaques
Définition, épidémiologie, génétique,
étiologie, clinique, principes du diagnostic,
modes de début, tableaux constitués habituels,
formes cliniques, diagnostic positif, l'IRM, diagnostic
différentiel, physio-pathologie, traitement.
Par le Pr. Olivier Sabouraud, Pr. Gilles Edan, service
de neurologie, CHU de Rennes.
Voir le document
Sclérose en plaques
Définition et anatomie pathologique, épidémiologie
et pathogénie, clinique, conduite diagnostique,
diagnostic différentiel, traitement.
Consultation du corpus médical (neurologie).
Par F.Borgel.
Voir le document
Sclérose en plaques
Anatomo-pathologie, sémiologie clinique générale,
l'organisation évolutive des manifestations cliniques,
les explorations paracliniques, diagnostic, traitement.
Cours de neurologie de la Faculté de Médecine d'Angers
- DC3, neurologie. Par le Pfr J.Emile.
Voir le document
La Sclérose en
Plaques
Epidémiologie et étiologie, anatomie pathologique,
étude clinique, évolution et pronostic,
examens paracliniques, diagnostic positif, diagnostic
différentiel, traitement.
Polycopié de neurologie Lyon-Nord. Par F. Mauguière
et P. Ryvlin.
Voir le document
The World of Multiple
Sclerosis
Traduction du site de l'association anglaisethe World
of Multiple Sclerosis: nombreuses informations sur la
sclérose en plaques, FAQ, publications, liens
vers d'autres sites internet, avec notamment "Qu'est-ce
que la sclérose en plaques ?" : quelle est
la cause de la sclérose en plaques ? , qui est
atteint de la sclérose en plaques ? , quelq sont
les symptômes de la sclérose en plaques
? , quels sont les différents types de sclérose
en plaques ? , quel est le diagnostic de la sclérose
en plaques ?
Voir le document
Traitement
Sclérose en plaques
: traitement
Le traitement des poussées, le traitement de
fond, place des anticorps neutralisants, les traitements
symptomatiques. Dossier du site Esculape de médecine
générale.
Source : Soirée de l'hôpital Américain de Neuilly -
Janvier 1999. Par les Drs S. Kerbaum et H. Dechy.
Voir le documentl
Indications des spécialités
: sclérose en plaques
Avonex, Betaféron, Betnesol, Lioresal, Rebif.
Voir le document
Effets Secondaires des
Substances : sclérose en plaques
Effets secondaires des médicaments : anatoxine
tétanique, interféron beta 1A et 1B, vaccin
de l'hépatite B, vaccin recombinant de l'hépatite
B.
Voir le document
Recherche et actualité
Les
dépêches de caducee.net sur la sclérose
en plaques
SEP et hépatite B
L'association entre le
vaccin contre le virus de l'hépatite B et les maladies
démyélinisantes n'est toujours pas prouvée
PARIS, 07/03/2000 - (caducee.net) - Les conclusions
d'une réunion organisée par l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) indiquent
qu'aucun élément nouveau ne permet de remettre en cause
les stratégies de vaccination contre l'hépatite B. La
vaccination des personnels de santé exposés reste obligatoire
et celle des personnes individuellement exposées est
recommandée. La campagne de vaccination des élèves de
sixième est toujours suspendue et celle des nourissons
est recommandée dans leur première année.
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Institutions et associations
Fédération Internationale
des Associations de Sclérosés en Plaques
L'IFMSS, créée en 1966, réunit 36 pays. Tous les deux
ans, l'IFMSS organise une conférence internationale
où toutes les associations participent.
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Sclérose en Plaques Sociétés
et Cliniques par Nation
Liens vers de nombreuses sociétés, associations,
fondation de sclérose en palques dans 36 pays.
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Ligue française
contre la sclérose en plaques
La LFSEP est présente tant au niveau national
qu'international.
Présentation de la ligue, la maladie, actualités,
forum, publication, associations.
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APF ECOUTE INFOS SEP :
L'Association des Paralysés de France s'occupe des personnes atteintes de Sclérose En Plaques (SEP). Elle est présente dans tous les départements français par le biais des délégations APF. Le site propose une présentation de l'association, de nombreux dossiers sur la maladie (les différentes formes de SEP, moyens de diagnostic, les traitements de la SEP, des témoignages. Elle offre aussi : Un numéro vert d’écoute et de soutien (gratuit et anonyme) du lundi au vendredi de 13h00 à 18h00 (gratuit à partir d’un poste fixe) et un magazine Faire Face SEP.
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Nouvelle Association Française
des Sclérosés En Plaques
La NAFSEP est reconnue d'utilité publique depuis
1967. Elle comprend près de 13000 adhérents et est présente
sur l'ensemble du territoire grâce à ses 140 délégués
départementaux qui assurent une présence et une écoute
partout en France. Le site s'articule en trois pôles
: présentation de l'association, service social,
établissements.
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Centre Médical Germaine
Revel
Le Centre Médical situé dans les Monts du Lyonnais à
Saint Maurice-sur-Dargoire accueille chaque année près
de 700 malades en séjour de rééducation active d'un
mois. Membre de la Ligue Française contre la Sclérose
en Plaques. Association reconnue d'utilité publique.
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Fondation
Charcot (Belgique)
La fondation Charcot est sous le haut patronage de la
Reine Fabiola. Elle a été créée
au sein du groupe belge d'étude de la sclérose
en plaques. Présentation de la fondation, la
sclérose en plaques, l'état des connaissances,
acquisitions récentes en SEP, la recherche en
Belgique.
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Sclérose en plaques - Québec
La Division du Québec de la Société canadienne de la
sclérose en plaques est la source principale de diffusion
de l'information sur la sclérose en plaques au Québec.
Présentation, la sclérose en plaques,
services, publications, recherche, discussion, événements
spéciaux, contribution, autres sites. Mais aussi
un site de discussion en ligne exclusivement en français.
Voir le document
Association Sclérose
en Plaques Laval
Présentation de l'association, ses membres, ses
services, son historique, ses missions et objectifs,
mais aussi de nombreuses informations sur la maladie.
Voir le document
Listes de
discussion - Forum
Forum Sclérose
en plaques
Voir le document
Site de discussion en temps réel
Ce site est mis à la disposition de tous ceux qui désirent
échanger sur la sclérose en plaques.
Voir le document
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