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L'onchocercose ou "cécité des rivières" est une maladie parasitaire transmise par la piq ûre d'une mouche, la simulie. L'onchocercose entraine de sérieuses lésions cutanées et dans sa phase finale, une cécité irréversible. Plus de 15 millions de personnes sont atteintes actuellement par la maladie dont la majorité en Afrique. PUB
L'onchocercose est une maladie parasitaire provoquée par un filaire, l'Onchocerca vovulus. La maladie est transmise à l'homme par la piq ûre d'une mouche simulie appartenant au complexe simulium damnosum. Cette mouche dite aussi "mouche noire" sévit en Afrique Noire, en Amérique centrale, au Vénézuela, au Yémen et en Guyane hollandaise là où les terres sont bien arrosées et propices à l'agriculture. L'onchocercose est caractérisée par trois types de lésions : les onchocercomes , les lésions cutanées prurigineuses aiguës ou chroniques et les lésions oculaires pouvant évoluer vers la cécité.
L'onchocercose représente
la deuxième cause de cécité d'origine
infectieuse dans le monde après la conjonctivite
granuleuse. Cette maladie est endémique dans 30
pays en Afrique sub-saharienne et 6 pays d'Amérique.
Environ 120 millions de personnes sont exposées au
risque d'onchocercose dont la majorité en Afrique,
on compte 17 millions de personnes qui sont infectées.
L'onchocercose est provoquée par le ver parasite Onchocerca volvulus. Ce microfilaire ou embryon filaire vit dans les terres fertiles le long des rivières dans lesquelles il pond ses oeufs. La maladie est causée par la libération de ces vers microfillaires, transmis par la simulie, dans le sang de l'homme. Ils migrent à travers l'organisme en provoquant toute une série de symptômes : démangeaisons, dépigmentation de la peau, prurits, lésions cutanées irréversibles et atteintes visuelles pouvant aller jusqu'à la cécité. Les microfillaires sont transmis d'un individu à l'autre par la piq ûre de la simulie. La maladie se manifeste en général un à trois ans après la pénétration des larves infectantes.
Il existe deux types de solutions pour lutter contre la maladie :
Propriétés pharmacologiques de l'ivermectine En 1975, le centre de recherche
des laboratoires Merck&Co.Inc. découvre une substance
active sur de nombreux vers nématodes et certains arthropodes.
Cette substance est l'ivermectine. Elle est produite par un
actinomycète : le streptomyces avermitilis. Cette découverte
a conduit à étudier les effets de l'ivermectine
sur l'onchocercose chez l'homme.
L' absorption de l'ivermectine provoque une diminution rapide du nombre de microfilaires qui constituent la forme larvaire et pathogène du parasite.En effet, le médicament provoque une paralysie des microfilaires qui sont alors détruits dans les ganglions lymphatiques. Il empêche aussi la reproduction du parasite adulte donc indirectement la ponte des microfilaires ce qui n'est d'ailleurs pas toujours vérifié : une reprise du traitement devient alors nécessaire.
Ils sont modérés et diminuent au fur et à mesure des prises successives d'ivermectine.
Le premier programme de lutte contre l'onchocercose (OCP) a été lancé par l'Organisation mondiale de la Santé en 1974 avec le parrainage de la Banque Mondiale mais aussi du Programme des Nations Unies pour le développement et l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'Agriculture. D'abord fondé sur la lutte contre le vecteur de la maladie, ce programme s'est orienté vers la lutte chimiothérapeutique surtout depuis la découverte du Mectizan®. Le programme OCP est engagé dans 11 pays d'Afrique de l'Ouest. Il a aujourd'hui 25 ans et devrait s'achever en 2002. C'est un véritable succés car il a ramené pratiquement à zéro la transmission de la maladie en Afrique de l'ouest. Actuellement, deux autres programmes de lutte contre la "cécité des rivières" ont été lancés dans 19 pays africains et 6 pays d'Amérique jusqu'en 2007. Avant la création du programme OCP, l'onchocercose était un véritable fléau. Son installation d'affecter à la production agricole des terres fertiles autrefois abandonnées par peur de la maladie.
Il fait suite à la découverte de l'ivermectine qui fut enregistré en 1982 par le ministère de la santé publique français sous le nom de Mectizan® . Le laboratoire Meck, à l'origine de cette découverte, a annoncé officiellement en 1982 la décision prise de distribuer gratuitement le Mectizan® pour traiter l'onchocercose dans le monde entier et aussi longtemps qu'il y'aurai besoin. C'est en 1988 que le programmme de donation Mectizan® a vu le jour et depuis, la distribution du médicament a été en progression constante et ceci grâce à un partenariat entre les organismes publics et privés notamment dans le cadre de l'OCP. Ces partenariats ont permis de contribuer activement au développement du monde rural dans les pays frappés par l'onchocercose. Il a aussi permis de stimuler le développement des soins de santé dans les zones difficilement accessibles.
Dictionnaire de Médecine Flammarion / sous la direction de Serge Kernbaum, préface de Jean-Pierre Grünfeld.- Paris : Flammarion, 1998.-1030p.- (collection Médecine-Sciences).- ISBN 2-257-16399-0 L'onchocercose et le Programme
de donation Mectizan® / Philippe Gaxotte.- Cahiers Santé,
janvier-février 1998, n°1, Vol. 8, p9-11 L'ivermectine sur le front de
l'onchocercose : des résultats prometteurs / Institut
de recherche pour le développement.- Fiche 06,février
1996.- (rubrique Actualités) L'ivermectine / BIAM (Banque de données automatisée sur les médicament.- dernière mise à jour : 7 / 7 / 99). Voir le document L'Orstom poursuit son engagement dans la lutte contre l'onchocercose / Lettre de l'Orstom, 1er février 1998. Voir le document Onchocercose : l'Afrique broie du noir / Jean Marie Nzekoue.- SYFIA n°88, mai 1996. Voir le document Lutte contre la cécité
des rivières : un changement d'orientaion s'impose.-
Communiqué OMS/34 du 17 avril 1998. 34 millions d'habitants de l'Afrique
de l'Ouest protégés de la cécité
des rivières.- Communiqué OMS/99/08 du 5 février
1999. Dossier réalisé
par Elisabeth Faure. |