nuance

L'eau et la santé

Les maladies liées l'eau

1/ Les risques microbiologiques

L'eau peut être à l'origine de la transmission de maladies infectieuses lorsqu'elle est contaminée par des agents pathogènes que sont les bactéries, les virus, les protozoaires et parasites. La consommation d'une eau contaminée par des porteurs de germes ou des malades ou son utilisation pour la préparation des aliments ou la toilette et même son inhalation sous forme de vapeur ou d'aérosols peut provoquer une infection.

Le tableau ci-dessous indique quelques unes des maladies hydriques les plus courantes et l'agent pathogène associé.

Source : OMS

Compte tenu des propriétés particulières des agents pathogènes, on ne peut leur attribuer de valeur limite tolérable. L'eau de boisson doit être exempte de tout pathogène. Pour contrôler l'efficacité d'un traitement sur l'eau de boisson au niveau microbiologique, on recherche la présence de bactéries indicatrices d'une pollution fécale. La plus spécifique des bactéries indicatrices de pollution fécale facilement détectables et celle que l'on rencontre en plus grand nombre dans les feces est Escherichia coli, qui doit donc être considérée comme l'indicateur de choix pour l'eau de boisson. On peut aussi rechercher les coliformes thermotolérants. D'autre part, les entérovirus et les formes quiescentes de Cryptosporidium, de Giardia, des amibes et d'autres parasites résistant mieux à la désinfection que E coli et que les streptocoques fécaux, les spores de clostridia sulfito -réductrices peuvent être utilisées comme paramètre supplémentaire.
L'OMS recommande qu'aucun échantillon de 100 ml d'une eau destinée à la consommation ne contiennent d'E Coli ou de coliformes thermotolérants.

2/ Les risques chimiques

L'eau contient de nombreux oligo-éléments qui sont bénéfiques à faible concentration comme le fer ou le fluorure mais sont toxiques à plus fortes doses pour l'homme. Certains éléments tels que l'arsenic, le cyanure ou le plomb sont dangereux même à faible concentration. Le tableau suivant répertorie quelques-unes des maladies liées à une exposition excessive de certains éléments.

Pour les substances chimiques, les valeurs guide qui sont préconisées par l'OMS sont calculées à partir d'études de toxicité effectuées sur des animaux de laboratoire. Quelques études menées sur les populations peuvent être une source de renseignements mais peu de données sont disponibles. Une valeur guide est calculée à partir de la dose journalière tolérable qui est une estimation de la quantité dune substance présente dans l'eau de boisson, exprimée en fonction du poids corporel (mg par kg de poids corporel) qui peut être ingérée quotidiennement pendant toute la vie sans risque appréciable pour la santé.

La dose journalière tolérable (DJT) = DSEIO ou DMEIO / FI

DSEIO = dose sans effet indésirable observé,
DMEIO = dose minimale ayant un effet indésirable observé,
FI = facteur d'incertitude.

La valeur guide (VG) est alors calculée à partir de la DJT à l'aide de la formule suivante : VG = (DJT.pc.p)/C

pc = poids corporel (60 kg pour une adulte, 10 kg pour un enfant, 5 kg pour un nourrisson),
P = proportion de la DJT attribuée à leau de boisson
C = consommation journalière deau de boisson (2 litres pour un adulte, 1 litre pour un enfant, 0,75 litre pour un nourrisson).

Les facteurs d'incertitude ont été déterminés par consensus au sein d'un groupe d'experts.

L'eau de boisson n'étant généralement pas la seule source d'exposition de l'homme aux substances, les valeurs guide calculées selon la méthode des DJT tiennent compte des autres sources d'exposition en attribuant un pourcentage de la DJT à l'eau de boisson. Cette pondération peut varier géographiquement suivant l'évaluation faite par les autorités de l'importance du mode d'exposition.

Les valeurs guide sont calculées pour chaque substance séparément sans tenir compte des interactions possibles mais on considère que les marges de sécurité choisies sont suffisament larges.

img Le contrôle de la qualité

Quel que soit le choix des procédés de traitement de l'eau de boisson, ce dernier est réalisé après une étude détaillée et attentive de la source et de son bassin d'alimentation avec une évaluation des sources possible de contamination. Le principe du traitement est d'appliquer une succession de "barrières" afin que l'élimination des pathogènes et des substances polluantes et biodégradables soit aussi complète que possible avant la désinfection finale. L'eau pouvant être contaminée à tous les moments de sa production, il est nécessaire d'établir un programme de surveillance qui peut être définie comme "l'évaluation et le contrôle continus et vigilants de la salubrité et de l'acceptabilité des sources d'eau de boisson du point de vue de la santé publique. Chaque élément du système d'approvisionnement en eau - source, traitement, stockage, distribution - doit fonctionner sans risque de défaillance."

La fréquence des contrôles analytiques est fonction du débit des ressources et de la population desservie (réseau de distribution). Ce sont les exploitants et gestionnaires des usines de production et des réseaux de distribution qui doivent effectuer un contrôle permanent et régulier de la qualité pour s'assurer que le traitement et la distribution sont conformes aux objectifs établis et à la réglementation. En France, l'organisation du contrôle de l'eau délivrée au robinet du consommateur est effectuée sous l'égide des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (ddass) - service santé et environnement. Les analyses sont effectuées par des laboratoires agréés par le ministère chargé de la santé selon des protocoles normalisés.

La dernière directive à laquelle la France doit se soumettre en matière de qualité d'eau potable est la directive européenne du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (qu'elles soient distribuées ou utilisées pour la fabrication ou la mise sur le marché de produits destinés à la consommation). Les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir le respect de ces nouvelles normes à compter du 25 décembre 2003.
Cette nouvelle directive, qui intègre les recommandations de l'OMS, modifie de manière significative la directive actuelle (décrets n° 90-330, 91-257, 95-363 du 3 janvier 1989 ). Les principaux changements sont :

  • Le nombre de paramètres à contrôler : 48 au lieu de 63 actuellement,
  • la norme de qualité relative au plomb : elle sera progressivement amenée de 50 µg/l à 10 µg/l,
  • le contrôle de la qualité de l'eau : il sera effectué au robinet du consommateur.

Actuellement les 63 paramètres de contrôle de l'eau de boisson sont classés en :

  • Paramètres organoleptiques,
  • paramètres physico-chimiques en relation avec la structure naturelle des eaux,
  • paramètres concernant des substances "indésirables" ,
  • paramètres concernant des substances toxiques,
  • paramètres microbiologiques,
  • pesticides et produits apparentés,
  • paramètres concernant les eaux adoucies livrées à la consommation humaine.

Le décret 89-3 fixe des " valeurs limites " à ne pas dépasser, appelées Concentrations Maximales Admissibles (CMA), et des valeurs guide qu'il est souhaitable d'obtenir.
Le tableau suivant indique pour quelques substances chimiques dont la présence dans l'eau de boisson revêt une importance sanitaire, la valeur guide de l'OMS.

Source : OMS

Les bienfaits de l'eau

1/ les besoins en eau

Les apports conseillés pour un adulte sont d'environ 1.5 litres par jour mais les besoins réels comprenant l'eau des aliments sont plus élevés.


Prématuré de moins de 34 semaines

Source : Centre Evian pour l'Eau

Selon la législation française, une eau minérale naturelle se différencie des autres par une composition constante et pouvant présenter des propriétés favorables à la santé dûment constatées par l'Académie Nationale de Médecine. Pour l'OMS, si certaines eaux minérales notamment celles des pays européens, permettent d'apporter à l'organisme des micronutriments essentiels, les effets bénéfiques de leur consommation n'ayant pas été sérieusement prouvés, l'institution s'abstient de toute recommandations sur les concentrations maximales admissibles de composés essentiels dans ses "Directives de qualité pour l'eau de boisson". En revanche, la commission du Codex Alimentarius, organisme intergouvernemental responsable de l'élaboration de normes alimentaires, a élaboré une Norme Codex pour les eaux minérales naturelles qui décrit le produit ainsi que les caractéristiques relatives à son étiquetage, sa composition et sa qualité, et fixe des limites maximales pour certains produits chimiques, de même que des exigences en matière d'hygiène, d'emballage et d'étiquetage. Le Code d'usages du Codex pour le captage, le traitement et la commercialisation des eaux minérales naturelles fournit des orientations aux entreprises concernées sur plusieurs aspects des bonnes pratiques de fabrication.

La classification actuelle des eaux minérales repose sur des bases chimiques et tient compte pour chaque eau de lélément quantitatif. Ainsi on distingue :

  • Les eaux sulfurées,
  • les eaux sulfatées,
  • les eaux chlorurées sodiques,
  • les eaux bicarbonatées,
  • les eaux à minéralisation spéciale.

2/ l'hydrothérapie

Le thermalisme

La définition du thermalisme donnée sur le site officiel du thermalisme français est : "l'utilisation de leau minérale naturelle à des fins thérapeutiques". La médecine thermale permet de traiter de nombreuses pathologies chroniques. Une étude de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, menée sur un échantillon de 3000 curistes, a mis en évidence une amélioration de l'état de santé chez 2/3 des personnes ayant suivi une cure.
Il existe plus d'une centaine de stations balnéaires en France dont les eaux, quelles que soient leurs utilisations, sont reconnues pour leurs bienfaits. La sécurité sociale les a classée selon les douze orientations thérapeutiques suivantes reconnues par l'académie médicale :

  • Maladies cardio-artérielles
  • phlébologie,
  • rhumatismes, rhumatologie et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires,
  • voies respiratoires et ORL,
  • maladies de l'appareil digestif, de ses annexes, et maladies métaboliques,
  • maladies de l'appareil réno-urinaire et maladies métaboliques,
  • gynécologie,
  • troubles du développement chez l'enfant,
  • affections des muqueuses bucco-linguales (stomatologie)
  • dermatologie,
  • affections psychosomatiques,
  • neurologie.

    La crénothérapie

La crénothérapie

La crénothérapie notamment en indication de pathologie orl, pneumologique, dermatologique et troubles du développement chez les enfants consiste en l'application d'eau minérale suivant différentes techniques repertoriées dans le tableau suivant.

Source : Centre d'étude sur la thérapeutique, le thermalisme et l'enfant

La thalassothérapie

La thalassothérapie est définie dans le dictionnaire de médecine flammarion 7e édition comme une méthode de traitement qui fait appel à l'eau de mer, aux boues marines et au climat marin.

Contrôle qualité

Quel que soit le choix des procédés de traitement de l'eau de boisson, ce dernier est réalisé après une étude détaillée et attentive de la source et de son bassin d'alimentation avec une évaluation des sources possible de contamination. Le principe du traitement est d'appliquer une succession de "barrières" afin que l'élimination des pathogènes et des substances polluantes et biodégradables soit aussi complète que possible avant la désinfection finale. L'eau pouvant être contaminée à tous les moments de sa production, il est nécessaire d'établir un programme de surveillance qui peut être définie comme "l'évaluation et le contrôle continus et vigilants de la salubrité et de l'acceptabilité des sources d'eau de boisson du point de vue de la santé publique. Chaque élément du système d'approvisionnement en eau - source, traitement, stockage, distribution - doit fonctionner sans risque de défaillance."

La fréquence des contrôles analytiques est fonction du débit des ressources et de la population desservie (réseau de distribution). Ce sont les exploitants et gestionnaires des usines de production et des réseaux de distribution qui doivent effectuer un contrôle permanent et régulier de la qualité pour s'assurer que le traitement et la distribution sont conformes aux objectifs établis et à la réglementation. En France, l'organisation du contrôle de l'eau délivrée au robinet du consommateur est effectuée sous l'égide des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (ddass) - service santé et environnement. Les analyses sont effectuées par des laboratoires agréés par le ministère chargé de la santé selon des protocoles normalisés.

La dernière directive à laquelle la France doit se soumettre en matière de qualité d'eau potable est la directive européenne du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (qu'elles soient distribuées ou utilisées pour la fabrication ou la mise sur le marché de produits destinés à la consommation). Les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir le respect de ces nouvelles normes à compter du 25 décembre 2003.
Cette nouvelle directive, qui intègre les recommandations de l'OMS, modifie de manière significative la directive actuelle (décrets n° 90-330, 91-257, 95-363 du 3 janvier 1989 ). Les principaux changements sont :

  • Le nombre de paramètres à contrôler : 48 au lieu de 63 actuellement,
  • la norme de qualité relative au plomb : elle sera progressivement amenée de 50 µg/l à 10 µg/l,
  • le contrôle de la qualité de l'eau : il sera effectué au robinet du consommateur.

Actuellement les 63 paramètres de contrôle de l'eau de boisson sont classés en :

  • Paramètres organoleptiques,
  • paramètres physico-chimiques en relation avec la structure naturelle des eaux,
  • paramètres concernant des substances "indésirables" ,
  • paramètres concernant des substances toxiques,
  • paramètres microbiologiques,
  • pesticides et produits apparentés,
  • paramètres concernant les eaux adoucies livrées à la consommation humaine.

Le décret 89-3 fixe des " valeurs limites " à ne pas dépasser, appelées Concentrations Maximales Admissibles (CMA), et des valeurs guide qu'il est souhaitable d'obtenir.
Le tableau suivant indique pour quelques substances chimiques dont la présence dans l'eau de boisson revêt une importance sanitaire, la valeur guide de l'OMS.

Nom
Valeur guide en mg/l
Observations
arsenic 0.01
Cuivre 2 Sur la base d'effets gastro-intestinaux aigus
Cyanures 0.07
Florures 1,5 Les normes nationales doivent être établies en tenant compte des conditions climatiques, du volume deau consommé et des autres sources de fluorures
Plomb 0.01
nitrates (sous forme de NO3-) 50 La somme des rapports de la concentration de chacun de ces ions à sa valeur guide respective ne doit pas dépasser 1
nitrites (sous forme de NO2-) 3
Atrazine 0.002
Zimazine 0.002

Source : OMS

Bienfaits de l'eau

1/ les besoins en eau

Les apports conseillés pour un adulte sont d'environ 1.5 litres par jour mais les besoins réels comprenant l'eau des aliments sont plus élevés.

Tranche d'âge
Volume (ml/kg/24h)


Prématuré de moins de 34 semaines

J 1 à J 3 60-120
J 3 à J 7 120-180
Après J 7 150-180
Nouveau-né à terme
J 1 à J 3 40-120
J 3 à J 10 125-150
Nourrisson
3 à 6 mois 140-160
6 à 12 mois 120-135
Enfant
1 à 6 ans 90-100
7 à 10 ans 70-85
11 à 18 ans 40-50

Source : Centre Evian pour l'Eau

Selon la législation française, une eau minérale naturelle se différencie des autres par une composition constante et pouvant présenter des propriétés favorables à la santé dûment constatées par l'Académie Nationale de Médecine. Pour l'OMS, si certaines eaux minérales notamment celles des pays européens, permettent d'apporter à l'organisme des micronutriments essentiels, les effets bénéfiques de leur consommation n'ayant pas été sérieusement prouvés, l'institution s'abstient de toute recommandations sur les concentrations maximales admissibles de composés essentiels dans ses "Directives de qualité pour l'eau de boisson". En revanche, la commission du Codex Alimentarius, organisme intergouvernemental responsable de l'élaboration de normes alimentaires, a élaboré une Norme Codex pour les eaux minérales naturelles qui décrit le produit ainsi que les caractéristiques relatives à son étiquetage, sa composition et sa qualité, et fixe des limites maximales pour certains produits chimiques, de même que des exigences en matière d'hygiène, d'emballage et d'étiquetage. Le Code d'usages du Codex pour le captage, le traitement et la commercialisation des eaux minérales naturelles fournit des orientations aux entreprises concernées sur plusieurs aspects des bonnes pratiques de fabrication.

La classification actuelle des eaux minérales repose sur des bases chimiques et tient compte pour chaque eau de lélément quantitatif. Ainsi on distingue :

  • Les eaux sulfurées,
  • les eaux sulfatées,
  • les eaux chlorurées sodiques,
  • les eaux bicarbonatées,
  • les eaux à minéralisation spéciale.

2/ l'hydrothérapie

Le thermalisme

La définition du thermalisme donnée sur le site officiel du thermalisme français est : "l'utilisation de leau minérale naturelle à des fins thérapeutiques". La médecine thermale permet de traiter de nombreuses pathologies chroniques. Une étude de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, menée sur un échantillon de 3000 curistes, a mis en évidence une amélioration de l'état de santé chez 2/3 des personnes ayant suivi une cure.
Il existe plus d'une centaine de stations balnéaires en France dont les eaux, quelles que soient leurs utilisations, sont reconnues pour leurs bienfaits. La sécurité sociale les a classée selon les douze orientations thérapeutiques suivantes reconnues par l'académie médicale :

  • Maladies cardio-artérielles
  • phlébologie,
  • rhumatismes, rhumatologie et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires,
  • voies respiratoires et ORL,
  • maladies de l'appareil digestif, de ses annexes, et maladies métaboliques,
  • maladies de l'appareil réno-urinaire et maladies métaboliques,
  • gynécologie,
  • troubles du développement chez l'enfant,
  • affections des muqueuses bucco-linguales (stomatologie)
  • dermatologie,
  • affections psychosomatiques,
  • neurologie.

    La crénothérapie

La crénothérapie notamment en indication de pathologie orl, pneumologique, dermatologique et troubles du développement chez les enfants consiste en l'application d'eau minérale suivant différentes techniques repertoriées dans le tableau suivant.

Technique d'hydrothérapie locale
Nom des procédés
Description des procédés
Techniques daspersion Bain nasal Leau thermale coule le long du plancher dune fosse nasale à laide dune pipette de Depierris
Irrigation nasale Leau thermale passe dune narine à lautre lavant ainsi cavum et fosses nasales.
Gargarismes
Pulvérisations nasales et buccales Leau thermale est projetée sur une plaque métallique, pour le nez, ou sur un tamis, pour le pharynx, au contact duquel elle se pulvérise en fines gouttelettes
Humage-Nébulisation Le patient respire les vapeurs deau thermale qui viennent au contact des muqueuses rhino-pharyngées
Douche nasale gazeuse Utilisation de gaz thermaux par lintermédiaire dune canule
Techniques dinhalation collective vaporarium Utilisation des vapeurs d'eau thermale
emanatorium Utilisation des gaz
aérosols collectifs Utilisation de leau pulvérisée
Aérosolthérapie Aérosol simple Leau thermale est projetée sous forte pression sur des surfaces dures et se pulvérise en particules de différentes grosseurs. Lappareil sélectionne les particules les plus fines fournissant un micro-brouillard presque invisible (particules de 0,2 à 20 microns) qui arrive dans le masque daspiration.
Aérosol sonique Présente les mêmes caractéristiques que précédemment couplées à un vibreur de fréquence 100 hertz qui anime laérosol dun mouvement ondulatoire et permettant une déposition 150 fois supérieure à laérosol simple.
Electro-aérosol Se fait grâce à un nébuliseur qui produit des particules deau de 0,1 à 9 microns chargées négativement pour éviter leur coalescence. Cest un soin collectif dune durée de 20 à 30 mn.
Aérosol manosonique Combine les ultra-sons, vibrations soniques et suppressions mises en jeu de façon intermittente. Les particules ont un diamètre compris entre 0,4 et 15 microns avec une force de pénétration 6000 fois supérieure à celle des aérosols simples et 150 fois supérieure à celle des aérosols soniques, doù lintérêt de cette technique dans la pathologie des cavités creuses de la face et dans la pathologie tubaire comme les otites séromuqueuses réalisant ainsi un véritable massage tubo-tympanique.
Techniques ORL complémentaires réalisées par le médecin thermal Insufflation tubo-tympanique Elle a pour but daméliorer la perméabilité de la trompe dEustache, daérer la caisse du tympan et de lutter contre linflammation tubo-tympanique. Il sagit dintroduire une sonde dItard à extrémité recourbée et mousse dans un orifice narinaire que lon fait doucement cheminer le long du plancher de la fosse nasale jusquà lorifice tubaire correspondant avec insufflation du gaz thermal. Un stéthoscope placé sur le pavillon de loreille du patient permet au médecin de contrôler la réalité du passage. Ce soin sadresse à lensemble de la pathologie otologique, surtout les otites chroniques à tympan fermé. Elle nest pas contre-indiquée par la présence daérateurs transtympaniques ni par des antécédents de tympanoplastie. Chez lenfant de moins de 5 ans ou chez les patients peu coopérants, cette technique peut être remplacée par la méthode de Politzer : le gaz thermal est insufflé par un simple embout nasal, la fosse nasale controlatérale étant obstruée au doigt
Douche pharyngienne Sous contrôle visuel et avec un abaisse-langue, au moyen dun pistolet à 1 ou 3 jets, elle permet une véritable douche filiforme des amygdales assurant le nettoyage des cavités cryptiques.
Lavage de sinus par la méthode de déplacement de Proëtz Elle a pour but de faire pénétrer leau thermale dans les sinus et permettre lévacuation des sécrétions. Sur un patient couché, la tête inclinée dans différentes positions de façon à mettre successivement les sinus en position déclive, leau thermale est injectée dans les fosses nasales. Une des narines est alors obturée au doigt et dans lautre est placée une canule daspiration. Le malade dit "Ké-Ké" ce qui accole le voile du palais à la paroi postérieure permettant le passage intrasinusien de leau thermale par les orifices naturels de drainage.

Source : Centre d'étude sur la thérapeutique, le thermalisme et l'enfant

La thalassothérapie

La thalassothérapie est définie dans le dictionnaire de médecine flammarion 7e édition comme une méthode de traitement qui fait appel à l'eau de mer, aux boues marines et au climat marin.

Selon, le Dr. Treguer, président de la Fédération Internationale Mer & santé et chargé de cours "thalassothérapie" à la faculté de Marseille, une cure de thalassothérapie doit durer au moins 6 jours d'affilé avec 4 soins par jour pour obtenir un effet thérapeutique. Une consultation médicale en début de séjour permet de personnaliser le traitement. La cure de base de toute station est une cure de remise en forme mais il existe des cures plus spécifiquement orientées par exemple dans l'aide au sevrage tabagique ou encore la prévention de l'ostéoporose.

Pour en savoir plus

Qualité de l'eau

Les normes de qualité de l'eau potable
Les paramètres de qualité de l'eau, les mesures d'accompagnement, les contrôles, les situations de non-conformité, les règles d'affichage des résultats d'analyse, qualité des eaux d'alimentation : BILAN de 1993 à 1995.
Office International de l'Eau, janv. 2000.


Qualité des eaux d'alimentation 1993-1994-1995
Introduction, ressources en eau, distribution de l'eau, la qualité des eaux distribuées dans les unités de distribution de plus de 5000 habitants, conclusion.
Rapport du Ministère de l'emploi et de la solidarité - Direction générale de la santé, juin 98, 74 p.


Eau de consommation et santé
Dépêche Caducee.net du 07/02/02
https://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3340

Eau de consommation : Prévenir ou guérir ?
Forum de presse sous l'égide de l'Association des Centraliens, Palais des Congrès - Porte Maillot - Paris - le 7 février 2001, rédaction Dr Françoise Girard.


L'arsenic dans l'eau de boisson
Source, effets, mesure de la concentration d'arsenic, prévention et lutte, activités de l'OMS concernant l'arsenic, besoins urgents, situation dans le monde, l'arsenic au Bangladesh.
Aide-mémoire de l'OMS N. 210, révisé mai 2000.


Eaux de boissons en bouteille
Salubrité des eaux en bouteille, les effets bénéfiques potentiels des eaux de boisson en bouteille sur la santé, normes internationales applicables aux eaux de boisson en bouteilles, pour en savoir plus.
Aide-mémoire de l'OMS N. 256, octobre 2000.


L'arsenic dans l'eau de boisson est lié à l'athérosclérose carotidienne d'une manière dose-dépendante
Dépêche Caducee.net du 26/03/2002
https://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3590&cal=1

Drinking water quality
L'arsenic dans l'eau de boisson, guidelines de l'OMS pour la qualité des eaux de boisson...
Document en anglais.
OMS, 5 juillet 2001.


Directives de qualité pour l'eau de boisson
Introduction, critères d'acceptabilité, protection et amélioration de la qualité de l'eau, commander les ouvrages, aspects microbiologiques, tableaux des valeurs guides, aspects chimiques, aspects radiologiques, volume 3 : surveillance and control of community supplies (en anglais seulement).
OMS, 2ème édition des Directives : Vol. 1 - Recommandations, 1994 ; Vol. 2 - Critères d'hygiène et documentation à l'appui, 2000.


Analyses qualités
Résultats d'analyse édités par la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Paris du Ministère de la Santé pour les arrondissements de Paris, sept. 2001.
Société d'Approvisionnement et de Gestion de l'Eau de Paris (SAGEP).


Du plomb dans l'eau potable
La nouvelle norme européenne fixe la teneur maximale en plomb à 10 microgrammes par litre. Les collectivités doivent renouveler leurs canalisations en plomb dici 2013. Pour cela, il leur faut planifier les travaux. Le logiciel Pla-nexplomb né de la collaboration du Cemagref avec la Lyonnaise des Eaux permet de repérer les zones de distribution les plus exposées.
Cemagref, Info Médias n°46, mars 2001
http://www.waternunc.com/assets/duplic1/Cemagref_plomb.pdf

Générale des Eaux et Culligan mettent au point un robinet anti-plomb
Un robinet anti-plomb pour les consommateurs, chemisage des réseaux intérieurs aux bâtiments, diagnostic des réseaux intérieurs, deux procédés innovants pour les branchements publics en plomb.
Waternunc.com, 24 août 1999.
http://www.waternunc.com/fr/pbGE1.htm

Les médicaments aussi risquent de polluer l'eau du robinet
Depuis une décennie, on a découvert dans l'eau une nouvelle catégorie de polluants : les médicaments. Présents dans les lacs, les rivières, et jusque dans le verre du consommateur, ils sont a priori trop dilués pour retentir sur la santé humaine. L'environnement, en revanche, risque fort d'en souffrir ; des études écotoxicologiques sont en cours. La France, très en retard, commence tout juste à évaluer le degré de contamination de ses eaux ; le projet de loi sur l'eau ne prévoit rien pour limiter ce phénomène.


Présence dans les eaux de micropolluants modulateurs endocriniens et de médicaments
Présentation du programme de recherche du laboratoire Santé-publique Environnement de Chatenay-Malabry. Liens vers des documents officiels disponibles.


"L'eau et les Français - 2001"
Statut de l'eau et attitudes à l'égard de la ressource, la dépollution des eaux usées, sûreté et confiance, satisfaction, consommation, le prix de l'eau, le service de l'eau, l'information.
Le baromètre SOFRES / C.I.EAU, 6ème édition - Principaux résultats.


Législation

Qualité de l'eau du robinet : références réglementaires
Quelques points d'histoire, les principaux textes en vigueur, extraits réglementaires.
Document réalisé par le Centre d'Information sur l'Eau.
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/56.htm

La qualité de l'eau du robinet : une nouvelle directive européenne relative à la qualité de l'eau à partir de 2001
Pourquoi les normes ont-elles été modifiées ? Les principaux changements des normes, les étapes de la mise en conformité, les nouveaux contrôles au robinet du consommateur, la diminution de la norme relative au plomb.
Document réalisé par le Centre d'Information sur l'Eau.
http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/57.htm

Textes officiels relatifs aux eaux minérales
Ressources générales, textes récents, textes anciens, textes pratiques, textes complémentaires.
Sur le site Adminet.com, dernière mise à jour janv.2002.
http://www.adminet.com/min/med/tex/eaux.html#2002

Epidémiologie

Impact sanitaire d'une coupure d'eau accidentelle au Havre et d'une panne de désinfection à Fécamp (Seine-Maritime)
F. Mansotte, P. Beaudeau.
Institut de Veille Sanitaire, B.E.H n.40/1999, 5/10/99.
http://212.234.146.165/beh/1999/9940/index.html

Pollution du réseau d'eau potable à Strasbourg et survenue concommitante de gastro-entérites - mai 2000
F. Deshayes, M. Schmitt
Institut de Veille Sanitaire, B.E.H n.02/2001, 09/01/01
http://212.234.146.165/beh/2001/02/index.html

Hydrothérapie

Thalassothérapie

La cure de thalassothérapie, une alternative au traitement de la fatigue chronique ?
Dépêche Caducee.net du 07/02/02
https://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3338

Fédération Internationale de Thalassothérapie
Un label officiel, le savoir-faire français, les centres, la santé autrement, quoi de neuf ? une longue histoire.

Les atouts de la Thalassothérapie
n°7060 du 06-Fév-2002

Thermalisme

Rapport sur le thermalisme français
Première partie - le constat, deuxième partie - les propositions.
Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, 44 p. ,octobre 2000.
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/thermal/

Dax : un procédé thérapeutique unique et des études scientifiques

Site officiel du thermalisme français
Présentation du thermalisme, présentations des stations thermales selon leurs orientations médicales, recherche possible des stations thermales à doubles orientations, présention des maisons d'enfants et des hôpitaux thermaux, espace presse et espace médecins.
http://www.france-thermale.org

Thermalies 2002
Site du 20e salon de la santé, du thermalisme et de la thalassothérapie qui s'est déroulé à Paris du 06 au 10 février 2002.
Voir le document

Centre d'étude sur la thérapeutique, le thermalisme et l'enfant
Le site présente un espace d'information générale ainsi qu'un espace professionel où les médecins pourront se renseigner sur la crénothérapie. Description des différentes techniques thermales, indications en pathologie orl, en pathologie pneumologique, arbre de décision pour la pathologie de l'oreille moyenne, l'asthme, l'éczéma et le psoriasis.
Voir le document

Organismes, institutions

National

Centre d'Information sur l'eau (C.I. Eau)
Site grand public d'information sur l'eau. Le cycle de l'eau, les ressources en eau, l'histoire de l'eau, "eau, forme et santé", la qualité de l'eau du robinet, l'eau dans la vie de tous les jours, le prix du service de l'eau, les eaux usées, le fonctionnement du service de l'eau en France, le C.I. Eau.


Centre Evian pour l'eau (CEPE)
Le CEPE, sous l'égide de 30 experts internationaux, s'engage à faire progresser la recherche et à partager les informations existant sur l'Eau et la Santé Humaine.
Missions et actions, fonds documentaire, salle de presse, actualités, l'eau en bref.

Institut de l'eau Perrier Vittel
Espace grand public et professionnel. Quatre thématiques développée : l'eau et l'environnement, l'eau et la vie, "l'eau, source culturelle", l'institut de l'eau.
http://www.institut-eau.com/homepage.asp?tec=home

Le Réseau National des Données sur l'Eau (RNDE)
Réseau National des Données sur l'Eau (RNDE) a été mis en place pour fédérer en France les principaux producteurs et utilisateurs de données sur l'eau.

International

InterWater : Internet Gateway to Water and Sanitation Information
Tenu à jour par l'IRC (International Water and sanitation Center) ce site répertorie les différents organismes mondiaux liés à l'eau. Pour la France :
Dernière mise à jour, le 01/04/02002

International Water and Sanitation Center
Le Centre International de l'Eau et l'Assainissement est une organisation indépendante à but non lucratif dont la mission est de venir en aide aux habitants des pays en voie de développement et d'obtenir des systèmes d'eau et d'assainissement financièrement viables.

Evènements

Compte-rendu d'évènements passés

Colloque "Eau et santé", Metz, 31 et 1 juin 2001
Comptes-rendus d'ateliers disponibles : Les grands témoins, nouveaux polluants, nouvelles maladies, les attentes du citoyen, le risque existe-t-il ?, « Protégeons l'eau pour ne pas l'interdire » Quelles actions ? Pour qui ?

Journée mondiale de l'eau, jeudi 22 mars 2001
Introduction, qu'est ce que la journée mondiale de l'eau, nouvelles, sensibilisation, articles thématiques, aides-mémoires sur les maladies, évènements.

"Eau et santé" Medec 2000, mercredi 08 mars 2000
Comptes-rendus des interventions disponibles sur le site de la SAGEP (Société d'Approvisionnement et de Gestion de l'Eau de Paris) : L'eau un aliment particulier - risques et normes. Pr Philippe HARTEMANN, Professeur à la faculté de médecine de Nancy. L'eau un aliment très contrôlé M. Charles SAOUT, chef du bureau de la Veille Sanitaire, Direction Générale de la Santé. L'eau, un aliment fragile servi à domicile au robinet. M. Antoine MONTIEL, Docteur es. Science, Responsable de la Mission Scientifique pour la qualité de l'eau SAGEP.


Evènements futurs

The Third World Water Forum
13,23 mars 2003, Kyoto, Shiga, Osaka, Japon.
http://www.worldwaterforum.org/

Quatrième symposium international de l'eau
3-7 juin 2002, Cannes, France.

#COVID-19 : le point de situation épidémiologique sur le coronavirus SARS-CoV-2

Descripteur MESH : Eau , Santé

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