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Dépistage
du cancer du col de l'utérus
Introduction
Diagnostic
Le
frottis
La
colposcopie et la biopsie
Traitement
Condylomes
Displasies
CIN I et CIN II
CIN
III et EOA in situ
Introduction
La prévention du cancer du col
repose sur le traitement des dysplasies :
- Dysplasies légères : CIN I
- Dysplasies modérées : CIN II
- Dysplasies sévères et EOA in situ : CIN III
0.3 % des femmes en activité
génitale sont porteuses de dysplasies.
L'épidémiologie a été transformée
par la découverte des " Papillomas Virus " (HPV) ou virus
du papillome humain : infection fréquemment associée à l'existence
d'un cancer du col utérin.
Le diagnostic est porté avec
une fiabilité à 95 % par le trépied suivant :
- Frottis
- Colposcopie
- Biopsies
Le résultat de ce trépied permettra
de distinguer 2 catégories :
- Condylome et CIN I et II
- Dysplasies sévères et EOA in situ : CIN III
Diagnostic
Le
frottis
· Dépistage de masse et geste
simple.
· Pratiqué en dehors des règles, d'une injection vaginale,
de la pose d'un ovule ou d'un rapport sexuel.
· Périodicité : tous les 2 ou 3 ans jusqu'à la fin de la ménopause,
mais à maintenir selon le même rythme si traitement substitutif
de la ménopause.
Technique : Autrefois le prélèvement était étalé sur
une lamelle de verre. Actuellement l'utilisation d'une minuscule
brosse autour du col permet la mise en suspension des
cellules recueillies dans un liquide. Cette seconde technique
évite les mauvaises préparations du frottis, qui, auparavant
étaient fréquentes.
Fiabilité : Les faux négatifs seraient dans la littérature
de 6 à 15%. Ces " anomalies " révélées lors du frottis dégénéreraient
en cancer 1 fois sur 4 (1). Le Docteur Vassilakos, Directeur
du laboratoire de cytopathologie de Genève estime qu'avec
l'ancienne technique du frottis, 18% des femmes étaient reconvoquées
pour examens complémentaires alors que le test liquide ne
sélectionne que 7% de femmes à reconvoquer.
NB : Papilloma Virus
- Lien étroit avec le cancer
du col.
- + de 80 types de Papillomas Virus ou HPV sont répertoriés
à ce jour.
- Risque d'infection à HPV si partenaires sexuels multiples.
- Infection régressant spontanément en général, parfois provoque
des anomalies cellulaires au niveau de la muqueuse du col
utérin.
- HPV le plus agressif : le HPV 16
- L'HPV est une maladie sexuellement transmissible (MST) avec
un pic de fréquence à 20-24 ans puis qui chute progressivement
jusqu'à l'âge de 40-45 ans.
- La plupart des infections à HPV disparaissent sans complication.
- De nombreux tests HPV tentent de détecter les types de 'Papillomas
Virus " potentiellement cancérigènes. Dans 'Health Technology
Assesment " 1999, vol. 3 : n°14, les auteurs font une revue
de la littérature sur les fonctions possibles du test HPV
dans le bilan des lésions cervicales.
L'objectif de ce travail est de :
1. Evaluer le rôle du test HPV
- A utiliser dans le bilan soit
seul, soit en plus de la cytologie
- Pour améliorer la conduite à tenir chez les femmes avec
des anomalies de bas grade cytologique.
- Pour améliorer le suivi après le traitement de lésions invasives
précoces ou préinivasives.
2. Faire une revue des tests
HPV existants.
3. Déterminer quelle recherche
dans le futur est nécessaire pour obtenir des réponses meilleures
au sujet de l'utilisation de ces tests.
Selon les auteurs, il existerait
un consensus pour les méthodes suivantes :
- Le MYO 9/11
- Le GP5+/6
- Un système de seconde génération : HC - 2.
Ces 3 méthodes ont toutes une
sensibilté absolue pour détecter les virus oncogênes.
Avec ces tests modernes, plus
de 95% de tous les cancers du col sont HPV positifs et 75
à 95% des CIN de haut grade sont HPV positifs.
Dans les études comparatives, le test HPV a une meilleure
sensibilité pour les CIN II CIN III que la cytologie.
En conclusion, les tests HPV
sont plus sensibles que la cytologie pour les hauts grades
CIN mais ont une spécificité inférieure particulièrement chez
les jeunes femmes. Le test HPV ne peut pas être réalisé en
pratique courante. Ceci suggère qu'il doit être reservé à
certaines situations telles que les lésions " border lines
" ou chez les femmes âgées.
La
colposcopie et la biopsie
- Systématiquement réalisée pour tout frottis anormal ou sur
une lésion inflammatoire péri orificielle (Schiller négatif).
- Toute zone anormale est biopsiée.
- En cas de zone de jonction non repérée, intérêt de la microscopie
qui repérera plus facilement les zones suspectes (canal endocervical
+++). - Seule l'histologie confirme le diagnostic.
Traitement
- Des condylomes et CIN I et
II
Condylomes
- Condylomes et dysplasies sont souvent associés.
- Intérêt du typage du virus.
- Traitement par applications locales ou plus fréquemment
par électrocoagulation ou cryothérapie ou vaporisation laser.
Displasies
CIN I et CIN II
Bien qu'un certain pourcentage
de dysplasies régressent spontanément, il apparaît souhaitable
pour les dysplasies légères de réaliser un traitement par
cryothérapie ou vaporisation au laser (voir surveillance dans
certains cas ?) et pour les dysplasies modérées, la même thérapeutique
est réalisée mais elle est systématique. Cependant, lorsqu'il
existe un doute endocervical et que le diagnostic par microcolposcopie
n'est pas obtenu, tout le monde s'accorde à préférer dans
ce cas une conisation minime.
CIN III
et EOA in situ
Ces lésions vont évoluer de façon naturelle et aboutir au
carcinome invasif. La majorité des écoles pose l'indication
d'une conisation ou d'une amputation intravaginale du col
ou d'une exerèse à l'anse diathermique. Les techniques chirurgicales
ont l'avantage de permettre une analyse histologique complète
afin non seulement de confirmer les lésions mais d'être certain
que l'ablation de ces lésions est totale.
La vaporisation au laser ne permet
pas d'examen histologique puisque l'ensemble de la région
traitée est détruite. Dans ce cas une extension méconnue endocervicale
peut être laissée en place.
Rédacteur : Docteur
Minier. Cancérologue
Mars 2000
voir
aussi notre dossier caducee.net sur les papillomavirus
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