|
La maladie de Hodgkin (MDH)est une prolifération maligne du système immunitaire au sein des lymphomes malins : lymphomes malins non hodgkiniens (LNH) et lymphomes malins hodgkiniens (MDH). PUB La MDH se caractérise par un haut taux de curabilité. D’importants progrès thérapeutiques depuis 1960 ont permis l’abandon dans le bilan d’extension de la laparotomie +splénectomie voire de la lymphographie. L’intérêt de réfléchir sur cette
maladie qui se distingue par sa curabilité et sa faible fréquence
est que la qualité de la surveillance des patients a permis
de mettre en évidence les complications de la chimiothérapie
et de la radiothérapie .Ces complications ont fait chuter
le taux de survie espéré chez ces patients. L’objectif en ce début de siècle
serait de trouver le traitement à la fois le plus efficace
et le plus lèger. Des études multicentriques déterminant des
groupes et des sous groupes de malades en fonction de certains
facteurs pronostics pourraient permettre d’atteindre cet objectif.
Des essais cliniques randomisés tels que ceux de l’OERTC (organisation
européenne pour la recherche et le traitement du cancer )
,depuis le début des années soixante ,ont hautement contribué
à améliorer les résultats thérapeutiques de la maladie de
Hodgkin . - Un examen histologique. En 1960 la Conférence
de RYE détermine 4 types histologiques : Ces dernières années grâce en partie aux techniques immuno-histochimiques, les classifications histologiques ont evolué .La modification du concept de RYE aboutit à deux types de lésions : les MDH vraies et les autres. Les MDH vraies comprennent la forme scléronodulaire, la forme à cellularité mixte, et la forme à déplétion lymphoide (3). Les autres, à savoir l’ancien type 1 à prédominance lymphocytaire correspondrait à une LNH de phénotype B. Le diagnostic DOIT ETRE HISTOLOGIQUE par la réalisation d’une biopsie ganglionnaire. Celle ci ne retrouve que moins de 5% de cellules tumorales dans le ganglion ;le reste de la population comprend des cellules non tumorales ainsi qu’une fibrose variable .La cellule de STERNBERG est indispensable au diagnostic .Sa réelle nature est encore peu connue mais il semblerait qu’elle soit d’origine lymphoîde B clonale.
NB. 1, ancien type 1 de RYE : forme à prédominance lymphocytaire encore appelé paragranulome, rare, serait considéré comme un lymphome B de bas grade qui se transformerait dans un petit nombre de cas en lymphome B à grandes cellules. Aucune cellule de STERNBERG n’y est retrouvée.
L’EBV serait associé fréquemment à la maladie de Hodgkin classique soit les anciennes formes de type 2, 3 de RYE (30 à 40 % des cas ) .Si cet EBV existe d’emblée dès le début de la maladie dans la cellule de STERNBERG ; cet EBV sera retrouvé systématiquement lors des rechutes. Ceci pourrait suggérer que ces rechutes se font à partir d’un même clone tumoral résistant .Le rôle exact de l’existence de cet EBV est encore peu connu et sa sérologie n’a actuellement qu’un simple intérêt diagnostic.
Les progrès des techniques immunohistochimiques ont permis en particulier de ne considérer comme maladie de Hodgkin « classique » simplement les types 2 et 3 de l’ancienne classification du consensus de RYE en 1960.Le type 1 serait plutôt une LNH et le type 4,rarissime est encore actuellement très discuté. Rédacteur : Docteur
Minier. Cancérologue voir
aussi notre dossier caducee.net sur la maladie de Hodgkin. |
![]() |