Bonnes nouvelles concernant les hydrates de
carbone ! La Food and Agriculture Organization des Nations
Unies et la World Health Organization (FAO/WHO) (1) ont récemment
publié un rapport sur le rôle de ces composés organiques dans
la nutrition humaine. Ce rapport passe en revue, pour la première
fois depuis près de 20 ans, toutes les formes d'hydrates de
carbone et leur impact sur la santé et la maladie. Grâce à
une meilleure connaissance de leur digestion, de leur absorption
et du métabolisme, il est beaucoup plus facile de comprendre
maintenant comment ces éléments améliorent la nutrition et
agissent sur la santé.
Les
hydrates de carbone et la santé
S'il est important de maintenir un bon équilibre
entre l'apport et la dépense énergétique, l'opinion des chercheurs
est que les personnes qui ont un régime riche en hydrates
de carbone ont moins de chances d'accumuler les graisses corporelles
que ceux qui ont un régime pauvre en hydrates de carbone et
riche en graisses. Voici quelques-unes des raisons qui sous-tendent
ces observations :
- La densité énergétique des régimes riches
en hydrates de carbone est plus faible car ces derniers
contiennent, à poids égal, moins de calories que les graisses.
De plus, les aliments riches en fibres ont également tendance
à être volumineux, donc nourrissants.
- Des études ont montré que les hydrates
de carbone provoquent rapidement un sentiment de satiété
; par conséquent, les personnes qui ont un régime riche
en hydrates de carbones risquent moins de trop manger.
- On a suggéré également (2) qu'une très
faible proportion des hydrates de carbone d'origine alimentaire
est transformée en graisses dans le corps, principalement
parce que c'est un processus dont le corps ne retire que
peu de bénéfices. Au contraire, le corps a tendance à utiliser
de préférence les hydrates de carbone dans un but énergétique.
En ce qui concerne la santé dentaire, les recherches
des dernières années permettent une approche plus rationnelle
du rôle des sucres et des autres hydrates de carbone dans la
carie dentaire. Il est maintenant vivement recommandé aux programmes
de prévention de la carie dentaire de ne plus être uniquement
centrés sur l'absorption ou la non-absorption de sucres, mais
plutôt sur l'apport de fluor, sur une bonne hygiène buccale
et sur un régime varié. (1).
Recommandations
concernant les hydrates de carbone:
Tout en
soulignant les avantages de ces composants organiques particuliers,
ce rapport fait plusieurs recommandations à l'usage des professionnels
de la santé, des chercheurs et des consommateurs. Les messages
les plus importants à destination du grand public concernent
les points suivants :
- La
reconnaissance et la promotion des nombreux bienfaits des
hydrates de carbone d'origine alimentaire sur la santé.
Il faut prendre conscience que ces éléments organiques ne
se contentent pas d'apporter de l'énergie.
- Pour
toute personne âgée de plus de deux ans, le régime optimal
doit contenir au moins 55% d'apport énergétique provenant
d'hydrates de carbone.
- Il
est vital de consommer une grande variété d'aliments contenant
des hydrates de carbone de façon à ce que le régime soit
composé d'une quantité suffisante de nutriments et de fibres
alimentaires.
Quelles que
soient leurs formes, tous les hydrates de carbones sont bons
pour la santé et il est recommandé à tous ceux qui veulent rester
actifs et en forme d'avoir un régime bien équilibré et riche
en hydrates de carbones.
Principaux hydrates de carbone d'origine alimentaire:
| Classe
|
Sous-groupe
|
Composants
|
Aliments
|
| Sucres |
Monosaccharides
Disaccharides |
Glucose,
galactose, fructose
Sucrose, lactose |
Miel,
fruits
Sucre de table, Lait |
| Oligosaccharides
|
Malto-oligosaccharides
Autres oligosaccharides |
Maltodextrines
Raffinose, stachyose
fructo-oligosaccharides |
Soja, Artichauts,
Oignons |
| Polysaccharides
|
Amidon
Polysaccharides sans amidon |
Amylose,
amylopectin
Cellulose, hémicelluloses
pectine, hydrocolloïdes |
Riz, pain,
pommes de terre, Pâtes
Tous les légumes et les fruits |
(1) WHO/FAO (1998). Carbohydrates in human nutrition.
Brochure de la FAO sur les aliments et la nutrition, n° 66,
FAO, Rome.
(2) Hellerstein M.K., Christiansen M., Kaempfer S. et coll.
(1991). Measurement of de novo hepatic lipogenesis in humans
using table isotops. J. Clin. Invest. 87 : 1841-1852.
"EUFIC, Le Conseil Européen
de l'Information Alimentaire" - Février
1999