Un Index de Masse Corporelle (IMC ou, en anglais, Body
Mass Index, BMI) de plus de 30 indique une forme d'obésité.
L'IMC est calculé en divisant le poids de la personne par
le carré de sa taille (kg/m2).
"Les personnes obèses encourent des risques sérieux d'hypertension,
de diabètes non liés à l'insuline, de présence trop importante
de cholestérol et d'autres lipides dans le sang, de problèmes
cardiaques, de cancers du sein et du côlon" indique le Dr.
Andrew Prentice du Medical Research Centre (Royaume-Uni).
Les experts estiment que l'obésité ponctionne de 3 à 8% des
coûts médicaux dans certains pays européens, c'est-à-dire
autant que les programmes sanitaires contre le cancer ou le
sida.
Sept hommes et huit femmes sur dix n'ont aucune activité
physique
Même si les facteurs génétiques jouent un rôle indéniable
dans certains cas, les aspects environnementaux contribuent
considérablement à l'obésité. Aujourd'hui, le menu standard
de l'Européen Ñ qui comporte des aliments très énergétiques
et très gras Ñ associé à une vie de plus en plus sédentaire
favorise l'obésité. Il existe un réel déséquilibre entre l'énergie
ingurgitée et l'énergie dépensée via l'activité physique.
Et le pire est à venir. Cette tendance inquiétante affecte
maintenant enfants et adolescents.
Les obèses préfèrent les nourritures à haute teneur en graisses.
Seulement les lipides sont moins "productifs" que les hydrates
de carbone ou les protéines, même si leur apport en calories
est double. Il est facile d'ingurgiter des matières grasses
mais leur assimilation est une autre paire de manches car
le corps préfère brûler des hydrates de carbone.
Mais ce qui est étonnant, c'est que parallèlement, la consommation
totale d'aliments énergétiques et gras est en chute. Ce n'est
donc pas là qu'il faut chercher la cause de l'actuelle épidémie
d'obésité. Les spécialistes accusent notre style de vie toujours
plus sédentaire. L'exercice physique de guérit pas l'obésité
mais il favorise l'oxydation des graisses, ce qui semble manquer
aux personnes obèses.
D'après les experts, il faut "combiner le régime et l'exercice".
"C'est un bon départ pour guérir l'obésité" précise le Dr.
Prentice.

Pour plus de détails, voir également le N°3 de la Revue de
EUFIC : "Understanding Obesity"
"EUFIC, Le Conseil Européen de l'Information Alimentaire",
Janvier 1998