Des méthodes précises de détection des parasites
Les nouvelles méthodes de détection et d'identification des microorganismes pathogènes utilisent la science moléculaire et offrent des avantages tant pour les fabricants que pour les consommateurs. La sécurité microbiologique des aliments reste, tout au long de la chaîne de production alimentaire, une préoccupation majeure de tous les intervenants, du producteur au consommateur.
Les producteurs, les fabricants et tous ceux qui interviennent dans la préparation de denrées alimentaires prennent toutes les précautions possibles pour éviter que la consommation de leurs aliments ne provoque des maladies.
Parmi les systèmes de contrôle de la sécurité des aliments qui se sont révélés donner de bons résultats figurent les Principes de Qualité de Production ("Good Manufacturing Practices") et les systèmes de Point de Contrôle critique pour l'Analyse des Risques ("Hazard Analysis Critical Control Point").
Ces mesures préventives ont pour intérêt majeur de permettre
de déterminer l'existence d'éléments pathogènes potentiels dans
les matières premières ou dans l'environnement de la ligne de
production alimentaire.
Précision
et gain de temps
Les tests destinés à identifier les éléments pathogènes nécessitaient
traditionnellement un grand nombre d'analyses de longue durée
exigeant un personnel hautement qualifié. Au cours des dix
dernières années, de nouvelles méthodes, plus rapides et faisant
appel à la biologie moléculaire, sont venues compléter les
méthodes traditionnelles. Aujourd'hui, le technicien de laboratoire
peut effectuer ces analyses en l'espace de quelques heures,
là où les anciennes techniques auraient nécessité plusieurs
jours de travail de microbiologistes de haut niveau. Les nouvelles
méthodes de détection des bactéries s'appuient sur les informations
génétiques ce qui permet des résultats plus précis que ceux
des tests traditionnels, fondés sur les caractéristiques biochimiques
ou immunologiques, sensibles aux conditions d'environnement.
Quelques
données peuvent générer beaucoup d'informations
Parmi ces méthodes, un grand nombre reposent sur l'amplification
en chaîne par polymérase ou PCR, qui a révolutionné des pans
entiers de la biologie moléculaire au cours de ces dernières
années, en permettant d'obtenir des quantités importantes
d'ADN à partir d'échantillons de très petite taille. D'autres
méthodes reposent sur la méthode dite d'hybridation ADN. Les
tests de type PCR sont très précieux pour confirmer la présence
ou l'absence d'éléments pathogènes particuliers dans les aliments.
Pour rechercher un élément pathogène particulier, comme par
exemple la bactérie de la Salmonelle, un échantillon d'aliment
est traité afin d'encourager la croissance de toute bactérie
présente. L'ADN est extrait de la bactérie et la méthode PCR
est alors utilisée pour développer ces quantités infimes d'ADN
en volumes permettant une identification plus aisée. La méthode
PCR n'amplifie que l'ADN de l'organisme recherché (en l'occurrence,
la Salmonelle) et sa présence éventuelle peut être facilement
détectée. Plusieurs trousses d'analyses permettant l'utilisation
de cette méthode sont maintenant disponibles dans le commerce
et couvrent une gamme complète de bactéries pathogènes.
Trouver
la correspondance parfaite
Lorsqu'il s'agit d'identifier avec précision la présence
d'éléments pathogènes dans les matières premières, dans l'environnement
des lignes de production ou dans les produits finis, des techniques
fondées sur l'hybridation ADN sont utilisées pour fournir
les "empreintes digitales" des microbes. Il existe une version
automatisée de ce système qui compare l'empreinte ADN d'un
échantillon à une base de données et enregistre le modèle
avec des références renvoyant à son origine.
En comparant ces empreintes caractéristiques tout au long
du processus de production alimentaire, il devient possible
de retrouver l'origine d'un élément pathogène. Ainsi, une
entreprise de préparation de produits alimentaires a récemment
détecté, grâce à ses procédures d'assurance qualité habituelles,
la présence d'un Staphylocoque blanc (Staphylococcus Epidermidis)
dans ses produits. Avec cette nouvelle technologie, il a été
possible de détecter la source de contamination sur les mains
d'un employé, alors que cette même espèce pathogène pouvait
provenir de multiples sources dans l'usine, ce qui a permis
de prendre une mesure de correction immédiate et peu coûteuse
sans avoir à procéder à la fermeture de l'usine et à une décontamination
à grande échelle.
L'utilisation de ces nouvelles méthodes basées sur l'ADN
permet une recherche rapide de l'origine de la bactérie ;
les produits alimentaires incriminés peuvent alors être retirés
du marché. De toute évidence, les producteurs comme les consommateurs
de produits alimentaires ont tout à gagner de ces nouvelles
techniques qui leur permettront de venir à bout des éléments
pathogènes.
"EUFIC, Le Conseil Européen de l'Information Alimentaire", Mai 1998
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