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Pratique médicale et paramédicale
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Honorabilité des soignants : les députées veulent un contrôle tout au long de la carrière
Caducee.net, le 09/09/2026 : Après l’affaire Joël Le Scouarnec, quatre députées veulent rompre avec un contrôle des antécédents judiciaires essentiellement concentré sur l’entrée dans l’exercice. Attestation d’honorabilité, vérifications régulières pendant la carrière, incapacité d’exercice après certaines condamnations et meilleure circulation de l’information judiciaire figurent parmi leurs recommandations. Mais plusieurs briques de cette réforme ont déjà été inscrites dans un projet de loi adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en juillet. Aucun de ces nouveaux dispositifs n’est cependant applicable aujourd’hui aux soignants.[1][2][3] […].
Temps de travail des médecins : travaillent-ils vraiment moins ?
Caducee.net, le 09/09/2026 : Moins de jours d’exercice libéral, des semaines déclarées plus courtes, mais une activité parfois plus dense : la baisse du temps de travail des médecins est documentée sans se traduire mécaniquement par une contraction équivalente de l’offre de soins. Dans leur rapport publié le 25 août 2026 et actualisé le 7 septembre, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) mettent surtout en évidence la fragilité du thermomètre. En ville, les données mesurent mieux l’activité facturée que les heures réellement travaillées. À l’hôpital public, le suivi du temps effectué demeure lacunaire tandis que le recours au temps de travail additionnel progresse.[1] […].
Arrêts de travail : motif médical obligatoire et plafonds de 31 et 62 jours
Caducee.net, le 09/09/2026 : Depuis le 1er septembre 2026, la prescription des arrêts de travail pour maladie est davantage encadrée. Médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes doivent renseigner systématiquement le motif médical, tandis que la durée est plafonnée à 31 jours pour un arrêt initial et à 62 jours pour chaque prolongation. Ces seuils ne constituent toutefois pas des limites médicales infranchissables : une durée supérieure reste possible lorsque la situation du patient le justifie, à condition que le prescripteur motive explicitement la dérogation.[1][2][3] […].
Arboviroses : pourquoi une fièvre sans voyage doit désormais alerter en métropole
Caducee.net, le 09/09/2026 : La circulation autochtone du chikungunya, de la dengue et du virus West Nile s’est accélérée au cours du mois d’août en France hexagonale. Dans son bulletin publié le 2 septembre, sur des données arrêtées au 30 août 2026, Santé publique France recensait 46 cas autochtones de chikungunya, 6 de dengue et 39 infections à virus West Nile. Pour les médecins, urgentistes et biologistes, cette circulation locale rebat les cartes du diagnostic : devant une fièvre estivale compatible, l’absence de voyage récent ne suffit plus à écarter une arbovirose.[1] […].
Aide à mourir : la loi est en vigueur, mais le passage à la pratique reste inachevé
Caducee.net, le 25/08/2026 : Publiée au Journal officiel le 19 août 2026 et entrée en vigueur le lendemain, la loi relative au droit à l’aide à mourir fait désormais partie du paysage juridique français de la fin de vie. Les conditions d’accès, la procédure, les responsabilités des professionnels et plusieurs garanties sont fixées. Pourtant, au 25 août, la traduction concrète de ce nouveau droit reste inachevée : les recommandations de la Haute Autorité de santé sur les substances létales sont encore attendues, le circuit pharmaceutique doit être rendu opérationnel et plusieurs textes réglementaires manquent toujours à l’édifice.[1][2][4] […].
Assurance maladie : derrière le « juste soin au juste prix », prescriptions et tarifs sous régulation renforcée
Caducee.net, le 15/07/2026 : Approuvé le 9 juillet 2026, le rapport Charges et Produits pour 2027 reconduit un objectif de 3,9 milliards d’euros d’économies ou de moindres dépenses, déjà fixé pour 2026 à un niveau présenté comme inédit. Derrière la prévention et l’amélioration des parcours, la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) assume une régulation plus étroite des prix, des indications, des durées de traitement et des pratiques de prescription. L’oncologie, la déprescription et la sécurisation du tiers payant concentrent plusieurs des propositions les plus sensibles.[1][2][13] […].
Vaccin contre la grippe : prescription obligatoire depuis le 10 juillet 2026
Caducee.net, le 13/07/2026 : Depuis le 10 juillet 2026, aucun vaccin contre la grippe ne peut être délivré sans prescription. Cette nouvelle règle concerne toutes les formes disponibles, injectables comme nasales, mais elle ne contraint pas chaque patient à consulter son médecin : dès 11 ans, pharmaciens et infirmiers peuvent prescrire puis administrer le vaccin antigrippal.[1][2] […].
Dépistage cutané par IA : entre promesse d’accès et risque de marché de la prévention
Caducee.net, le 06/07/2026 : L’ouverture de centres privés de dépistage des cancers de la peau, appuyés sur l’imagerie corps entier et l’intelligence artificielle, ravive un débat sensible en dermatologie. Comment améliorer l’accès à la détection précoce du mélanome sans installer une prévention à plusieurs vitesses ? Le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues dénonce une dérive de la financiarisation de la santé. Les promoteurs de ces offres mettent, eux, en avant une réponse rapide à la pénurie de spécialistes. Entre ces deux lectures, une ligne de crête se dessine : l’innovation peut soutenir le dépistage cutané, mais elle ne remplace ni l’examen clinique, ni le ciblage des patients, ni la responsabilité médicale. […].
Facturation kiné : check-list pour éviter les rejets, erreurs SCOR et indus
Caducee.net, le 30/06/2026 : Pour les kinésithérapeutes libéraux, un rejet de facturation se prépare souvent avant la feuille de soins électronique (FSE) : ordonnance kiné imprécise, demande d’accord préalable (DAP) oubliée, document SCOR illisible ou série d’actes mal découpée. À jour au 25 mai 2026, ce mode d’emploi reprend les contrôles à effectuer au cabinet pour sécuriser la facturation kiné, limiter les rejets, éviter les retards de paiement et prévenir les reprises d’indus.[1][2][3][4][7] […].
Traitement hormonal de la ménopause : la reprise du THM en France reste sous surveillance
Caducee.net, le 27/06/2026 : Après deux décennies de recul, le traitement hormonal de la ménopause (THM) repart à la hausse en France. Une vaste étude EPI-PHARE, menée à partir du Système national des données de santé (SNDS), décrit une reprise nette des initiations depuis 2020, accompagnée d’une évolution des prescriptions vers des schémas plus prudents. Mais derrière l’essor de la voie transdermique et de la progestérone micronisée, plusieurs zones de vigilance demeurent pour les professionnels de santé : les inégalités sociales de recours, l’usage d’estrogènes seuls chez certaines femmes et la surveillance ciblée de certains progestatifs.[1][2][3] […].
Consultation longue 80 ans : mode d’emploi de la cotation pour le médecin traitant
Caducee.net, le 26/06/2026 : Ameli a rappelé le 24 juin 2026 les règles de la consultation longue 80 ans, effective depuis le 1er janvier 2026. Pour les généralistes, cette cotation consultation longue issue de la convention médicale 2024 peut valoriser un temps médical réel auprès du patient âgé, mais seulement dans trois situations : sortie d’hospitalisation, déprescription ou dossier APA. […].
Prescription infirmière : l’avis de la HAS relance le débat sur l’arrêté final
Caducee.net, le 17/06/2026 : La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 11 juin 2026, un avis favorable sous réserve sur le projet d’arrêté qui doit fixer la liste des produits de santé et des examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’État (IDE) pourraient prescrire ou renouveler. La prescription infirmière franchit ainsi une étape réglementaire décisive, mais son périmètre reste suspendu aux arbitrages du ministère. Les organisations infirmières défendent une autonomie clinique enfin reconnue ; plusieurs voix médicales, biologiques, radiologiques et pharmaceutiques demandent, elles, des circuits de coordination plus solides avant toute extension effective.[1][2] […].
Prescriptions en ville et à l’hôpital : le rapport IGAS-IGF cible les médicaments onéreux
Caducee.net, le 16/06/2026 : Publié par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) le 11 juin 2026, le rapport conjoint de l’IGAS et de l’Inspection générale des finances (IGF) propose une lecture renouvelée des dépenses de prescription en France. Loin de réduire le sujet à la consommation de médicaments courants en ville, les inspections mettent en avant la progression des traitements onéreux, la dynamique de la liste en sus et le pilotage encore incomplet des prescriptions hospitalières exécutées en ville. En 2024, le périmètre étudié atteint 81 Md€, soit 31,6 % de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Mais le rapport ne met pas au jour un gisement d’économies à la hauteur de la cible initiale : les mesures chiffrées restent inférieures à 3 Md€, ce qui invite à lire cette revue de dépenses moins comme un plan d’économies immédiates que comme une tentative de réorientation du pilotage.[1] […].
Installations de médecins généralistes : le rebond qui tombe au pire moment pour les partisans de la régulation
Caducee.net, le 13/06/2026 : Les primo-installations de médecins généralistes libéraux ont fortement progressé en 2025, y compris dans les zones d’intervention prioritaires. Cette reprise ne règle pas, à elle seule, la crise des déserts médicaux. Mais elle fragilise l’idée d’une médecine libérale immobile, qu’il faudrait d’abord remettre en mouvement par la contrainte administrative. […].
Wegovy et Mounjaro remboursés dans l’obésité : les généralistes écartés de la première prescription
Caducee.net, le 12/06/2026 : À compter du 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro seront remboursés dans l’obésité sévère ou massive. Mais cette prise en charge s’accompagne d’une restriction majeure : les médecins généralistes ne pourront pas initier la première prescription remboursable dans cette indication. MG France y voit une entrave à l’accès aux soins, tandis que les textes réglementaires mettent en avant le bon usage, le risque de mésusage et la maîtrise des dépenses de santé. […].
Autisme chez l’enfant : le BEH documente les difficultés du diagnostic précoce
Caducee.net, le 10/06/2026 : Une étude publiée le 9 juin 2026 par Santé publique France dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire décrit le parcours diagnostique de 354 enfants et adolescents autistes en Isère et en Savoie. Ses résultats ne dressent pas un bilan direct du système actuel : une partie des diagnostics étudiés précède les recommandations de 2018 et le déploiement des plateformes de coordination et d’orientation. Mais cette photographie rétrospective éclaire une faille persistante du repérage de l’autisme : lorsque les signes sont moins typiques, les familles restent souvent les premières à porter l’alerte.[1] […].
Rejets FSE IDEL : les erreurs de cotation, SCOR et codes prescripteur qui reviennent
Caducee.net, le 09/06/2026 : Pour les infirmières et infirmiers diplômés d’État libéraux (IDEL), un rejet de feuille de soins électronique (FSE) n’est pas qu’un souci de télétransmission. Derrière le code qui remonte dans le logiciel, on retrouve souvent une erreur de cotation IDEL, une ordonnance trop floue, une pièce justificative SCOR absente, un numéro de prescripteur mal renseigné ou des droits patient qui ne sont pas à jour. Il n’existe pas de classement national public des rejets FSE propre aux IDEL. Les motifs présentés ici doivent donc être lus comme des zones de risque fréquentes, documentées par les règles officielles et par des retours de terrain, sans valeur de palmarès statistique. […].
Ebola Bundibugyo : les réflexes à adopter face à un cas suspect en France
Caducee.net, le 05/06/2026 : Après les raisons de l’alerte OMS, l’enjeu est désormais opérationnel. Le DGS-Urgent n°2026_06, relayé le 29 mai, rappelle aux professionnels français la conduite à tenir devant un cas suspect d’Ebola Bundibugyo : interroger, isoler, protéger, appeler le SAMU-Centre 15 et ne pas orienter le patient sans concertation préalable.[1] […].

