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COVID-19 : Prévenir le burnout chez les internes, une urgence vitale

illustrationLes prévisions de la propagation du COVID-19 font état d’un risque avéré de saturation des capacités de soins. Les soignants, dont font partie les médecins et les internes, vont être extrêmement sollicités, dans des conditions particulièrement dégradées. Or, il convient de rappeler que la population soignante est déjà particulièrement à risque de syndrome d’épuisement professionnel, de syndrome dépressif et de troubles anxieux, en lien direct avec leurs conditions de travail. Dans le contexte actuel, il est urgent de développer des solutions pour maintenir notre capacité de soin et soutenir efficacement nos soignants.

Quand les soignants tombent, les patients succombent

En ce qui concerne les internes, notamment celles et ceux qui rencontrent des difficultés, ils et elles doivent pouvoir facilement mobiliser un droit de relai. Une politique de prévention des risques psychosociaux, concrète et pratique, doit être renforcée, en particulier au sein des services hospitaliers.

Dans de nombreuses villes, des syndicats d’internes organisent des cellules de crises afin de répertorier les forces vives d’internes mobilisables face au COVID-19. Ils mettent en place des moyens logistiques de rotation entre internes pour qu’ils puissent effectuer leurs devoirs de praticien en formation en adéquation avec le respect de conditions de travail décentes. Ce type de système de renfort est indispensable pour tenir sur la durée de l’épidémie et lutter contre l’épuisement des soignants.

Les Directions générales et des Affaires Médicales, ainsi que tout médecin ou personnel hospitalier des territoires sont vivement invités à venir en aide à ces cellules de crises. Il s’agit notamment de recenser les internes volontaires pour les activités en lien avec le COVID-19, d’identifier les situations complexes, et d’encourager ainsi la mise en place de prévention du syndrome d’épuisement professionnel. Des moyens logistiques de lignes d’astreintes d’écoute dédiées, de campagne de prévention avec différents types de supports et d’accès doivent exister tant sur les plans local et national pour que chaque interne puisse y avoir accès. À terme, la pérennité de structures d’accompagnement des internes et des soignants doit être visée.

 

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Descripteur MESH : Syndrome , Risque , Travail , Population , Solutions , Troubles anxieux , Médecins , Soins , Cellules , Politique , Villes , Personnel hospitalier , Rotation , Patients , Face , Services hospitaliers , Syndicats

1 réaction(s) à l'article COVID-19 : Prévenir le burnout chez les internes, une urgence vitale

  • MyPassion

    Andree Leseur| mercredi 25 mars 2020- REPONDRE

    Ah ben ça moi medecin urgentiste et de catastrophe, réserviste en en arrêt pour burn out qui aurait pu me tuer ... j essai de prévenir, de faire de la prévention pour moduler le taux de cortisol de chacun.. car le burn out n est pas une maladie psy mais bien endoc... et on me rit au nez en ce moment ... le syndicat des urgentiste dont je fais parti s en fout mais royalement... c est affreux pour moi d assister à cela... alors je fais de la prévention auprès des aides à domicile, Ide et médecins de ville... et oui c est dingue!
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