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Cegedim : l’État acte l’ampleur de la fuite et précise le risque “données sensibles” pour 164 000 personnes
Caducee.net, le 28/02/2026 : La suspicion de fuite massive révélée au 20h de France 2 le 26 février 2026 est désormais assumée publiquement par l’exécutif. Dans un message publié sur X, la ministre déléguée chargée de la Santé, Stéphanie Rist, indique avoir été informée « hier soir » d’un incident de cybersécurité affectant un logiciel édité par Cegedim et utilisé par certains professionnels de santé, et précise qu’« environ 15 millions de personnes pourraient être concernées ».[8] Elle ajoute qu’« environ 164 000 incluraient des données sensibles, sans qu’il s’agisse nécessairement de données de santé » et que « les dossiers médicaux structurés seraient restés intègres ».[8] […].
Réforme infirmière : prescription, consultation et actes infirmiers entrent dans une nouvelle phase
Caducee.net, le 29/06/2026 : Signés le 26 juin 2026 et publiés au Journal officiel le 27 juin, deux arrêtés donnent enfin une portée opérationnelle à la réforme infirmière. Consultation autonome, prescription infirmière, vaccination, plaies, santé sexuelle, biologie : le périmètre des infirmiers diplômés d’État (IDE) s’élargit nettement. Mais cette avancée réglementaire laisse ouvertes plusieurs questions de terrain, notamment la rémunération des consultations en libéral, la traçabilité des prescriptions et l’articulation avec les médecins traitants, les pharmaciens et les laboratoires.[1][2] […].
Des Américains identifient une cible thérapeutique potentielle contre l’ischémie cérébrale
Caducee.net, le 01/12/1999 : Une équipe américaine rapporte avoir identifié une nouvelle stratégie thérapeutique dans le traitement de l’attaque cérébrale à travers l’inhibition d’une enzyme responsable de la libération du glutamate, acide aminé excitateur. Testée in vivo chez l’animal, cette approche a permis de grandement réduire l’atteinte cérébrale due à l’ischémie. […].
Prescription infirmière : l’avis de la HAS relance le débat sur l’arrêté final
Caducee.net, le 17/06/2026 : La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 11 juin 2026, un avis favorable sous réserve sur le projet d’arrêté qui doit fixer la liste des produits de santé et des examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’État (IDE) pourraient prescrire ou renouveler. La prescription infirmière franchit ainsi une étape réglementaire décisive, mais son périmètre reste suspendu aux arbitrages du ministère. Les organisations infirmières défendent une autonomie clinique enfin reconnue ; plusieurs voix médicales, biologiques, radiologiques et pharmaceutiques demandent, elles, des circuits de coordination plus solides avant toute extension effective.[1][2] […].
Autisme chez l’enfant : le BEH documente les difficultés du diagnostic précoce
Caducee.net, le 10/06/2026 : Une étude publiée le 9 juin 2026 par Santé publique France dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire décrit le parcours diagnostique de 354 enfants et adolescents autistes en Isère et en Savoie. Ses résultats ne dressent pas un bilan direct du système actuel : une partie des diagnostics étudiés précède les recommandations de 2018 et le déploiement des plateformes de coordination et d’orientation. Mais cette photographie rétrospective éclaire une faille persistante du repérage de l’autisme : lorsque les signes sont moins typiques, les familles restent souvent les premières à porter l’alerte.[1] […].
Épidémie d’Ebola Bundibugyo en RDC et en Ouganda : les raisons de l’alerte de l’OMS
Caducee.net, le 19/05/2026 : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale. Détectée en Ituri puis signalée à Kampala chez des voyageurs venus de RDC, cette flambée rare combine une souche sans vaccin spécifique approuvé, des décès de soignants, une circulation transfrontalière intense et de fortes contraintes sécuritaires. […].
Chikungunya 2026 et dengue en France : diagnostic, signalement et moustique tigre
Caducee.net, le 12/05/2026 : Santé publique France a publié, le 6 mai 2026, un bilan 2025 qui fait basculer le risque d’arboviroses en métropole dans une nouvelle séquence : le chikungunya a atteint un niveau inédit de transmission autochtone, tandis que la surveillance renforcée 2026 est active depuis le 1er mai. Pour les professionnels de santé, le mode d’emploi tient désormais en une chaîne courte : évoquer le diagnostic de chikungunya, de dengue ou de Zika devant un tableau compatible, prescrire la bonne biologie au bon moment, protéger le patient des piqûres et assurer le signalement d’arbovirose à l’agence régionale de santé (ARS) sans retard.[1][2] […].
Mon espace santé et DMP en 2026 : les documents Amelipro versés automatiquement
Caducee.net, le 11/05/2026 : Depuis le 24 mars 2026, certains documents produits dans Amelipro sont versés automatiquement dans le dossier médical partagé (DMP) et deviennent visibles dans Mon espace santé. Officialisée par Ameli le 28 avril, cette évolution change concrètement le circuit des documents patients, en particulier pour les arrêts de travail et les certificats AT/MP. Pour les praticiens, le sujet dépasse la technique : il touche à l’information du patient, au rôle du secrétariat, à l’alternative papier et à la distinction, encore mal comprise, entre DMP et Mon espace santé.[1] […].
Biosimilaires 2026 et groupes hybrides : les règles de substitution à l’officine
Caducee.net, le 05/05/2026 : Entre l’arrêté du 10 avril 2026 et les mises à jour de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur les groupes biologiques similaires et les groupes hybrides, la substitution pharmaceutique a évolué plus vite que beaucoup de professionnels ne l’ont perçu. Pour le pharmacien d’officine, l’enjeu n’est pas d’appliquer un mot d’ordre général sur les biosimilaires, mais de garder le fil réglementaire entre la liste ANSM, l’annexe réellement substituable, les autorisations de mise sur le marché (AMM) et les obligations de traçabilité au comptoir.[1] […].
Cancer : le remboursement de l’activité physique adaptée entre en expérimentation sous conditions
Caducee.net, le 04/05/2026 : Publié au Journal officiel du 16 avril 2026, le décret n° 2026-281 ouvre une expérimentation attendue de prise en charge de l’activité physique adaptée (APA) pour des personnes traitées pour un cancer. Le dispositif, limité à trois régions et placé sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS), marque une avancée pour les soins de support. Il ne crée toutefois pas un remboursement généralisé : son efficacité dépendra du nombre de patients inclus, de la simplicité des circuits et de la capacité des structures à prolonger l’accompagnement au-delà des premières séances.[1] Le Quotidien du Médecin écrivait, le jour même, que le remboursement de l’activité physique sur ordonnance pour des patients ayant un cancer « va finalement pouvoir entrer en vigueur » avec la publication du décret.[5] […].
Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital
Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].
La dissolution du CDOM 75 ouvre une nouvelle phase de la crise ordinale à Paris
Caducee.net, le 19/04/2026 : La dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris, prononcée par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, ne constitue pas seulement l’aboutissement d’une séquence administrative et judiciaire engagée depuis plusieurs semaines. Elle ouvre une phase de transition institutionnelle dans laquelle se joue, désormais, la continuité concrète des missions ordinales pour les médecins parisiens comme pour les patients.[1][2][3] […].
Rappel Covid du printemps 2026 : qui cibler, par quels circuits et dans quel tempo en ville et en EHPAD
Caducee.net, le 19/04/2026 : La campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 s’ouvre le 20 avril 2026 et doit, à ce stade, s’achever le 30 juin. Pensée pour restaurer la protection des publics les plus vulnérables avant l’été, elle repose sur une mécanique désormais bien identifiée, mais qui suppose un repérage rapide des patients éligibles, une coordination fluide entre la ville, l’hôpital et le médico-social, ainsi qu’une lecture rigoureuse des délais individuels et logistiques. […].
Fondation Vallée : l’ARS suspend en urgence quatre unités de pédopsychiatrie à Gentilly
Caducee.net, le 06/03/2026 : L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a décidé de suspendre, à compter du 27 février 2026 au soir, l’activité d’hospitalisation complète de pédopsychiatrie sur le site de Gentilly de la Fondation Vallée (Val-de-Marne). En cause : des signalements jugés concordants de pratiques d’enfermement de mineurs, étayés par une inspection menée mi-novembre 2025. Entre exigence de protection des patients et réorganisation forcée de l’offre de soins, l’établissement se retrouve désormais au pied du mur. […].
Burn-out au CHU de Nantes : la justice reconnaît l’imputabilité au service
Caducee.net, le 04/03/2026 : Au CHU de Nantes, une infirmière de réanimation a obtenu de la cour administrative d’appel (CAA) de Nantes la reconnaissance du lien entre son état anxiodépressif — qualifié de burn-out — et ses conditions d’exercice. Rendu le 17 février 2026, l’arrêt confirme un premier jugement du tribunal administratif (TA) de Nantes du 8 novembre 2024, au terme d’un contentieux ouvert après un refus de l’établissement en 2021. [1][2][3] […].
Incident MLM chez Cegedim : Anatomie d'une fuite de données estimée à 11-15 millions de dossiers patients
Caducee.net, le 27/02/2026 : Révélée le 26 février 2026 par une enquête diffusée au 20h de France 2, une base de données présentée comme accessible sur le dark web exposerait des informations issues de consultations médicales, concernant « entre 11 et 15 millions » de personnes selon les éléments avancés et repris par plusieurs médias.[1][2] L’éditeur Cegedim reconnaît, de son côté, un incident détecté « fin 2025 » sur des comptes de médecins utilisant son logiciel MLM (MonLogicielMedical.com), tout en contestant la nature exacte des données impliquées : le groupe affirme que les informations consultées ou extraites proviennent « exclusivement du dossier administratif du patient » et que « les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres ».[3] […].
Santé publique France recentrée : stocks, réserve sanitaire et campagnes de prévention basculent sous pilotage ministériel
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le gouvernement a acté, le 30 janvier 2026, un « recentrage stratégique » de Santé publique France (SPF), en retirant à l’agence deux blocs de missions : la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire, ainsi que la conduite des campagnes nationales de communication en santé publique.[1] Présentée comme un gain de réactivité et de lisibilité, la réorganisation suscite une contestation marquée dans le champ de la santé publique, qui redoute une confusion accrue entre expertise, arbitrage politique et communication institutionnelle.[2] […].
Urgences de Saint-Nazaire : 16,5 ETP promis après la menace de grève, l’épreuve des plannings commence
Caducee.net, le 31/01/2026 : À Saint-Nazaire, la menace d’une grève aux urgences a provoqué un tête-à-tête serré entre équipes et direction du centre hospitalier. Force ouvrière (FO) et la Confédération générale du travail (CGT) affirment avoir obtenu 16,5 équivalents temps plein (ETP) paramédicaux « de manière pérenne », ainsi qu’un renforcement de l’encadrement, ce qui a conduit à lever le préavis.[2][4] La séquence laisse toutefois une question centrale : comment ces ETP se traduiront-ils, concrètement, en soignants visibles sur les plannings, alors que la difficulté d’aval — l’accès à des lits d’hospitalisation après le passage aux urgences — demeure, selon FO, un ressort majeur de l’engorgement ?[3] […].

