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Urgences de Saint-Nazaire : 16,5 ETP promis après la menace de grève, l’épreuve des plannings commence
Caducee.net, le 31/01/2026 : À Saint-Nazaire, la menace d’une grève aux urgences a provoqué un tête-à-tête serré entre équipes et direction du centre hospitalier. Force ouvrière (FO) et la Confédération générale du travail (CGT) affirment avoir obtenu 16,5 équivalents temps plein (ETP) paramédicaux « de manière pérenne », ainsi qu’un renforcement de l’encadrement, ce qui a conduit à lever le préavis.[2][4] La séquence laisse toutefois une question centrale : comment ces ETP se traduiront-ils, concrètement, en soignants visibles sur les plannings, alors que la difficulté d’aval — l’accès à des lits d’hospitalisation après le passage aux urgences — demeure, selon FO, un ressort majeur de l’engorgement ?[3] […].
Au CHU de Montpellier, 14,9 M€ pour industrialiser l’IA hospitalière : le temps soignant en ligne de mire, la preuve attendue
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le CHU de Montpellier annonce la mobilisation d’un financement de 14,9 M€ dans le cadre de France 2030 pour structurer Alliance Santé IA, un programme destiné à déployer l’intelligence artificielle dans les soins, l’organisation et la recherche. Derrière l’affichage technologique — infrastructures certifiées pour l’hébergement de données de santé (HDS), intégration au dossier patient informatisé (DPI) et agent conversationnel « souverain » — l’établissement avance un objectif immédiatement lisible : restituer du temps aux équipes, tout en documentant la sécurité et l’efficacité des outils. […].
68 000 décès liés au tabac en 2023, la baisse se confirme sans effacer l’ampleur du fardeau
Caducee.net, le 17/02/2026 : Santé publique France (SPF) publie, le 16 février 2026, de nouvelles estimations de mortalité attribuable au tabagisme pour l’année 2023. À rebours des idées reçues, la baisse des prévalences ne se traduit pas mécaniquement, à court terme, par une chute équivalente de la mortalité : les effets du tabac s’inscrivent souvent dans le temps long. Si l’inflexion par rapport à 2015 est qualifiée d’« encourageante », l’agence rappelle que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, avec des écarts marqués selon le sexe et les territoires.[1] […].
Aspirine et prévention du cancer après 70 ans : ASPREE nuance la promesse anticancer
Caducee.net, le 18/02/2026 : Chez des adultes de 70 ans ou plus initialement en bonne santé, l’aspirine à faible dose prise plusieurs années ne s’accompagne pas d’une diminution de l’incidence des cancers à long terme. Publiée le 29 janvier 2026 dans JAMA Oncology, l’analyse de suivi d’ASPREE et de son extension observationnelle ASPREE-XT clarifie un point souvent mal compris : ces résultats concernent une initiation tardive chez des seniors et ne se transposent pas automatiquement à des expositions commencées plus tôt dans la vie.[1] […].
Doctolib accélère dans l’IA clinique avec un laboratoire dédié
Caducee.net, le 25/02/2026 : Doctolib franchit un cap stratégique en annonçant, le 23 février 2026, la création d’un « laboratoire d’intelligence artificielle (IA) clinique » et un investissement de 20 millions d’euros sur l’année 2026. L’entreprise entend développer des outils d’aide à la décision pour les médecins, tout en proposant aux patients un « assistant de santé complet » — promesse qui ravive, chez les soignants, des attentes fortes… et des questions très concrètes de responsabilité, d’évaluation et de gouvernance. […].
Cegedim : l’État acte l’ampleur de la fuite et précise le risque “données sensibles” pour 164 000 personnes
Caducee.net, le 28/02/2026 : La suspicion de fuite massive révélée au 20h de France 2 le 26 février 2026 est désormais assumée publiquement par l’exécutif. Dans un message publié sur X, la ministre déléguée chargée de la Santé, Stéphanie Rist, indique avoir été informée « hier soir » d’un incident de cybersécurité affectant un logiciel édité par Cegedim et utilisé par certains professionnels de santé, et précise qu’« environ 15 millions de personnes pourraient être concernées ».[8] Elle ajoute qu’« environ 164 000 incluraient des données sensibles, sans qu’il s’agisse nécessairement de données de santé » et que « les dossiers médicaux structurés seraient restés intègres ».[8] […].
Impulsion : le dépistage ciblé du cancer du poumon entre dans sa phase terrain
Caducee.net, le 06/03/2026 : Le programme pilote IMPULSION, première marche vers un dépistage organisé du cancer du poumon en France, démarre en mars 2026 dans cinq régions. Il doit ensuite s’étendre à l’ensemble du territoire, DOM/TOM compris, courant 2026. […].
Déficit hospitalier 2024 : l'IGAS pointe le sous-financement de l’État et l’effet ciseau des tarifs
Caducee.net, le 06/03/2026 : En 2024, les hôpitaux publics ont accusé un déficit estimé entre -2,7 et -2,9 milliards d’euros, soit 2,5 % des recettes, d’après la DREES.[1] Deux rapports d’inspection publiés en février 2026 mettent en évidence une dynamique de charges décidées au niveau national mais imparfaitement compensées, tout en rappelant que l’écart se nourrit aussi de facteurs internes (activité, productivité, organisation).[2][3] […].
Santé mentale : une personne sur deux n’évoque pas son mal-être, selon l’enquête CoviPrev
Caducee.net, le 30/03/2026 : Publié le 24 mars 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un article de Santé publique France braque le projecteur sur un angle mort tenace de la santé mentale en France : parmi les adultes ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques dans l’année, seule une moitié déclare en avoir parlé à quelqu’un. Fondée sur les vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev, l’analyse dessine avec davantage de netteté les profils qui taisent leur souffrance et, ce faisant, interroge les limites du repérage clinique lorsque la demande d’aide ne se formule pas d’elle-même.[1] […].
Hôpitaux privés : pourquoi 46 % des établissements étaient en déficit en 2025
Caducee.net, le 12/04/2026 : Selon la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), près d’un établissement privé sur deux a clos l’exercice 2025 dans le rouge. Le chiffre, rendu public le 9 avril 2026, place la question financière au cœur du réacteur hospitalier : il ne s’agit plus seulement d’un signal comptable, mais d’un indicateur avancé de la fragilité d’un pan entier de l’offre de soins. À travers lui, c’est la soutenabilité du financement, la portée réelle de la campagne tarifaire 2025 et la capacité du privé à continuer d’assumer des activités lourdes, des urgences à la réanimation, qui se trouvent remises en débat.[1] […].
France Santé : la CNAM transforme-t-elle l’interpro en financement sous condition ?
Caducee.net, le 21/04/2026 : Au sortir de la réunion du 16 avril avec Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), les syndicats médicaux ont dit avoir entendu un message plus dur que celui qui circulait depuis l’ouverture des négociations sur France Santé. En surface, le débat porte sur un label. En profondeur, il touche à la hiérarchie future des financements de l’exercice coordonné : la labellisation doit-elle ouvrir un bonus, ou devenir le passage obligé pour accéder aux soutiens interprofessionnels ? À ce stade, aucun texte final n’a encore arbitré publiquement cette question. […].
PFAS : comment répondre aux patients sans tomber dans l’alarmisme
Caducee.net, le 28/04/2026 : Les ministères de la Santé et de la Transition écologique ont publié, le 22 avril 2026, de nouveaux supports d’information sur les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), destinés au public comme aux professionnels de santé. Pour les soignants, l’enjeu est de transformer cette information en réponse clinique : reconnaître les risques, proposer des gestes réalistes de réduction d’exposition et rappeler les limites du dépistage individuel. […].
Avenant 2 pharmaciens : 20 000 euros pour freiner les fermetures d’officines fragiles
Caducee.net, le 04/05/2026 : Signé le 7 avril puis annoncé le 8 avril 2026, l’avenant 2 à la convention pharmaceutique élargit l’aide destinée aux officines fragilisées par leur isolement territorial et leur faiblesse économique. Le signal est politique autant que financier : freiner les fermetures d’officine dans les zones où le comptoir pharmaceutique reste parfois le dernier accès quotidien au soin. Mais une aide plafonnée à 20 000 euros par an peut-elle infléchir la trajectoire du réseau, ou seulement amortir les situations les plus exposées ?[1] […].
Vaccination adolescente : les occasions manquées de la médecine générale
Caducee.net, le 07/05/2026 : Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), édité par Santé publique France, met en lumière un angle encore trop discret de la prévention vaccinale chez les adolescents : le problème ne se résume pas à l’hésitation des familles. Il tient aussi aux conditions très concrètes de la consultation de médecine générale. En 2025, la couverture contre les papillomavirus humains (HPV) progresse, mais reste à distance de l’objectif national de 80 % à l’horizon 2030, tandis que la vaccination contre les méningocoques A, C, W et Y (ACWY) demeure très basse chez les adolescents et les jeunes adultes. Pour les cabinets, l’enjeu consiste désormais à transformer des contacts rares en occasions vaccinales effectivement saisies.[1][2] […].
Cybersécurité en santé 2025 : les rançongiciels reculent, les comptes compromis progressent
Caducee.net, le 21/05/2026 : Le rapport 2025 de l’Observatoire des incidents du CERT Santé, centre de réponse aux incidents cyber du secteur santé, confirme une stabilité apparente des signalements. Mais derrière les 764 incidents déclarés, la cybersécurité santé 2025 change de centre de gravité : les rançongiciels reculent, tandis que les comptes compromis, les accès illégitimes, la fuite de données santé et les fraudes imposent aux établissements de santé comme aux établissements et services médico-sociaux (ESMS) une vigilance moins spectaculaire, mais plus constante.[1] […].
Rejets FSE et retours NOEMIE : causes, délais et méthode anti-pertes pour le cabinet libéral
Caducee.net, le 01/06/2026 : Une feuille de soins électronique (FSE) rejetée, c’est d’abord un paiement qui n’arrive pas. Pour un médecin, une infirmière libérale ou un kinésithérapeute, le problème est très concret : il faut comprendre le retour NOEMIE, retrouver la facture, vérifier les droits, reprendre une cotation ou relancer la caisse, souvent entre deux consultations ou deux tournées. Quand le rejet FSE se répète, notamment en tiers payant, il montre surtout où le cabinet perd du temps, de l’argent ou des preuves. […].
Doctolib-Medicus : le pari du logiciel clinique pour les généralistes du NHS
Caducee.net, le 01/06/2026 : Après le rendez-vous médical, le dossier patient. Avec l’acquisition de Medicus Health, Doctolib s’avance sur le marché britannique par une entrée discrète mais stratégique : le logiciel clinique des médecins généralistes du National Health Service (NHS). La cible reste modeste par son déploiement, mais son homologation par NHS England donne au groupe français une place dans une bataille longtemps dominée par quelques fournisseurs historiques. À ce stade, il s’agit moins d’une conquête que d’un pari d’infrastructure.[1][6] […].
Données de santé : la CNIL sanctionne IQVIA et rappelle les limites de la pseudonymisation
Caducee.net, le 02/06/2026 : La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 5 millions d’euros à IQVIA OPERATIONS FRANCE pour des manquements liés à deux entrepôts de données de santé. La décision, très attendue dans l’écosystème de la e-santé, éclaire une ligne de fracture majeure : une donnée pseudonymisée reste soumise au règlement général sur la protection des données (RGPD) lorsqu’une réidentification demeure raisonnablement possible.[1][2] […].

