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Un cas rare de gangrène gazeuse à salmonelle

Des réanimateurs, chirurgiens viscéraux, et microbiologistes parisiens de l’hôpital militaire du Val de Grâce rapportent dans la revue Médecine et maladies infectieuses un cas de gangrène gazeuse à salmonelle des parties molles survenues respectivement chez un homme de 78 ans diabétique. Cette observation est rare dans la mesure où les salmonelles sont exceptionnellement en cause dans ce type d’affection classiquement imputable aux anaérobies. Elle est pour les auteurs l’occasion de souligner que le traitement, qui doit être précoce, est toujours médico-chirurgical.

Dans les rares cas décrits de gangrène gazeuse à salmonelle, la pathogénie est similaire, associant un facteur d’immunodépression et un portage digestif.

Le traitement consiste toujours en un débridement, excisions, pansements journaliers, aboutissant parfois à des amputations de sauvetage.

La réanimation doit maintenir les fonctions vitales et mettre en place rapidement une antibiothérapie efficace.

Actives dans 90 % des cas, les céphalosporines de 3° génération sont actuellement recommandées, mais leur usage reste limité par leur administration parentérale exclusive et leur coût.

Les fluoroquinolones, tout aussi efficaces, peuvent également être utilisées par voie entérale, avec une tolérance excellente.

Le traitement doit être mis en place rapidement et poursuivi au moins 10 jours après la négativation des prélèvements, y compris celle des coprocultures.

Médecine et maladies infectieuses, 2000 ; 369.

Descripteur MESH : Gangrène , Gangrène gazeuse , Observation , Céphalosporines , Débridement , Fluoroquinolones , Réanimation

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