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Asalée : la promesse d’un paiement rapide ne règle pas la crise de fond

Caducee.net, le 26/03/2026 : Les quelque 2 000 infirmières salariées de l’association Asalée, privées de salaire depuis février 2026, devraient être payées « très rapidement » après l’audience du 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris, a assuré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 24 mars à l’Assemblée nationale.[1] Cette déclaration apaise, à court terme, une crise sociale devenue explosive. Elle ne dissipe toutefois ni les interrogations sur la gouvernance de l’association, ni les incertitudes sur le devenir d’un dispositif désormais central dans le suivi des maladies chroniques en soins primaires.[2][3] […].

Dissolution demandée du CDOM de Paris : l’Ordre des médecins face à une crise disciplinaire majeure

Caducee.net, le 12/04/2026 : La séquence a brutalement changé de registre. Ce qui relevait encore, il y a quelques semaines, d’un contentieux interne à l’institution ordinale est désormais devenu une affaire administrative, judiciaire et politique. En s’appuyant sur les constats de l’Inspection générale des finances, le ministère de la Santé a demandé au Conseil national de l’Ordre des médecins d’examiner si les conditions d’une dissolution du Conseil départemental de Paris étaient réunies. Le 8 avril, l’instance nationale a très largement avalisé cette option.[1][2][3] […].

La dissolution du CDOM 75 ouvre une nouvelle phase de la crise ordinale à Paris

Caducee.net, le 19/04/2026 : La dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris, prononcée par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, ne constitue pas seulement l’aboutissement d’une séquence administrative et judiciaire engagée depuis plusieurs semaines. Elle ouvre une phase de transition institutionnelle dans laquelle se joue, désormais, la continuité concrète des missions ordinales pour les médecins parisiens comme pour les patients.[1][2][3] […].

Études de santé : le grand virage de 2027

Caducee.net, le 19/04/2026 : En enterrant PASS/L.AS dès la rentrée 2027, le gouvernement ne se contente pas de retoucher un dispositif contesté : il acte, en creux, l’échec d’une architecture mise en place en 2020 pour remplacer la PACES. À sa place, l’exécutif veut installer une première année unique, présentée comme une « licence santé » harmonisée à l’échelle nationale pour l’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. La promesse est claire : « plus lisible, plus juste et plus humain »[1]. Mais derrière cette formule, une question demeure : la simplification annoncée peut-elle corriger les déséquilibres accumulés depuis six ans sans ouvrir, pour les universités, une nouvelle séquence de tensions ? […].

France Santé : la CNAM transforme-t-elle l’interpro en financement sous condition ?

Caducee.net, le 21/04/2026 : Au sortir de la réunion du 16 avril avec Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), les syndicats médicaux ont dit avoir entendu un message plus dur que celui qui circulait depuis l’ouverture des négociations sur France Santé. En surface, le débat porte sur un label. En profondeur, il touche à la hiérarchie future des financements de l’exercice coordonné : la labellisation doit-elle ouvrir un bonus, ou devenir le passage obligé pour accéder aux soutiens interprofessionnels ? À ce stade, aucun texte final n’a encore arbitré publiquement cette question. […].

Allo Ortho devient national, la régulation à l’épreuve de la pénurie en orthophonie

Caducee.net, le 24/04/2026 : Depuis le 1er avril 2026, Allo Ortho réunit sur une même entrée l’information, la régulation téléphonique et la liste d’attente commune en orthophonie. Soutenu par l’Assurance Maladie et inscrit dans l’avenant 21, le dispositif promet de mieux orienter les demandes dans un contexte où l’attente peut atteindre 36 mois. Mais au-delà de son architecture, son efficacité réelle reste à démontrer et sa régulation pourrait aussi être perçue, par certaines familles, comme un filtre supplémentaire dans un parcours déjà saturé.[1][2][3][7][13] […].

Avenant 2 pharmaciens : 20 000 euros pour freiner les fermetures d’officines fragiles

Caducee.net, le 04/05/2026 : Signé le 7 avril puis annoncé le 8 avril 2026, l’avenant 2 à la convention pharmaceutique élargit l’aide destinée aux officines fragilisées par leur isolement territorial et leur faiblesse économique. Le signal est politique autant que financier : freiner les fermetures d’officine dans les zones où le comptoir pharmaceutique reste parfois le dernier accès quotidien au soin. Mais une aide plafonnée à 20 000 euros par an peut-elle infléchir la trajectoire du réseau, ou seulement amortir les situations les plus exposées ?[1] […].

Biosimilaires 2026 et groupes hybrides : les règles de substitution à l’officine

Caducee.net, le 05/05/2026 : Entre l’arrêté du 10 avril 2026 et les mises à jour de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur les groupes biologiques similaires et les groupes hybrides, la substitution pharmaceutique a évolué plus vite que beaucoup de professionnels ne l’ont perçu. Pour le pharmacien d’officine, l’enjeu n’est pas d’appliquer un mot d’ordre général sur les biosimilaires, mais de garder le fil réglementaire entre la liste ANSM, l’annexe réellement substituable, les autorisations de mise sur le marché (AMM) et les obligations de traçabilité au comptoir.[1] […].

Rupture de Dilantin : les moins de 5 ans deviennent prioritaires à l’hôpital

Caducee.net, le 11/05/2026 : À partir du 11 mai 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réserve les unités importées de phénytoïne sodique injectable aux enfants de moins de 5 ans. Cette restriction intervient alors que Dilantin 250 mg/5 ml reste en rupture de stock prolongée. Pour les patients de 5 ans et plus, le relais par Prodilantin est possible, mais il impose aux prescripteurs et aux pharmacies à usage intérieur (PUI) une vigilance renforcée sur les doses, les protocoles et les conditions d’administration.[1] […].

Médecins diplômés au Royaume-Uni : la loi du 15 mai rouvre l’exercice en France après le Brexit

Caducee.net, le 21/05/2026 : La loi n° 2026-373 du 15 mai 2026, publiée au Journal officiel du 16 mai, rouvre une voie d’exercice en France aux médecins diplômés au Royaume-Uni dont la formation médicale a commencé avant la fin de la période de transition du Brexit. Le texte vise à lever un verrou administratif né de la sortie britannique du cadre européen de reconnaissance des qualifications, sans supprimer les démarches d’inscription ordinale, d’identification RPPS ni, dans certains cas, de reconnaissance individuelle de spécialité.[1] […].

Doctolib-Medicus : le pari du logiciel clinique pour les généralistes du NHS

Caducee.net, le 01/06/2026 : Après le rendez-vous médical, le dossier patient. Avec l’acquisition de Medicus Health, Doctolib s’avance sur le marché britannique par une entrée discrète mais stratégique : le logiciel clinique des médecins généralistes du National Health Service (NHS). La cible reste modeste par son déploiement, mais son homologation par NHS England donne au groupe français une place dans une bataille longtemps dominée par quelques fournisseurs historiques. À ce stade, il s’agit moins d’une conquête que d’un pari d’infrastructure.[1][6] […].

Données de santé : la CNIL sanctionne IQVIA et rappelle les limites de la pseudonymisation

Caducee.net, le 02/06/2026 : La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 5 millions d’euros à IQVIA OPERATIONS FRANCE pour des manquements liés à deux entrepôts de données de santé. La décision, très attendue dans l’écosystème de la e-santé, éclaire une ligne de fracture majeure : une donnée pseudonymisée reste soumise au règlement général sur la protection des données (RGPD) lorsqu’une réidentification demeure raisonnablement possible.[1][2] […].

Incidence des cancers : le niveau de vie pèse sur l’organe atteint, la gravité et le diagnostic

Caducee.net, le 04/06/2026 : Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montre que les inégalités sociales face au cancer ne se résument pas à la mortalité. Entre 2013 et 2020, elles apparaissent déjà dans la localisation des tumeurs, leur pronostic, leur stade au diagnostic et leur association avec des facteurs de risque connus et modifiables.[1] […].

Rejets FSE IDEL : les erreurs de cotation, SCOR et codes prescripteur qui reviennent

Caducee.net, le 09/06/2026 : Pour les infirmières et infirmiers diplômés d’État libéraux (IDEL), un rejet de feuille de soins électronique (FSE) n’est pas qu’un souci de télétransmission. Derrière le code qui remonte dans le logiciel, on retrouve souvent une erreur de cotation IDEL, une ordonnance trop floue, une pièce justificative SCOR absente, un numéro de prescripteur mal renseigné ou des droits patient qui ne sont pas à jour. Il n’existe pas de classement national public des rejets FSE propre aux IDEL. Les motifs présentés ici doivent donc être lus comme des zones de risque fréquentes, documentées par les règles officielles et par des retours de terrain, sans valeur de palmarès statistique. […].

Ebola en France : un cas importé qui éprouve l’organisation sanitaire

Caducee.net, le 26/06/2026 : La confirmation, le 24 juin 2026, d’un cas d’Ebola chez un médecin revenu d’une mission humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) ne traduit pas une diffusion européenne de la maladie. Elle remet toutefois au premier plan la solidité de la réponse française : repérage précoce, isolement, protection des soignants, diagnostic virologique et suivi des contacts, alors que la flambée d’Ebola Bundibugyo poursuit sa progression en RDC et en Ouganda. […].

Plan ORSAN EPI-CLIM niveau 3 : l’hôpital sous pression face à la canicule historique

Caducee.net, le 26/06/2026 : Activé au niveau 3 le 25 juin, le plan ORSAN (Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles), dans son volet EPI-CLIM consacré aux événements climatiques et épidémiques, place le système de santé en mobilisation maximale face à la canicule. Pour l’hôpital, l’enjeu n’est pas seulement d’absorber davantage de passages aux urgences : il consiste à tenir l’aval, protéger les équipes et coordonner les renforts avec la médecine de ville, les cliniques, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et le médico-social.[4][5] […].

Consultation longue 80 ans : mode d’emploi de la cotation pour le médecin traitant

Caducee.net, le 26/06/2026 : Ameli a rappelé le 24 juin 2026 les règles de la consultation longue 80 ans, effective depuis le 1er janvier 2026. Pour les généralistes, cette cotation consultation longue issue de la convention médicale 2024 peut valoriser un temps médical réel auprès du patient âgé, mais seulement dans trois situations : sortie d’hospitalisation, déprescription ou dossier APA. […].

Accès direct aux kinésithérapeutes : une promesse d’efficience à l’épreuve du terrain

Caducee.net, le 06/07/2026 : Dans un dossier publié le 23 juin 2026, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes défend une extension ciblée de l’accès direct à la kinésithérapie. À l’appui, une étude médico-économique conduite par Frédéric Bizard chiffre les gains potentiels d’une prise en charge plus précoce. Mais la promesse d’efficience défendue par l’Ordre entre désormais en tension avec un autre cadrage : celui de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, qui interroge la soutenabilité financière et la pertinence de certains soins de masso-kinésithérapie. […].

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